Repenser nos week-end / Let’s rethink our week-ends

20161112_132539.jpg
Un peu de yoga, plus de nature, et le minimum d’impératifs. Ralentir! / A little bit of yoga, more nature, and few obligations. Slowing down!

Bonjour à tous,

Pendant des années, j’ai cru que les week-ends devaient être optimisés au maximum, chaque instant se devant d’être utilisé pour ne pas être perdu, avec une volonté de productivité permanente.

J’avais un planning aussi rempli que les autres jours de la semaine, entre tâches ménagères (les courses du samedi matin, le ménage…), activités culturelles (le musée du dimanche matin, la séance de cinéma) et sociales (le café du samedi après-midi, la soirée entre amis et le date night…). Bref, j’avais plein de choses à raconter le lundi matin, mais pour ce qui était de recharger mes batteries et de me ressourcer, on était loin du compte.

Et puis, nous avons eu des enfants, et ce rythme est devenu éreintant. Nous n’avons pas abandonné les week-end marathons pour autant. Dans la même période, le yoga et la méditation ont pris une place plus importante dans ma vie, et j’ai commencé à réaliser la valeur du temps, la valeur de l’espace, et la valeur du vide. J’ai commencé à avoir l’impression que le temps « objectivement » utilisé ou socialement « productif » (aller au cinéma et voir un film moyen, parfois aller au musée pour voir une expo parce que ça fait bien plus que parce qu’on en avait vraiment envie) est parfois le temps perdu, ou le moins apprécié. De plus en plus, j’ai eu le sentiment que les moments les plus insignifiants socialement – les minutes passées à se rouler par terre sur le tapis avec les enfants, le thé bu en regardant par la fenêtre, et, par dessus-tout, la sieste du week-end – étaient les plus satisfaisants. Les plus reconstituants. Et les plus porteurs de sens.

Et c’est comme ça que ma vision du week-end a commencé à changer. Prévoir moins de choses, et plus d’espaces de vide, ralentir, porter son attention aux petites choses du quotidien. Sortir si on a envie de sortir, s’emmitoufler dans le canapé si ça nous fait du bien. Dans cette démarche, Je m’offre à présent quasi-systématiquement une journée « sans réseaux sociaux », souvent du samedi midi au dimanche midi voire jusqu’au soir. Et ça, c’est génial aussi. ça me permet de me recharger vraiment. Je n’ai rien contre les réseaux sociaux, mais boire son thé sans scroller son écran, comme en 1997, ça fait un bien fou. Et ne porter son attention que sur ce qui est là, autour de soi, c’est tout simple mais c’est extraordinaire.

Du coup, aujourd’hui, nos week-end comportent (presque) toujours des siestes, souvent une balade dans la nature, parfois un restaurant, des balades en ville, et éventuellement un cours de yoga. Mais pour le reste, on laisse le temps ralentir. Et si l’ennui veut s’installer et nous apporter ses élans de créativité ou de spontanéité, il est la bienvenue.

Et vous, que faîtes-vous de vos week-ends? Êtes vous plutôt Marathon ou Contemplation? (ou Marathon contemplatif, c’est une option!)

Prenez grand soin de vous et profitez de votre journée!

Namaste

Hello everyone!

For years and years I firmly believed that my week-ends had to be efficiently optimized, that each moment had to be occupied and used or would otherwise be lost. Productivity ruled my life.

My planning was as full as for the other days, with housework, cultural activities, social activities, sports…I had a lot of stuff to tell On Monday morning, but I could not say I was really recharged.

Then, we had kids and this rhythm started to be really exhausting. However we did not let go of our Marathon week-ends – doing stuff is existing right? Meanwhile, yoga and meditation became more important to me, and I started to realize the value of time, space, gaps, and nothingness. I started to realize that the time that I thought was best used (going to the cinema and seeing an average movie, going to see an exhibition more because of social status than because I really wanted to see it) was sometimes actually lost and not really enjoyed.  I started to feel that the most socially insignifiant moments – like rolling around on the living room carpet with the kids, drinking tea while watching trees through the windows, or napping – were the most important ones. The most enjoyable, the most restorative and meaningful.

And this is how my vision of the week-end began to shift. Planning less stuff, leaving more empty space, slowing down, and focusing on small daily things. Going out if we want to, and wrapping ourselves up in a blanket and sitting on the sofa if we prefer to. With the same idea, I started to offer myself a day without any social networks, generally from Saturday at lunch until Sunday afternoon or evening. This recharges me greatly, and although I have nothing against social networks, I love drinking my tea without scrolling my screen. Like it is 1997, but better. And focusing only on what’s there. It is very simple but it is wonderful.

So nowadays, are week-ends almost always include a nap, some kind of walk in nature, sometimes a restaurant, a stroll in town, and sometimes a yoga class. But for the rest, it is a lot about letting time slow down. And if boredom invites itself and brings us its momentum for creativity and spontaneity, it is most welcome.

And you, what are your week-ends about? Are you more Marathon or Contemplation (or Contemplative Marathon!)?

Enjoy your day and take very good care of yourself,

Namaste!

 

 

 

 

Avoir une routine matinale, pourquoi pas? – Let’s create morning rituals!

20160108_130433
Yoga sur la plage – ma routine matinale idéale – Beach yoga – my dream morning ritua

Bonjour à tous!

Difficile de trouver le temps de rédiger quelques mots ces temps-ci, mais me voici avec un court article sur un sujet qui me tient à coeur et que je souhaite partager avec vous: les routines matinales.

J’ai toujours été « du soir ». Petite déjà, j’avais tendance à me coucher (très) tard et à me lever (trop) tard. A l’inverse de mon grand frère qui, lui, se réveillait à 7h du matin le week-end! Ce penchant s’est aggravé avec les études, notamment à l’étranger – J’étais dans une université où il était possible d' »adapter » quelque peu ses heures de cours, et j’évitais au maximum de démarrer à 8h du matin…Bref. J’ai ensuite commencé à travailler, en me tirant toujours du lit avec difficultés. Et puis j’ai commencé à pratiquer le yoga régulièrement, et me suis aperçue que le meilleur moment pour l’intégrer de façon régulière à ma journée était le matin. Nous avons aussi deux enfants, et je me suis aperçue que le fait d’avoir un moment « à moi » dans la journée me manquait…Or, un moment « à soi » quand on est épuisé par une longue journée de travail suivie d’une soirée avec les petits (même s’il n’y en avait qu’une à l’époque), ça n’a pas trop de sens.

Bref, sur les dernières années je me suis aperçue que je sous-estimais très (trop) largement la valeur du petit matin , de ces heures (ou minutes) de calmes avant que la journée ne nous embarque!

Petit à petit, j’ai donc mis en place une sorte de routine matinale « pré-journée ». Pour moi, il s’agit principalement de boire de l’eau chaude citron-gingembre-miel, de pratiquer le yoga (entre 15 et 45 minutes selon le temps que j’ai), et de méditer (c’est à dire de suivre ma respiration) pendant quelques minutes. Il me faut donc me lever plus tôt qu’avant mais compte tenu des bénéfices ça vaut largement le coup:

-Je ne me sens plus « happée » par la journée, au contraire je suis bien réveillée et prête lorsqu’il faut s’activer (ce qui serait le cas si je me réveillais à la dernière minutes, les enfants affamés et le minuteur « il ne reste que 30 minutes avant de partir pour l’école » enclenché)

-Mon niveau de bien être le matin est très clairement augmenté – et mon niveau de stress est très largement diminué

-Je ressens les bienfaits de ce moment tout au long de la journée, je suis plus posée

-Quoique cette journée apporte, dans tous les cas je suis contente d’avoir « profité » de cette première heure, et j’ai l’impression d’avoir fait quelque chose de bien!

En fait, ce rituel du matin me donne l’impression de « m’accorder », comme un instrument de musique, avant de bien démarrer la journée.

Et vous, êtes-vous plutôt du matin ou du soir?Est-il difficile pour vous de vous lever? Avez-vous des rituels matinaux? Si oui lesquels, et si non, aimeriez-vous en instaurer?

Profitez de votre journée et prenez soin de vous!

Namaste,

English version

Hello everyone!

It is a bit difficult to find time to write those days – many things happening – but anyway I’m back with a short article about a topic that is important to me and that I would like to share with you: morning rituals!

I have always been an « evening » kind of person. Even when I was little, I would go to bed (too) late and get up (too) late. It was the contrary for my elder brother, who would get up at 7 am even on a Sunday…For me, it got worse as I grew up and went abroad studying – I was in a University where I could adapt a bit my schedule, and I did clearly avoid the 8 am classes…Anyway, I started to work and it did not get better. Then I started to practice yoga regularly, and I found out that the best way to include a home practice in my life was to do it in the morning. We also had two kids, and I realized I was missing time for myself – and having a bit of time at 10 pm after a long day of work and an evening taking care of the kids made no sense as I was too tired. 

Anyway, those last years I realized that I clearly underestimated the value of early morning   – those quiet hours (or minutes) before you get catcher by your day!

Little by little, I created a kind of « morning routine » for myself. It’s principally about drinking hot water with lemon, ginger and honey, practicing yoga (for 15 to 45 minutes depending on how much time I have), and medicating a few minutes by following my breath. It is true I have to get up earlier than I did, but it is worth it as the benefits are great:

-I do not feel « catched » by the day anymore, now I’m ready when it is time to « act » (it is clearly different from the time I waited for the last minutes and hungry kids to wake up, and then had to run to get everything ready for school or work)

-My morning well-being increased a lot – and my stress level clearly lowered

-I can feel the benefits of this hour all day long

-Whatever happens during the day, I’m still happy I could have this time in the morning  and I have the feeling I did something good

To me, morning rituals are like « tuning » myself (as if I were a music instrument?) before starting the day. 

Are you a morning or an evening person? Do you have trouble getting up in the morning? So you have a morning routine? If yes, what is it, and if no, would you like to have one?

Enjoy your day and take care!

Namaste

 

 

Offmymat – Le yogi serait-il un abominable granivore? / Is the yogi an abominable seeds eater?

20151226_214222
ça c’est vegan et c’est super bon – et devinez quoi? Le vin aussi! Et c’est au Café Pinson à Paris – So, this is vegan food – and guess what? Wine is too!

 

Bonjour à tous!

Ce sujet m’amuse et est souvent objet de curiosité, donc je vous en parle.

Il semblerait que celui qui pratique le yoga soit facilement désigné « coupable » d’emblée de végétarisme  (ne consomme pas de viande) – voire pire, de véganisme (végétalisme – ne consomme pas de produits animaux). Ceci, parfois sur un ton à la limite de l’insulte: du style « hey tronche de vegan ». Qu’on l’imagine tel un ascète, se tenant à l’écart des plaisirs de la vie (qui se résument à l’entrecôte et aux pieds de cochon, c’est bien connu!), voué au malheur et aux feuilles de laitue blanchâtres. Ou juste comme un être un peu bizarre mais en tous cas peu respectueux de notre culture (blanquette, de veau pot au feu, what else?). Le mélange yoga/ végétarisme/ véganisme…granivore est facile et rapide, et vient souvent avec une image très négative!

Il est vrai que le yoga est sous-tendu par le principe de non-violence, « ahimsa ». Ce principe s’applique à l’ensemble de notre vie: non-violence envers nous-même, envers les autres, l’environnement, par nos actes et nos pensées. Il en découle assez naturellement que beaucoup de yogis sont/ ou deviennent avec le temps végétariens. Mais ceci n’a rien d’obligatoire, et je n’ai jamais vu un professeur de yoga enjoindre ses élèves à un tel changement! D’autant plus qu’on peut aussi tout à fait pratiquer le yoga sans s’intéresser à la philosophie sous-jacente.

En revanche, le principe « Ahimsa » implique de faire ses choix en conscience, et de favoriser la moindre violence, les yogis non végétariens auront donc plutôt tendance à choisir des circuits ciblés (en gros et selon mon interprétation, éviter d’acheter des produits animaux issues de filières industrielles « violentes » et favoriser le bio et les petits producteurs).

En plus de la volonté du respect de l’environnement et du refus de la violence inutile pour nous nourrir, le végétarisme s’accorde avec la logique de respect du corps et de l’esprit inhérente au yoga: on va préférer quelque chose qui va nous faire du bien, du point de vue du goût mais aussi de la santé et de la clarté de l’esprit! Et beaucoup de  yogis ont souvent tendance à considérer que la tartiflette ne facilite pas la pratique ou la clairvoyance (si vous avez déjà fait l’expérience d’une après-midi au bureau post fondue, vous savez de quoi je parle)…Mais si elle produit l’effet inverse chez vous il faut y aller!

Ainsi, si le végétarisme semble un choix assez naturel pour beaucoup de pratiquants (un peu assidus) du yoga, ça n’est pas DU TOUT une obligation, même s’il me semble qu’ils consomment moins de produits animaux que les non-yogis (pour les raisons sus-citées: la qualité et la moindre violence ne se trouvant généralement pas à moindre coût!). Beaucoup de yogis ne consomment pas du tout de produits animaux (« vegans »). C’est souvent mon cas à mon domicile, mais à l’extérieur je suis plutôt végétarienne pour des raisons de praticité – et parce que la flexibilité est importante pour moi.

Par ailleurs, contrairement à l’image qui perdure dans certains milieux, du vegan pâlichon grignotant tristement sa feuille de laitue ramollie et sa rondelle de tomate, l’alimentation végétarienne et vegan est extrêmement diversifiée et la cuisine végé est excellente! On n’a pas conscience de la variété de plantes comestibles – et délicieuses – disponibles (et les plantes ne se résument pas aux salades et aux tomates – pensez céréales, légumes secs, fruits, noix, graines… et tous leurs dérivés)! Et si le non-végétarien imagine que le vegan est forcément malheureux d’être privé de blanquette, le vegan imagine l’omnivore malheureux de ne pas connaître les beurres de noix et autres délices « plant-based »! C’est une question de culture, et d’ouverture. Respectons-nous donc!

N’oublions pas cependant qu’il semblerait que du point de vue de la santé, on ait tous intérêt à consommer plus de plantes et (beaucoup, beaucoup) moins de produits industriels!

Je reviendrai sur le sujet prochainement pour partager avec vous des blogs de cuisine végétariens délicieux et des recettes « plant-based ». Même sans avoir envie d’être végé on peut apprécier un repas sans viande!

Prenez soin de vous et profitez de votre journée!

English version

Hello everyone!

This topic is kind of funny to me and often attracts curiosity so I’ll talk to you about it.

It seems that when you practice yoga, some people automatically think that you are « guilty » of being a vegetarian (oooooouuuuuh!) – or worse, a vegan (a what?)! – This is sometimes stated as a kind of insult (like, « you damn vegan! »). Those same people imagine you as an ascetic person, isolated from life’s pleasures (which can only be beef or pork legs of course!), condemned to unhappiness and white-ish lettuce leaves. Or they just imagine you as a strange person, disrespectful of our culture (« blanquette de veau » or « pot au feu » being the kings of my homeland). Confusing yoga/ vegetarism/ veganism happens quickly, and this confusion often occurs with a poor image!

What is true is that yoga is based on the « non violence » principle, ahimsa, which is primordial in all areas of our lives: with ourselves, other people, and the environment, in our actions and thoughts. So, naturally, many yogis are vegetarian (do not eat meat) or even vegans (do not eat or use animal products), but it is not required at all and I have never met a yoga teacher ordering that! Also, many people do practice yoga as a physical exercice, without being interested in the philosophy.  

However, « ahimsa » involves that you do things consciously, and that you do prefer prefer less violence, so most yogis I know – when they do want to buy animal products – tend to choose targeted distribution channels (they mostly avoid big industrial violent channels).

In addition to respecting environment and refusing useless violence, vegarism and veganism are pretty in line with the yogic idea of respecting the mind and body. We tend to prefer things that are going to love us back – which taste good AND are good for our body and mind! And we tend to consider that « tartiflette » (a French dish loaded with cheese and pork) is not ideal for practicing and for the clarity of the mind.

Thus, vegetarism seems pretty natural to many yogis BUT it is not at all an obligation. Many are even vegan, which means that they do not eat or use animal products. I admire that but I’m eating vegan only at home generally, and outside I’m vegetarian, as I like going out and I favor flexibility in my way of life.

Contrarily to what many people many think – especially in my homeland cheese and meat based food culture – vegetarian and vegan food is very diversified and delicious. We generally are not aware of all the delicious plants that we can use! (think grains, lentils, beans, nuts, fresh or dried foods, seeds, and all that we can do with it).  And when the non-vegetarian imagines that the veggie must be unhappy of missing « blanquette », the vegetarian feels sorry for the non-vegetarian who is missing nuts butters and other plant-based great foods! It is all a question of culture and mind-openness. Let’s all respect each others!

Just let’s not forget that we would all benefit from eating much more plants and less industrial products!

I will share with you great cooking blogs and vegetarian recipes, as you can enjoy a meatless meal even if you are not vegetarian or vegan!

Enjoy your day and take care,

Namaste

 

 

 

 

 

 

 

 

Yoga basics – La sérénité est à quelques respirations – Serenity is a few breaths ahead

 

20150802_134729.jpg
Saluer après la pratique…Sérénité. (Enceinte de huit mois)

Bonjour!

La sérénité, ça se respire…

Où que vous soyez – prisonnier d’une réunion stressante, dans le métro, à la caisse bondée d’un grand magasin où vous avez décidé de trouver tous vos cadeaux de Noël, ou bien chez vous-  vous avez les moyens de (re)trouver la sérénité…dans votre souffle. Je vous propose de prendre quelques instants pour vous (re)connecter à votre respiration, et voir ce que ça fait! Au pire, il ne se passera rien pour vous de très remarquable, mais vous serez plus oxygéné. Au mieux, vous serez très détendu et aurez envie d’explorer un peu plus la pratique!

Asseyez-vous confortablement – Idéalement en sukhasana, comme nous l’avons vu précédemment, c’est à dire les jambes croisées à mi-tibia, le bassin neutre (on ne cambre pas), le dos le plus long possible, les omoplates descendues dans le dos – et avec les pointes qui se rapprochent. Vos mains sont tranquillement posées sur vos genoux. Si vous êtes sur votre chaise de bureau, vos pieds sont écartés à la largeur du bassin, le travail du dos est le même que ci-dessus, et vos mains sont posées sur vos cuisses. Si vous êtes debout, vos pieds pressent le sol, vos jambes sont actives, et vous allongez votre dos en imaginant qu’un fil relié au sommet du crâne vous tire vers le ciel. Voilà.

Tout d’abord, observez votre respiration. Elle peut être saccadée, courte, rapide…Mais rarement tranquille, apaisée, et profonde. Dommage non? Quand on pense à toute cette capacité pulmonaire délaissée! Et à toutes ces cellules qui ne demandent que de l’air! Aujourd’hui, soyons sympas avec elles, apportons leur de l’oxygène.

Pour cela, prenez une première inspiration, assez profonde mais confortable, en essayant d’utiliser l’ensemble de l’espace disponible, et pas seulement la partie supérieure de la cage thoracique: sentez d’abord votre ventre se gonfler (on arrête de rentrer le ventre!), puis votre cage thoracique se soulever. Sur la fin de l’inspiration, lorsque la cage thoracique est « pleine », remarquez que le ventre dégonfle légèrement. Ensuite, sur l’expiration, le ventre revient en position initiale, puis la cage thoracique.

Recommencez, en mesurant la longueur de l’inspiration et de l’expiration: plutôt quatre, cinq secondes, ou plus? Prenez quelques inspirations et expirations en observant ainsi leur durée. Puis, essayez de les allonger et les égaliser progressivement: par exemple, si l’inspiration durait quatre secondes et l’expiration trois secondes, essayez d’inspirer sur cinq temps et d’expirer sur quatre, puis d’inspirer et d’expirer sur cinq temps. Vous pouvez allonger plus, mais il faut que ça reste confortable!Prenez une dizaine de respirations sur ce rythme. Si votre esprit s’échappe pour penser à votre liste de courses ou aux cadeaux de Noël à trouver, ramenez le gentiment sur votre respiration. Puis, observez l’effet de cette action sur vous: êtes vous plus calme, plus détendu?

Passez une belle journée, et prenez soin de vous!

English version

Hello!

Serenity exists within the breath

Wherever you are – stuck in a stressful meeting, in the underground, cueing to buy your Christmas presents, or at home – you can find (again) serenity within your breath. I propose that you take a few moment to connect with your breath and see what it does! Worst case scenario, you will not experience anything noticeable but you will enjoy more oxygenated. Best case scenario, you will feel deeply relaxed and you will want to explore more!

Sit comfortably – ideally with your legs crossed as we saw before, with a long back and your hands relaxed on your knees. If you are on a chair, your feet are hips width apart and your hands rest on your thighs. If you are standing, your feet are pressing the ground, your legs are active, and your back is as long as possible (imagine that there is a string connecting the top of your head to the sky, and it is lifting you up).

Observe your breath: is it jolting? Short? Fast? Is it calm, deep? Unfortunately the last ones are rarely the case in daily life. This is too bad, when we think of all this lungs capacity unexplored, and of all our cells, which crave oxygen! Today let’s be nice, let’s bring some air to them.

To do this, take a first inhalation, deep but confortable, using all of your lungs capacity (not only the upper part of your thorax). Fell you abdomen rising (not the moment for flat tummy), and then the upper part of your torso. Your abdomen tends to deflate at the end of the inspire, when the lungs are full. Then, On the exhale, the abdomen comes back to its initial shape, and the upper part of the torso deflates.

Start again, observing the length of the inhale and of the exhale. Take a few respirations observing their duration: is it three, four, five seconds? Next, you will try to lengthen your inhales/exhales and to make them equal. as an exemple, if the inhale was four seconds and the exhale was three seconds, you will make the inhale five seconds and the exhale four seconds, and then both of them will last five seconds. You can lengthen them but it still has to be comfortable. Take around ten full cycles at this rhythm. If your mind goes away – thinking of your shopping or Christmas list…Just bring it gently to your breathing. Then observe the effect of breathing on yourself: are you calmer, more relaxed?

Enjoy your day and take care!

Namaste

Question du jour – A-t-on besoin d’être souple ou fort pour commencer le yoga? – Question of the day – Do you have to be flexible or strong to practice yoga?

20151122_155445
Pas assez fort pour soulever les pieds – et alors? Not strong enough to lift up your feet – and so what?

 

English summary below

Bonjour!

Le yoga vous intrigue – vous en entendez beaucoup parler, vous aimeriez bien essayer, mais vous vous dites peut-être: « non mais moi le yoga je ne peux pas, je ne suis pas souple du tout » ou alors « non mais je n’ai aucune force! ». Vous savez-quoi? ça tombe bien, vous n’en n’avez pas besoin!

On a parfois l’impression que certains yogis sont des contorsionnistes « body-buildés ». En réalité, pas besoin d’être « souple » ou « fort » pour démarrer le yoga: la pratique crée un équilibre entre la force et la souplesse, mais cela n’implique pas de l’être à la base. Par ailleurs, être « souple » ne veut pas dire grand chose puisqu’en général, certaines parties de notre corps sont flexibles et d’autres complètement raides. Idem avec la force. Et, le yoga intégrant toutes les parties du corps, on est (presque) tous complètement raides ou faibles à un moment donné. Avec le temps, on gagne en flexibilité et en force globalement,mais c’est une conséquence de la pratique, pas un pré-requis.

Par exemple, de mon côté, j’avais par exemple, il y a quelques années, l’articulation hanche/fémur très bloquée. Hors de question d’envisager de pratiquer le lotus ou ce type de postures. Avec le temps mon bassin s’est assoupli – je n’en suis pas encore au lotus pour le moment, mais je m’en rapproche. A contrario, je connais des personnes qui ne font pas de yoga et qui ont le bassin suffisamment souple pour envisager ce type de postures… De même, mes bras ne me permettent pas de réaliser certaines postures qui demandent plus de force. Peu importe, je travaille avec eux, et ce faisant ils se renforcent…On a chacun nos particularités, et je ne connais personne pour qui tout soit facile!

D’autre part, la (très grande) souplesse est plutôt un point de vigilance en yoga car on tend alors à se reposer sur cette souplesse des ligaments au lieu d’utiliser nos muscles. Le risque de blessure est alors assez fort puisque les articulations ne sont plus « soutenues » par les muscles – et que les ligaments ne peuvent pas s’étirer à l’infini! Une personne souple doit donc apprendre, en yoga, à travailler avec ses muscles et non ses ligaments, et donc à construire sa force. De même, si on est très musclé à la base, on est parfois complètement « raide » (car on a travaillé plus sur la contraction du muscle que sur sa longueur), et là on va donc essayer de gagner en souplesse pour créer l’équilibre recherché. Et si on n’est ni souple, ni fort, et bien on va construire les deux.

La seule souplesse et la seule force dont vous avez vraiment besoin pour pratiquer le yoga sont celles de l’esprit. Il faut être suffisamment flexible et fort pour avoir envie d’apprendre, pour se détacher de l’image qu’on renvoie et pour se remettre en question constamment afin de progresser. Il faut accepter de ne pas en être exactement là où on voudrait, et accepter les conseils qu’on peut nous donner avec humilité et bonne volonté. Mais cette flexibilité et cette force là ne sont qu’une question de volonté – et la bonne nouvelle, c’est qu’elles grandissent aussi avec la pratique!

Enfin, n’oublions pas que le yoga prône l’acceptation et le respect de notre corps (et de notre esprit). Soyons reconnaissants pour ce qu’il nous permet de faire, quel que soit sa forme, et quel que soit là où on en est aujourd’hui!

Appréciez votre journée et prenez soin de vous!

English version

You may be interested in yoga – you have heard of it, you would like to try it, but you are thinking « I cannot do yoga, I’m not flexible at all! » or, « I do not have any physical strength! « . You know what? it does not matter, and you do not need any of that.

Some yogis  look like « body built » contortionists. Actually, you need neither (physical) flexibility or strength to start yoga. Indeed, being flexible or strong does not really mean anything as generally, when you are flexible in a specific area of the body (let’s say forward bend) you are rigid in another area (let’s say backbends). And as yoga integrates all body parts, it is very likely that you are going to be weak or rigid at some point! With time and dedication, we improve our strength and flexibility, but this is a consequence of the practice, not a prerequisite.

As an example, my hips were clearly blocked a few years ago. Lotus or this kind of strong hip openers were very far from accessible to me! With time I gained some flexibility even though I cannot practice the full lotus « by the book ». I’m getting closer! On the contrary I know people who do not practice but can do this kind of pose … Also, my arms are weak, but it does not matter, I work with them. We all have our specificities and I do not know anybody for whom everything is easy!

Furthermore you have to be careful if you are very flexible as you may rely on your ligaments instead of muscles, which may be dangerous are ligament are not infinitely flexible. In this case you have to learn to use and build muscles. On the contrary , a very muscular person may be very « rigid » and has to work on flexibility to create balance. If you are neither flexible nor strong, you will build both.

The only real flexibility and strength you need to practice yoga is flexibility and strength of the mind: You have to be strong and flexible enough to be willing to learn, to free yourself from your image, to call yourself into question in order to improve. You have to accept that your may not be exactly where you want, and accept help with humility and goodwill.But this strength and flexibility are only a question of wanting. And good news, they also grow with practice!

Finally, let’s not forget that yoga is about accepting, respecting and being grateful to your body (and soul) for what they allow us to do!

Enjoy your day and take care!

Namaste

 

 

Yoga basics – Etirons nous le haut du dos au bureau ou ailleurs – Let’s stretch our upper back at the office or elsewhere!

20151122_160036
Parfois il faut juste « bretzeliser »  nos bras… Sometimes you just have to « bretzel » your arms…

Bonjour à tous!

Un petit article au coeur d’une semaine un peu compliquée – trois gastros quasi simultanées à la maison, les bonheurs de la fin de l’automne!

La majorité d’entre nous passons nos journées (mal) assis, les épaules contractées, le dos vouté. Nos trapèzes sont en béton (à défaut de nos autres muscles), et notre dos est plus un C qu’un I…Etirons tout cela pour notre confort physique, pour nous détendre, et peut être même gagner quelques millimètres!

Je vous propose aujourd’hui une posture de yoga visant à étirer le haut et le milieu du dos, réalisables dans l’environnement dans lequel vous vous trouvez aujourd’hui!

Les bras en « aigle » (Garudasana)

En réalité la posture de l’aigle complète est une posture d’équilibre qui se réalise debout, sur une jambe – Ce n’est pas notre objectif aujourd’hui, ceci-dit la position des bras dans cette pose permet un excellent étirement du haut et du milieu du dos!

Assis confortablement (au sens du yoga, c’est à dire avec le dos long comme je l’ai présenté dans un article précédent):

20151122_160024

 

Etendez vos bras devant vous à la largeur et à la hauteur des épaules. Croisez votre bras droit au dessus de votre bras gauche, au niveau des coudes. Pliez les bras à 90°, mains pointées vers le ciel.

 

20151122_160030
Oui, vous avez remarqué que je ne sais pas bien dimensionner les photos, chaque chose en son temps!

 

« Enroulez » vos avant-bras et joignez vos deux paumes de main. Maintenant, éloignez les coudes du corps en tirant vers l’avant et vers le haut. Normalement, vous sentez l’étirement entre vos omoplates.

 

 

 

 

 

20151122_160032
En fait c’est beaucoup plus facile à faire que ne le laisse penser la lecture 🙂

 

Vous pouvez monter ou descendre vos bras (en respirant lentement et profondément – toujours!) pour chercher le meilleur étirement, et éventuellement, pencher votre tête vers l’avant pour relâcher votre cou. Recommencez de l’autre côté: croisez votre bras gauche par dessus le bras droit au niveau des coudes, enroulez les avant-bras, joignez vos paumes de mains et éloignez vos coudes du corps, vers l’avant et vers le haut.

 

 

20151122_160057
Hugging myself? peut être, mais j’étire aussi mon dos!

 

Une variation plus « simple » pour ceux qui n’aiment pas avoir les bras en bretzel (mais essayez tout de même, vous verrez ça fait du bien!): croisez tout simplement vos bras à hauteur d’épaule, attrapez l’épaule opposée et tirez vos coudes vers l’avant. Relâchez la tête vers l’avant et éloignez vos épaules des oreilles. Inversez ensuite le croisement des bras.

 

Et surtout, Respirez!

ça fait du bien n’est-ce pas?

Bon, le devoir (enfin la gastro) m’appelle, je vous présenterai donc d’autres étirements pour le dos un peu plus tard.

Appréciez votre journée et prenez soin de vous!

Hi everyone,

I’m just writing a short article today as my week is pretty complicated, with three gastroenteritis almost at the same time at home. we are solo enjoying the end of fall 🙂 !

Anyway – the majority of us spend our days poorly seated,  with our shoulders tensed, and our backs badly arched.  Our trapezius muscles are very hard (maybe the strongest of alls our muscles!), and our back looks like a C. Let’s stretch it for our physical (and psychological) well-being, to relax, and maybe to grow up by a few millimeters! I will present to you today a yoga posture to stretch your upper back wherever you are.

Garudasana arms (the eagle arms)

Actually Garudasana (the eagle pose) is a balance posture where you are standing on one leg – however we will not realize the full pose today as this is not the purpose of this article. I use it today because the positions of the arms in this asana are great to stretch your back!

Comfortably seated (in the yoga sense, I mean, with a long back as I explained in a previous article),  extend your arms shoulders width and height apart. Cross your right arm above your left arm, at the elbows. Bend your arms at 90° with your hands pointing toward the ceiling. Then « roll » your forearms and join the palm of your hands. Now, reach forward and up with your arms, taking the elbows away from the shoulders. You may feel the stretch in your upper back, between your shoulder blades. You can try to move your arms slowly up and down (breathing deeply and slowly, always), to look for the best stretch. You can also let your head tilt down to relax. Then do it again with the other side: cross your left arm above the right arm, bend at the elbow with the hands pointed towards the ceiling, roll your forearms, reach forward and away with your elbows and breathe deeply.

A simpler variation for those who do not like having « bretzel arms » (although I really advise you to try it as it is very nice, you will see!): just cross your arms at shoulders height, grab the opposite shoulder and reach forward with your elbows. Relax you head in front of you and keep your shoulders away from your ears. Then switch arms.

It feels good, doesn’t it?

Erk, I do have « gastro » obligations today so I have to go.

I will present to you other poses to stretch your backs really soon!

Enjoy your day and take care,

Namaste

 

 

On essaye le « Yin Yoga »? – Let’s try « Yin yoga »?

20151122_155906
Prêts pour 5 minutes de Pigeon?

Bonjour,

Vous regardez le planning de votre studio/ salle de sport, et paf, vous découvrez encore un nom de cours de yoga bizarre…Le « Yin yoga »… Décidément vous trouvez les rédacteurs de plannings vraiment créatifs. A moins que ça ne corresponde vraiment à quelque chose de particulier?

Le « Yin Yoga », contrairement au Vinyasa ou à l’Ashtanga, est un style de yoga très lent – voire statique en réalité – où on essaie de se relaxer et d’améliorer la souplesse du corps (et de l’esprit…). En général, on tient les postures au minimum 3-5 minutes, souvent plus. Dit comme ça ça paraît simple, en réalité c’est assez difficile!

En effet, s’il est finalement plutôt facile de tenir une posture quelques respirations (voir de ne pas la tenir du tout lors de certaines séances de vinyasa), augmenter la durée demande de calmer son esprit et de trouver un certain confort physique et mental dans la posture (puisqu’il est hors de question de souffrir – l’idée est au contraire de se détendre!). Or, quand on travaille l’ouverture des hanches ou du dos – ou de façon générale sur des parties du corps pour lesquelles on a aucune prédisposition à la flexibilité – c’est loin d’être évident…

J’ai longtemps eu des difficultés avec le « yin yoga » car au bout d’une minute le temps me paraissait interminable. Et puis, la pratique me permettant de progresser, j’ai appris à suivre ma respiration et à profiter de l’effet de la gravité sur la posture – et à l’effet de la posture sur le corps et l’esprit.

20151122_155719
Je vous assure qu’il m’a fallu quelques années pour apprendre à me détendre dans ce genre de postures (qui m’étaient par ailleurs totalement inaccessibles) ; Et j’ai encore tellement de progrès à faire!

Le « Yin yoga » est – à mon avis mais pas seulement – un excellent complément à une pratique plus dynamique – que ce soit du yoga ou un autre sport. On est parfois trop focalisés sur la force et le mouvement. Et ce style de yoga me paraît particulièrement recommandé en particulier, quand on est un peu éparpillé comme je peux l’être.

Ce qui me plaît particulièrement dans le Yin yoga

-Le travail sur les muscles/ligaments/tendons/articulations est différent et très complémentaire de ce qu’on fait habituellement. On sent les muscles et les articulations se détendre au fur et à mesure des secondes/minutes.

-Une pratique calme, posée – -Excellente à pratiquer le soir puisqu’elle encourage plutôt le repos!

-Une invitation à une pratique plus contemplative – voire méditative, donc une excellente préparation à la méditation

-Apprend à développer la patience, la concentration, mais aussi la flexibilité

-Permet de progresser sur les autres types de pratiques: s’étirer est essentiel pour tous

Ce qui m’est ou m’a été difficile

-J’ai souvent envie de m’agiter et de bouger, l’immobilité est un vrai challenge pour moi

-Mon esprit est lui aussi un peu dispersé – lui demander ainsi de se détendre et de se focaliser n’est pas évident

-Les postures sont parfois vraiment difficiles à tenir quand on démarre: je me souviens du premier cours de Yin yoga où on m’a indiqué qu’on resterait 7 minutes en Pigeon (mes hanches étaient très peu flexibles), j’ai cru défaillir!

-Apprend à développer la patience…Donc, difficile quand on est impatient!

Excellente fin de semaine à tous, n’oubliez pas de respirer, de vous reposer et de profiter!

English version

There are so many different yoga styles with incredible names…Have you heard of « Yin yoga »?I can ensure you it is not a joke, but a real yoga style.

Yin yoga is very different from – let’s say – Vinyasa or Ashtanga. It is a much slower and even static yoga style, the purpose being to relax the body (and mind) and increase the rang of motion. In a Yin yoga class, you will hold a posture for 3-5 minutes at least, but often more than this. This sounds simple, but actually it can be quite hard.

Indeed, it can be quite easy to hold an asana for a few breaths – or not holding it at all like in some vinyasa sequences. However, remaining in the pose involves calming the mind and finding physical and mental ease on the posture. Which is quite hard when you work on areas you are not naturally good at…

Yin yoga has been difficult for me as I was very impatient and time seemed  never-ending after the first minute…Then as I improved, I learnt to follow by breath and to make the most of the effect of gravity on the posture – and of the effect of the posture on by body and mind.

Yin yoga is a great addition to another more active practice – yoga or another sport as we often are too much focused on strength and movement. And it seems particularly recommended for people who are a bit too scattered – as I can be.

What I particularly like about Yin Yoga

-The work on the body – muscles – articulations is very complementary to what we usually do

-It is a calm, poised practice – excellent at night as it encourages rest

-It is contemplative, meditative and thus is an excellent introduction or preparation to meditation

-Learns patience, focus and flexibility

-Improves the other practices as stretching is crucial for everybody

What has been – or still is – difficult for me

-I want to move – staying unmoving is a real challenge for me

-My mind is very active and scattered – requiring that it relaxes and focuses is not so easy!

-Postures seemed really difficult to me at the beginning – I remember the first time I was told that we would stay in « Pigeon pose » for 7 minutes, I thought I was going to faint!

-Learning patience…is not easy for impatient people like me!

Have a wonderful week-end – do not forget to breathe, rest and enjoy!

Take care

Yoga basics – Soyons forts – La planche! – Let’s be strong – Plank pose!

Bonjour!

Quand je vous dis planche, je n’évoque pas la posture détente, flottant sur le dos dans la piscine, lunettes de soleil vissées sur le nez, mojito à portée de main (sur une bouée?).

Non, la planche en yoga (ardha chaturanga dandasana), c’est une posture fondatrice – très simple et sobre d’apparence mais qui permet de renforcer l’ensemble du corps!

20151122_155244
Ardha chaturanga dandasana donc, une planche sans piscine et sans mojito?

J’ai envie de vous en parler car il me semble qu’on est nombreux à pouvoir bénéficier d’un peu de renforcement et de beaucoup d’énergie. C’est un exercice que je recommande plutôt le matin – ou en tous cas, pas juste avant de se coucher car cette planche là réveille plus qu’elle n’endort.

Personnellement, c’est une posture que j’apprécie beaucoup car elle me permet de progresser sur de nombreux points (notamment la force à développer dans les épaules, les bras, les poignets) mais aussi parce qu’elle énergise énormément. Elle permet aussi de faire travailler son esprit car il faut se concentrer. Après quelques planches vous êtes forcément bien réveillés!

Pour entrer dans la posture, je vous conseille de commencer à quatre pattes, pieds à la largeur du bassin, puis de tendre les jambes. Vous pouvez alors ajuster la « longueur » de votre planche: vos épaules doivent être au dessus des poignets, et vous devez conserver assez de force dans le tronc donc il ne faut pas que les pieds soient trop éloignés. Pressez la base des orteils dans le sol et poussez vers l’arrière avec vos talons. Votre corps forme une ligne droite des épaules aux talons: vos jambes sont « engagées » (les quadriceps et l’ensemble des cuisses sont contractés, les rotules remontées), le bassin est « neutre » (on ne cambre surtout pas); le plancher pelvien tonique, on ramène le nombril vers l’intérieur et vers le haut (sans exagération puisque l’on doit pouvoir respirer profondément). On détend les trapèzes: ce ne sont pas eux qui travaillent! On engage les épaules en pressant dans le sol avec les mains, et on descend les omoplates dans le dos. Les bras sont tendus (mais pas en hyper extension: on ne se repose pas sur l’articulation du coude, ce sont les muscles des bras qui travaillent). Vos mains sont à plat sur le sol (pressez dans la base des doigts et la paume des mains) et positionnées dans le prolongement des bras, les épaules sont au dessus des poignets. Votre tête est dans le prolongement de votre dos et vous regardez le sol devant vous.

Si vous sentez que votre poids est trop vers l’avant (sur vos mains), c’est le moments de pousser vers l’arrière avec vos talons et vers le haut avec vos cuisses, et peut être d’engager plus vos abdominaux (pas en serrant mais bien en remontant).

On respire profondément, on sourit, on se détend,  et on essaie de tenir cinq – ou une dizaine si on peut- de respirations!

Vous pouvez aussi tester la planche sur les avant bras, un très bon exercice pour renforcer les bras, les épaules et le haut du dos. La seule différence est la position des bras – les mains sont à plat sur le sol, on repose sur les avant-bras, les épaules sont au dessus des coudes. On éloigne les clavicules l’une de l’autre et on presse dans le sol avec les bras. On garde les mêmes actions que pour la planche au niveau du tronc, des jambes et des pieds!

20151122_155314
La planche sur les avant bras – si après ça vous n’êtes toujours pas réveillé je ne sais plus quoi faire!

Tentez aussi les variations rigolotes: levez une jambe (en poussant vers l’arrière avec votre talon et en gardant la jambe levée dans l’alignement de la hanche), ou – soyons fous -levez une jambe et un bras (on allonge le bras vers l’avant, en gardant l’épaule alignée avec la seconde). Vous pouvez aussi ramener un genou sous l’aisselle, prendre cinq respirations, puis changer de jambe: ceci accentuera le travail des abdominaux!

Pour sortir de la posture, vous pouvez revenir en chien tête en bas en poussant les fesses vers le ciel et vers l’arrière. Ou bien, si vous avez besoin de repos, posez vos genoux au sol, asseyez vous sur vos talon, penchez vous vers l’avant jusqu’à avoir la tête au sol, en posture de l’enfant (balasana).

20151122_155955
Quitter la planche pour le chien tête en bas

Enfin, si, au contraire, la planche ne vous est pas encore accessible (si, par exemple, vous cambrez systématiquement – vous risqueriez alors d’abimer vos lombaires), vous pouvez la réaliser en gardant les genoux au sol. Vous effectuez alors le même travail, et vous tendrez les jambes le moment venu!

Alors, une planche tous les matins pour remplacer le premier café?

A très bientôt, et d’ici la prenez soin de vous!

English version

Hello!

When I talk about plank pose, I’m not thinking about the delighting relaxed plank you can do in the swimming pool.

Plank pose, in yoga, is a strengthening – and awakening posture that I like very much as it is very energizing. It is a great exercise for the body – and also to get the mind calm and focused!

To come into the pose, you can start an all fours, legs hip width apart, and then straighten your legs. You want your shoulders to be stacked over your hands and you also want to have access to your core so do not try to create a too long plank. Press the balls of your feet into the ground and reach back with your heels. Your body is like a straight line from the top of your head to your feet: to achieve this firm your legs by lifting the knee caps, contracting your quadriceps. Keep your pelvis neutral – you do not want to tilt back. Engage your core muscles, draw the navel inward,  and extend your torso. Relax the trapezius – which are not the ones working here! Engage the shoulders by pressing the hands into the ground, and activate the muscles stabilizing the shoulder blades.Keep the arms straight (but do not rely on the elbow articulation, you would hurt yourself. Your arm muscles are the ones supporting you). Press your whole hands (balls of the fingers and palm into the ground). Keep the hands aligned with the arms. Keep your head aligned with the back and gaze on the floor in front of you.

If you fell there is too much weight in your hands, push back with the heels, and engage more the legs and the core muscles.

Breathe deeply, and try to keep the pose for maybe 5 breathes – or, let’s be crazy, 10 breathes?

If you like challenges, you can also try plank on the forearm: the work is the same but you are pressing the forearms and the hands into the floor. Be careful of stabilizing your shoulder blades and keep your shoulders stacked above the elbow. Push back with the heels, and engage your legs and core muscles.

You can also play with plank and its variations, keeping one leg up (but still aligned with the hip), and then the other, or even one leg and the opposite arm at the same time. 

To leave the pose, you can push your buttocks up to downward facing dog (picture above), or bring your knees to the ground, sit on your knees, and relax with your head on the floor in front of you, in child’s pose.

If plank pose is not accessible at the moment, you can try it with your knees on the floor. You are doing the same work with the rest of the body, and you will straighten your legs when it’s time!

So, one plank every morning to replace the first coffee?

Take care!

Namaste

 

 

 

Une super bonne idée – Emmener bébé en cours de yoga – Taking your baby to a yoga class

20151118_113456
Un bébé joyeux entouré de plein de bébés joyeux – A happy baby surrounded by many other happy babies!

Bonjour à tous,

Pas d’article de fond cette semaine, cependant je souhaite vous présenter une activité sympa à faire avec un bébé de 1 mois à 1 an!

Ayant récemment accouché et étant passionnée par le yoga (que j’ai pratiqué jusqu’au jour de l’accouchement), il était important pour moi de pouvoir reprendre ma pratique assez rapidement.

Bien évidemment, dans les semaines qui suivent l’accouchement on a autre chose à faire, et le rythme est tellement anarchique que ça ne nous viendrait même pas à l’esprit.

Ceci dit, lorsque j’ai pu dépasser les trois heures de sommeil d’affilée, l’envie est vite revenue et j’ai repris ma pratique tranquillement, à la maison. J’avais aussi envie d’assister à des cours afin d’être en groupe et de profiter du s’avoir d’un professeur. Ceci dit, pas facile d’assister à des cours de yoga quand on a un bébé de quelques semaines à gérer! Il se trouve que j’ai trouvé des cours de yoga Maman-Bébé à Barcelone.

Du yoga Maman – Bébé, qu’est ce que ça veut dire concrètement?

On est assez loin des cours de yoga traditionnels – souvent plutôt très calmes/ studieux ou alors en musique mais très dynamiques. Là, imaginez plutôt une salle avec quinze bébés qui gazouillent/mangent/jouent/pleurent et leurs mamans qui, assises sur leur tapis, essaient de faire décoller leurs pieds du sol – mission impossible quelques semaines après un accouchement, quand on n’a plus d’abdominaux. Il s’agit d’un yoga assez doux mais qui permet de se remettre en forme. On ne saute pas et on ne se met pas sur la tête, on essaie plutôt de réacquérir de la force dans les jambes, dans les les abdominaux, et au niveau du périnée, mais aussi de détendre/assouplir le corps malmené par l’accouchement et les positions d’allaitement/de biberon/ de portage. Pendant ce temps, bébé est tranquillement allongé devant le tapis, sur une couverture colorée, ou bien, s’il n’est pas suffisamment calme, on effectue les mouvements en le gardant dans les bras.

Pourquoi c’est une super idée:

-Que vous ayez déjà ou pas une expérience du yoga, c’est super: c’est très pratique, car il n’est pas forcément facile de laisser bébé à une baby-sitter dans les première mois. Et il n’est pas toujours évident de trouver des activités « baby friendly »!

-C’est un moment vraiment agréable à partager avec bébé, et qui change des habituels change/bain/repas

-Bébé est ravi – le notre du moins passe l’ensemble du cours à sourire et à regarder les autres bébés (et, j’ai l’impression, à rigoler en nous voyant essayer de décoller les pieds du sol, mais je me fais peut être des idées)

-On rencontre d’autres mamans et d’autres bébés – et on peut constater par la même occasion que non, notre bébé ne fait pas des « trucs bizarres » – ou alors, ils font tous des trucs bizarres!

-C’est un vrai plus pour la rééducation du périnée et c’est bien plus agréable que les séances chez la sage femme. Là, on travaille le périnée sans s’en rendre compte.

-C’est un vrai outil de remise en forme, accessible à toutes – suffisamment tonique pour qu’on sente un vrai travail, mais suffisamment doux pour ne pas être décourageant après une grossesse.

-On se fait plaisir tout simplement, on se reconnecte avec son corps d’une façon moins « utilitaire » que nos autres activités quotidiennes, et on profite d’une heure de répit!

Je le conseille donc à toutes les mamans, à partir d’un mois après l’accouchement, qu’elles aient ou non essayé le yoga avant. Les cours sont généralement accessibles la première année du bébé.

A très vite, et d’ici là, prenez soin de vous!

English summary

Today I want to talk about a fun activity that I’m doing with my 2 months 1/2 old son: yoga mama/baby. Indeed, soon after I gave birth to him I wanted to practice again, not only at home, but also in a collective group. I was lucky to find a « yoga mama/baby class close enough from home.

Yoga mama-baby is quite different from classic yoga classes: you can imagine a bunch of babies playing, babbling, eating or crying – an their mothers, sit on their mats and trying to lift their feet from the ground, which is veeery difficult when you have just given birth. It is a quite gentle practice – where you rebuild your legs/core/pelvic floor muscles and also relax your body. During the class, babies are playing in front of you (or sleeping) (or babbling) or they are in your arms if they are not quiet.

Why I think it is a great idea:

-It is very practical – it is not always easy to find a baby-sitter in the first weeks/months after your baby is born. Moreover, it is not so easy to find a baby-friendly activity!

-It is a nice moment to spend with your baby, different from changing a diaper or feeding him/her!

-Baby is happy – at least ours is! He spends the hour smiling and looking at the other babies (and, I have the impression that he laughed when he looks at us trying to lift our feet)

-You meet other moms – and you can notice that your baby is not more awkward than the others – all babies do strange things!

-It is a plus for your pelvic floor reeducation – and it is much more enjoyable that the actual reeducation sessions!

-It participates in getting you back into shape – it is not « fake » moves you are doing!

-It is really fun, and it allows you to reconnect with your body in a less « utilitarian » way than the rest of your daily activities.

See you soon, Take care!

Namaste

 

Yoga basics – S’asseoir, respirer et sourire – Sit, breathe and smile

Sukhasana
Partout, s’asseoir, respirer et sourire!

Summary in English below

Bonjour!

Aujourd’hui c’est jeudi. Le dernier week-end est déjà loin et le prochain pas encore tout à fait là. Si vous êtes au bureau, vous l’attendez peut être avec impatience…Et vous avez peut-être un peu mal au dos. Si vous n’y êtes pas, ça tombe bien, vous avez sans doute deux petites minutes devant vous pour vous relaxer!

Je vous propose de vous parler d’une posture que vous pouvez réaliser à peu près n’importe où, sans tapis, sans tenue spécifique: Sukhasana (un joli mot pour dire qu’on s’assoit en tailleur). Il y a même une option « open space »! L’idée, c’est de créer plus d’espace dans son corps et de se détendre.

Pour réaliser Sukhasana: asseyez-vous jambes croisées, sur un tapis ou sur le sol (peut-être pas du carrelage…). Vous voulez  que vos tibias se croisent (à peu près) au milieu. Pressez la tranche extérieure des pieds dans le sol, afin d’activer les jambes. Maintenant, prenez conscience de votre tronc: assez naturellement on tend à s’avachir, et nos épaules semblent se « refermer » sur le torse. Là, on va essayer de se redresser et de créer de l’espace à l’avant du corps.

On se redresse et on crée de l’espace

Pour cela, commencez par « presser » vos ischions dans le sol (les ischions ce sont les os en dessous des fesses). Dit comme ça, ça n’est pas forcément évident. Vous pouvez alors poser vos mains à côté de vos fesses, tendre les bras et presser vos mains dans le sol en essayant d’ouvrir vos épaules. L’effet est à peu près le même, on se redresse. Ensuite, vous allez essayer de vous grandir au maximum. Pour cela, imaginez qu’un fil est suspendu au sommet de votre crâne et qu’il vous tire vers le ciel. Il vous tire bien droit, donc votre dos s’allonge au maximum, sans cambrer (le bassin reste le plus neutre possible). Enfin, pour créer de l’espace à l’avant du corps, descendez vos omoplates dans le dos, et essayez de ramener la « pointe » des omoplates l’une vers l’autre. Regardez loin devant vous, le menton légèrement rentré pour aligner la tête dans l’axe de la colonne vertébrale. Fermez les yeux si vous le souhaitez. Reposez vos mains sur vos genoux, tout en conservant la tonicité (mais non la rigidité!) du tronc.

Surtout, respirez profondément, détendez vos épaules, et souriez!

Prenez cinq grandes inspirations et expirations – les plus lentes possibles – dans cette position.

Voilà, vous avez réalisé une posture de yoga, mais surtout, vous vous tenez droit et vous respirez profondément. Rien que ça, ça fait du bien!

Option Open-Space

Si vous êtes sur votre chaise de bureau et que vous ne vous voyez pas vous asseoir en tailleur sur le sol de l’open space (encore que, pourquoi pas?), pas de souci. Restez assis sur votre chaise, écartez vos pieds (posés au sol) à la largeur du bassin, et faîtes le même travail: on presse les ischions dans la chaise / ou les mains si besoin, on étire le dos grâce au fil qui relie le sommet de notre crâne au plafond (pas d’open space en plein air?) et on crée de l’espace à l’avant du corps en ramenant les omoplates vers le bas (et les « pointes » des omoplates l’une vers l’autre). On regarde loin devant soit, on vérifie qu’on respire librement et profondément, et que les épaules sont détendues. On ferme les yeux si on en a envie. Et on sourit  (il est loin d’être interdit de sourire au bureau)!

A très vite – et d’ici là, prenez soin de vous!

English summary

Today is thursday, and you may be looking forward to next week-end. Also, your back may hurt a little! If you are not at the office, you may have two minutes ahead of you to relax.

I propose to show you a pose that you can realize anywhere, without a mat or specific clothes: Sukhasana. I will even present an « open space » variation! The main idea being to create more space within the body and to relax.

To do « Sukhasana », just sit on the ground (maybe avoiding tiles if you can!). You want your shinbones to cross in the middle (more or less). Press the external edges of the feet in the ground in order to activate the legs. Now, beware of your upper body and torso. Naturally, we tend to get slouched, and our shoulders may curl inward. Now, we will try to straighten up as well as creating space in the front of the body.

Press your sitting bones into the ground. As it is not easy if you are not used to it, you can place your hands next to your butt and press them into the ground – getting your arms straight. Doing this, you straighten up. Then we will try to be as tall as possible. Imagine that there is a thread connecting the top of your head with the sky. It is pulling you up. Lengthen your back, keeping the hips neutral (avoid arching). To create space in the front body, Get your shoulder blades down into the back, drawing the lower tips together. Look far away, in front of you. Then close your eyes if you prefer. Rest your hands on your knees. Check that your shoulders are relaxed,  breathe deeply and smile!

Trys to hold the position around ten deep breathes.

You are doing yoga! And very importantly, you are sitting straight and breathing deeply, which is great.

Open space variation

You can do exactly the same, just sitting on your chair, with your feet hips wide apart. Press with your sitting bones and hands into the chair, use the thread connecting your head with the sky to lengthen your back, get your shoulder blades down into the back, trying to get the lower tip closer, keep the hips neutral. Relax your shoulders, smile, look straight in front of you, or close you eyes if you want, and breathe deeply!

Take care, Namaste!