Repenser nos week-end / Let’s rethink our week-ends

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Un peu de yoga, plus de nature, et le minimum d’impératifs. Ralentir! / A little bit of yoga, more nature, and few obligations. Slowing down!

Bonjour à tous,

Pendant des années, j’ai cru que les week-ends devaient être optimisés au maximum, chaque instant se devant d’être utilisé pour ne pas être perdu, avec une volonté de productivité permanente.

J’avais un planning aussi rempli que les autres jours de la semaine, entre tâches ménagères (les courses du samedi matin, le ménage…), activités culturelles (le musée du dimanche matin, la séance de cinéma) et sociales (le café du samedi après-midi, la soirée entre amis et le date night…). Bref, j’avais plein de choses à raconter le lundi matin, mais pour ce qui était de recharger mes batteries et de me ressourcer, on était loin du compte.

Et puis, nous avons eu des enfants, et ce rythme est devenu éreintant. Nous n’avons pas abandonné les week-end marathons pour autant. Dans la même période, le yoga et la méditation ont pris une place plus importante dans ma vie, et j’ai commencé à réaliser la valeur du temps, la valeur de l’espace, et la valeur du vide. J’ai commencé à avoir l’impression que le temps « objectivement » utilisé ou socialement « productif » (aller au cinéma et voir un film moyen, parfois aller au musée pour voir une expo parce que ça fait bien plus que parce qu’on en avait vraiment envie) est parfois le temps perdu, ou le moins apprécié. De plus en plus, j’ai eu le sentiment que les moments les plus insignifiants socialement – les minutes passées à se rouler par terre sur le tapis avec les enfants, le thé bu en regardant par la fenêtre, et, par dessus-tout, la sieste du week-end – étaient les plus satisfaisants. Les plus reconstituants. Et les plus porteurs de sens.

Et c’est comme ça que ma vision du week-end a commencé à changer. Prévoir moins de choses, et plus d’espaces de vide, ralentir, porter son attention aux petites choses du quotidien. Sortir si on a envie de sortir, s’emmitoufler dans le canapé si ça nous fait du bien. Dans cette démarche, Je m’offre à présent quasi-systématiquement une journée « sans réseaux sociaux », souvent du samedi midi au dimanche midi voire jusqu’au soir. Et ça, c’est génial aussi. ça me permet de me recharger vraiment. Je n’ai rien contre les réseaux sociaux, mais boire son thé sans scroller son écran, comme en 1997, ça fait un bien fou. Et ne porter son attention que sur ce qui est là, autour de soi, c’est tout simple mais c’est extraordinaire.

Du coup, aujourd’hui, nos week-end comportent (presque) toujours des siestes, souvent une balade dans la nature, parfois un restaurant, des balades en ville, et éventuellement un cours de yoga. Mais pour le reste, on laisse le temps ralentir. Et si l’ennui veut s’installer et nous apporter ses élans de créativité ou de spontanéité, il est la bienvenue.

Et vous, que faîtes-vous de vos week-ends? Êtes vous plutôt Marathon ou Contemplation? (ou Marathon contemplatif, c’est une option!)

Prenez grand soin de vous et profitez de votre journée!

Namaste

Hello everyone!

For years and years I firmly believed that my week-ends had to be efficiently optimized, that each moment had to be occupied and used or would otherwise be lost. Productivity ruled my life.

My planning was as full as for the other days, with housework, cultural activities, social activities, sports…I had a lot of stuff to tell On Monday morning, but I could not say I was really recharged.

Then, we had kids and this rhythm started to be really exhausting. However we did not let go of our Marathon week-ends – doing stuff is existing right? Meanwhile, yoga and meditation became more important to me, and I started to realize the value of time, space, gaps, and nothingness. I started to realize that the time that I thought was best used (going to the cinema and seeing an average movie, going to see an exhibition more because of social status than because I really wanted to see it) was sometimes actually lost and not really enjoyed.  I started to feel that the most socially insignifiant moments – like rolling around on the living room carpet with the kids, drinking tea while watching trees through the windows, or napping – were the most important ones. The most enjoyable, the most restorative and meaningful.

And this is how my vision of the week-end began to shift. Planning less stuff, leaving more empty space, slowing down, and focusing on small daily things. Going out if we want to, and wrapping ourselves up in a blanket and sitting on the sofa if we prefer to. With the same idea, I started to offer myself a day without any social networks, generally from Saturday at lunch until Sunday afternoon or evening. This recharges me greatly, and although I have nothing against social networks, I love drinking my tea without scrolling my screen. Like it is 1997, but better. And focusing only on what’s there. It is very simple but it is wonderful.

So nowadays, are week-ends almost always include a nap, some kind of walk in nature, sometimes a restaurant, a stroll in town, and sometimes a yoga class. But for the rest, it is a lot about letting time slow down. And if boredom invites itself and brings us its momentum for creativity and spontaneity, it is most welcome.

And you, what are your week-ends about? Are you more Marathon or Contemplation (or Contemplative Marathon!)?

Enjoy your day and take very good care of yourself,

Namaste!

 

 

 

 

Avoir une routine matinale, pourquoi pas? – Let’s create morning rituals!

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Yoga sur la plage – ma routine matinale idéale – Beach yoga – my dream morning ritua

Bonjour à tous!

Difficile de trouver le temps de rédiger quelques mots ces temps-ci, mais me voici avec un court article sur un sujet qui me tient à coeur et que je souhaite partager avec vous: les routines matinales.

J’ai toujours été « du soir ». Petite déjà, j’avais tendance à me coucher (très) tard et à me lever (trop) tard. A l’inverse de mon grand frère qui, lui, se réveillait à 7h du matin le week-end! Ce penchant s’est aggravé avec les études, notamment à l’étranger – J’étais dans une université où il était possible d' »adapter » quelque peu ses heures de cours, et j’évitais au maximum de démarrer à 8h du matin…Bref. J’ai ensuite commencé à travailler, en me tirant toujours du lit avec difficultés. Et puis j’ai commencé à pratiquer le yoga régulièrement, et me suis aperçue que le meilleur moment pour l’intégrer de façon régulière à ma journée était le matin. Nous avons aussi deux enfants, et je me suis aperçue que le fait d’avoir un moment « à moi » dans la journée me manquait…Or, un moment « à soi » quand on est épuisé par une longue journée de travail suivie d’une soirée avec les petits (même s’il n’y en avait qu’une à l’époque), ça n’a pas trop de sens.

Bref, sur les dernières années je me suis aperçue que je sous-estimais très (trop) largement la valeur du petit matin , de ces heures (ou minutes) de calmes avant que la journée ne nous embarque!

Petit à petit, j’ai donc mis en place une sorte de routine matinale « pré-journée ». Pour moi, il s’agit principalement de boire de l’eau chaude citron-gingembre-miel, de pratiquer le yoga (entre 15 et 45 minutes selon le temps que j’ai), et de méditer (c’est à dire de suivre ma respiration) pendant quelques minutes. Il me faut donc me lever plus tôt qu’avant mais compte tenu des bénéfices ça vaut largement le coup:

-Je ne me sens plus « happée » par la journée, au contraire je suis bien réveillée et prête lorsqu’il faut s’activer (ce qui serait le cas si je me réveillais à la dernière minutes, les enfants affamés et le minuteur « il ne reste que 30 minutes avant de partir pour l’école » enclenché)

-Mon niveau de bien être le matin est très clairement augmenté – et mon niveau de stress est très largement diminué

-Je ressens les bienfaits de ce moment tout au long de la journée, je suis plus posée

-Quoique cette journée apporte, dans tous les cas je suis contente d’avoir « profité » de cette première heure, et j’ai l’impression d’avoir fait quelque chose de bien!

En fait, ce rituel du matin me donne l’impression de « m’accorder », comme un instrument de musique, avant de bien démarrer la journée.

Et vous, êtes-vous plutôt du matin ou du soir?Est-il difficile pour vous de vous lever? Avez-vous des rituels matinaux? Si oui lesquels, et si non, aimeriez-vous en instaurer?

Profitez de votre journée et prenez soin de vous!

Namaste,

English version

Hello everyone!

It is a bit difficult to find time to write those days – many things happening – but anyway I’m back with a short article about a topic that is important to me and that I would like to share with you: morning rituals!

I have always been an « evening » kind of person. Even when I was little, I would go to bed (too) late and get up (too) late. It was the contrary for my elder brother, who would get up at 7 am even on a Sunday…For me, it got worse as I grew up and went abroad studying – I was in a University where I could adapt a bit my schedule, and I did clearly avoid the 8 am classes…Anyway, I started to work and it did not get better. Then I started to practice yoga regularly, and I found out that the best way to include a home practice in my life was to do it in the morning. We also had two kids, and I realized I was missing time for myself – and having a bit of time at 10 pm after a long day of work and an evening taking care of the kids made no sense as I was too tired. 

Anyway, those last years I realized that I clearly underestimated the value of early morning   – those quiet hours (or minutes) before you get catcher by your day!

Little by little, I created a kind of « morning routine » for myself. It’s principally about drinking hot water with lemon, ginger and honey, practicing yoga (for 15 to 45 minutes depending on how much time I have), and medicating a few minutes by following my breath. It is true I have to get up earlier than I did, but it is worth it as the benefits are great:

-I do not feel « catched » by the day anymore, now I’m ready when it is time to « act » (it is clearly different from the time I waited for the last minutes and hungry kids to wake up, and then had to run to get everything ready for school or work)

-My morning well-being increased a lot – and my stress level clearly lowered

-I can feel the benefits of this hour all day long

-Whatever happens during the day, I’m still happy I could have this time in the morning  and I have the feeling I did something good

To me, morning rituals are like « tuning » myself (as if I were a music instrument?) before starting the day. 

Are you a morning or an evening person? Do you have trouble getting up in the morning? So you have a morning routine? If yes, what is it, and if no, would you like to have one?

Enjoy your day and take care!

Namaste

 

 

Offmymat – Le yogi serait-il un abominable granivore? / Is the yogi an abominable seeds eater?

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ça c’est vegan et c’est super bon – et devinez quoi? Le vin aussi! Et c’est au Café Pinson à Paris – So, this is vegan food – and guess what? Wine is too!

 

Bonjour à tous!

Ce sujet m’amuse et est souvent objet de curiosité, donc je vous en parle.

Il semblerait que celui qui pratique le yoga soit facilement désigné « coupable » d’emblée de végétarisme  (ne consomme pas de viande) – voire pire, de véganisme (végétalisme – ne consomme pas de produits animaux). Ceci, parfois sur un ton à la limite de l’insulte: du style « hey tronche de vegan ». Qu’on l’imagine tel un ascète, se tenant à l’écart des plaisirs de la vie (qui se résument à l’entrecôte et aux pieds de cochon, c’est bien connu!), voué au malheur et aux feuilles de laitue blanchâtres. Ou juste comme un être un peu bizarre mais en tous cas peu respectueux de notre culture (blanquette, de veau pot au feu, what else?). Le mélange yoga/ végétarisme/ véganisme…granivore est facile et rapide, et vient souvent avec une image très négative!

Il est vrai que le yoga est sous-tendu par le principe de non-violence, « ahimsa ». Ce principe s’applique à l’ensemble de notre vie: non-violence envers nous-même, envers les autres, l’environnement, par nos actes et nos pensées. Il en découle assez naturellement que beaucoup de yogis sont/ ou deviennent avec le temps végétariens. Mais ceci n’a rien d’obligatoire, et je n’ai jamais vu un professeur de yoga enjoindre ses élèves à un tel changement! D’autant plus qu’on peut aussi tout à fait pratiquer le yoga sans s’intéresser à la philosophie sous-jacente.

En revanche, le principe « Ahimsa » implique de faire ses choix en conscience, et de favoriser la moindre violence, les yogis non végétariens auront donc plutôt tendance à choisir des circuits ciblés (en gros et selon mon interprétation, éviter d’acheter des produits animaux issues de filières industrielles « violentes » et favoriser le bio et les petits producteurs).

En plus de la volonté du respect de l’environnement et du refus de la violence inutile pour nous nourrir, le végétarisme s’accorde avec la logique de respect du corps et de l’esprit inhérente au yoga: on va préférer quelque chose qui va nous faire du bien, du point de vue du goût mais aussi de la santé et de la clarté de l’esprit! Et beaucoup de  yogis ont souvent tendance à considérer que la tartiflette ne facilite pas la pratique ou la clairvoyance (si vous avez déjà fait l’expérience d’une après-midi au bureau post fondue, vous savez de quoi je parle)…Mais si elle produit l’effet inverse chez vous il faut y aller!

Ainsi, si le végétarisme semble un choix assez naturel pour beaucoup de pratiquants (un peu assidus) du yoga, ça n’est pas DU TOUT une obligation, même s’il me semble qu’ils consomment moins de produits animaux que les non-yogis (pour les raisons sus-citées: la qualité et la moindre violence ne se trouvant généralement pas à moindre coût!). Beaucoup de yogis ne consomment pas du tout de produits animaux (« vegans »). C’est souvent mon cas à mon domicile, mais à l’extérieur je suis plutôt végétarienne pour des raisons de praticité – et parce que la flexibilité est importante pour moi.

Par ailleurs, contrairement à l’image qui perdure dans certains milieux, du vegan pâlichon grignotant tristement sa feuille de laitue ramollie et sa rondelle de tomate, l’alimentation végétarienne et vegan est extrêmement diversifiée et la cuisine végé est excellente! On n’a pas conscience de la variété de plantes comestibles – et délicieuses – disponibles (et les plantes ne se résument pas aux salades et aux tomates – pensez céréales, légumes secs, fruits, noix, graines… et tous leurs dérivés)! Et si le non-végétarien imagine que le vegan est forcément malheureux d’être privé de blanquette, le vegan imagine l’omnivore malheureux de ne pas connaître les beurres de noix et autres délices « plant-based »! C’est une question de culture, et d’ouverture. Respectons-nous donc!

N’oublions pas cependant qu’il semblerait que du point de vue de la santé, on ait tous intérêt à consommer plus de plantes et (beaucoup, beaucoup) moins de produits industriels!

Je reviendrai sur le sujet prochainement pour partager avec vous des blogs de cuisine végétariens délicieux et des recettes « plant-based ». Même sans avoir envie d’être végé on peut apprécier un repas sans viande!

Prenez soin de vous et profitez de votre journée!

English version

Hello everyone!

This topic is kind of funny to me and often attracts curiosity so I’ll talk to you about it.

It seems that when you practice yoga, some people automatically think that you are « guilty » of being a vegetarian (oooooouuuuuh!) – or worse, a vegan (a what?)! – This is sometimes stated as a kind of insult (like, « you damn vegan! »). Those same people imagine you as an ascetic person, isolated from life’s pleasures (which can only be beef or pork legs of course!), condemned to unhappiness and white-ish lettuce leaves. Or they just imagine you as a strange person, disrespectful of our culture (« blanquette de veau » or « pot au feu » being the kings of my homeland). Confusing yoga/ vegetarism/ veganism happens quickly, and this confusion often occurs with a poor image!

What is true is that yoga is based on the « non violence » principle, ahimsa, which is primordial in all areas of our lives: with ourselves, other people, and the environment, in our actions and thoughts. So, naturally, many yogis are vegetarian (do not eat meat) or even vegans (do not eat or use animal products), but it is not required at all and I have never met a yoga teacher ordering that! Also, many people do practice yoga as a physical exercice, without being interested in the philosophy.  

However, « ahimsa » involves that you do things consciously, and that you do prefer prefer less violence, so most yogis I know – when they do want to buy animal products – tend to choose targeted distribution channels (they mostly avoid big industrial violent channels).

In addition to respecting environment and refusing useless violence, vegarism and veganism are pretty in line with the yogic idea of respecting the mind and body. We tend to prefer things that are going to love us back – which taste good AND are good for our body and mind! And we tend to consider that « tartiflette » (a French dish loaded with cheese and pork) is not ideal for practicing and for the clarity of the mind.

Thus, vegetarism seems pretty natural to many yogis BUT it is not at all an obligation. Many are even vegan, which means that they do not eat or use animal products. I admire that but I’m eating vegan only at home generally, and outside I’m vegetarian, as I like going out and I favor flexibility in my way of life.

Contrarily to what many people many think – especially in my homeland cheese and meat based food culture – vegetarian and vegan food is very diversified and delicious. We generally are not aware of all the delicious plants that we can use! (think grains, lentils, beans, nuts, fresh or dried foods, seeds, and all that we can do with it).  And when the non-vegetarian imagines that the veggie must be unhappy of missing « blanquette », the vegetarian feels sorry for the non-vegetarian who is missing nuts butters and other plant-based great foods! It is all a question of culture and mind-openness. Let’s all respect each others!

Just let’s not forget that we would all benefit from eating much more plants and less industrial products!

I will share with you great cooking blogs and vegetarian recipes, as you can enjoy a meatless meal even if you are not vegetarian or vegan!

Enjoy your day and take care,

Namaste

 

 

 

 

 

 

 

 

Yoga basics – La sérénité est à quelques respirations – Serenity is a few breaths ahead

 

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Saluer après la pratique…Sérénité. (Enceinte de huit mois)

Bonjour!

La sérénité, ça se respire…

Où que vous soyez – prisonnier d’une réunion stressante, dans le métro, à la caisse bondée d’un grand magasin où vous avez décidé de trouver tous vos cadeaux de Noël, ou bien chez vous-  vous avez les moyens de (re)trouver la sérénité…dans votre souffle. Je vous propose de prendre quelques instants pour vous (re)connecter à votre respiration, et voir ce que ça fait! Au pire, il ne se passera rien pour vous de très remarquable, mais vous serez plus oxygéné. Au mieux, vous serez très détendu et aurez envie d’explorer un peu plus la pratique!

Asseyez-vous confortablement – Idéalement en sukhasana, comme nous l’avons vu précédemment, c’est à dire les jambes croisées à mi-tibia, le bassin neutre (on ne cambre pas), le dos le plus long possible, les omoplates descendues dans le dos – et avec les pointes qui se rapprochent. Vos mains sont tranquillement posées sur vos genoux. Si vous êtes sur votre chaise de bureau, vos pieds sont écartés à la largeur du bassin, le travail du dos est le même que ci-dessus, et vos mains sont posées sur vos cuisses. Si vous êtes debout, vos pieds pressent le sol, vos jambes sont actives, et vous allongez votre dos en imaginant qu’un fil relié au sommet du crâne vous tire vers le ciel. Voilà.

Tout d’abord, observez votre respiration. Elle peut être saccadée, courte, rapide…Mais rarement tranquille, apaisée, et profonde. Dommage non? Quand on pense à toute cette capacité pulmonaire délaissée! Et à toutes ces cellules qui ne demandent que de l’air! Aujourd’hui, soyons sympas avec elles, apportons leur de l’oxygène.

Pour cela, prenez une première inspiration, assez profonde mais confortable, en essayant d’utiliser l’ensemble de l’espace disponible, et pas seulement la partie supérieure de la cage thoracique: sentez d’abord votre ventre se gonfler (on arrête de rentrer le ventre!), puis votre cage thoracique se soulever. Sur la fin de l’inspiration, lorsque la cage thoracique est « pleine », remarquez que le ventre dégonfle légèrement. Ensuite, sur l’expiration, le ventre revient en position initiale, puis la cage thoracique.

Recommencez, en mesurant la longueur de l’inspiration et de l’expiration: plutôt quatre, cinq secondes, ou plus? Prenez quelques inspirations et expirations en observant ainsi leur durée. Puis, essayez de les allonger et les égaliser progressivement: par exemple, si l’inspiration durait quatre secondes et l’expiration trois secondes, essayez d’inspirer sur cinq temps et d’expirer sur quatre, puis d’inspirer et d’expirer sur cinq temps. Vous pouvez allonger plus, mais il faut que ça reste confortable!Prenez une dizaine de respirations sur ce rythme. Si votre esprit s’échappe pour penser à votre liste de courses ou aux cadeaux de Noël à trouver, ramenez le gentiment sur votre respiration. Puis, observez l’effet de cette action sur vous: êtes vous plus calme, plus détendu?

Passez une belle journée, et prenez soin de vous!

English version

Hello!

Serenity exists within the breath

Wherever you are – stuck in a stressful meeting, in the underground, cueing to buy your Christmas presents, or at home – you can find (again) serenity within your breath. I propose that you take a few moment to connect with your breath and see what it does! Worst case scenario, you will not experience anything noticeable but you will enjoy more oxygenated. Best case scenario, you will feel deeply relaxed and you will want to explore more!

Sit comfortably – ideally with your legs crossed as we saw before, with a long back and your hands relaxed on your knees. If you are on a chair, your feet are hips width apart and your hands rest on your thighs. If you are standing, your feet are pressing the ground, your legs are active, and your back is as long as possible (imagine that there is a string connecting the top of your head to the sky, and it is lifting you up).

Observe your breath: is it jolting? Short? Fast? Is it calm, deep? Unfortunately the last ones are rarely the case in daily life. This is too bad, when we think of all this lungs capacity unexplored, and of all our cells, which crave oxygen! Today let’s be nice, let’s bring some air to them.

To do this, take a first inhalation, deep but confortable, using all of your lungs capacity (not only the upper part of your thorax). Fell you abdomen rising (not the moment for flat tummy), and then the upper part of your torso. Your abdomen tends to deflate at the end of the inspire, when the lungs are full. Then, On the exhale, the abdomen comes back to its initial shape, and the upper part of the torso deflates.

Start again, observing the length of the inhale and of the exhale. Take a few respirations observing their duration: is it three, four, five seconds? Next, you will try to lengthen your inhales/exhales and to make them equal. as an exemple, if the inhale was four seconds and the exhale was three seconds, you will make the inhale five seconds and the exhale four seconds, and then both of them will last five seconds. You can lengthen them but it still has to be comfortable. Take around ten full cycles at this rhythm. If your mind goes away – thinking of your shopping or Christmas list…Just bring it gently to your breathing. Then observe the effect of breathing on yourself: are you calmer, more relaxed?

Enjoy your day and take care!

Namaste

Question du jour – A-t-on besoin d’être souple ou fort pour commencer le yoga? – Question of the day – Do you have to be flexible or strong to practice yoga?

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Pas assez fort pour soulever les pieds – et alors? Not strong enough to lift up your feet – and so what?

 

English summary below

Bonjour!

Le yoga vous intrigue – vous en entendez beaucoup parler, vous aimeriez bien essayer, mais vous vous dites peut-être: « non mais moi le yoga je ne peux pas, je ne suis pas souple du tout » ou alors « non mais je n’ai aucune force! ». Vous savez-quoi? ça tombe bien, vous n’en n’avez pas besoin!

On a parfois l’impression que certains yogis sont des contorsionnistes « body-buildés ». En réalité, pas besoin d’être « souple » ou « fort » pour démarrer le yoga: la pratique crée un équilibre entre la force et la souplesse, mais cela n’implique pas de l’être à la base. Par ailleurs, être « souple » ne veut pas dire grand chose puisqu’en général, certaines parties de notre corps sont flexibles et d’autres complètement raides. Idem avec la force. Et, le yoga intégrant toutes les parties du corps, on est (presque) tous complètement raides ou faibles à un moment donné. Avec le temps, on gagne en flexibilité et en force globalement,mais c’est une conséquence de la pratique, pas un pré-requis.

Par exemple, de mon côté, j’avais par exemple, il y a quelques années, l’articulation hanche/fémur très bloquée. Hors de question d’envisager de pratiquer le lotus ou ce type de postures. Avec le temps mon bassin s’est assoupli – je n’en suis pas encore au lotus pour le moment, mais je m’en rapproche. A contrario, je connais des personnes qui ne font pas de yoga et qui ont le bassin suffisamment souple pour envisager ce type de postures… De même, mes bras ne me permettent pas de réaliser certaines postures qui demandent plus de force. Peu importe, je travaille avec eux, et ce faisant ils se renforcent…On a chacun nos particularités, et je ne connais personne pour qui tout soit facile!

D’autre part, la (très grande) souplesse est plutôt un point de vigilance en yoga car on tend alors à se reposer sur cette souplesse des ligaments au lieu d’utiliser nos muscles. Le risque de blessure est alors assez fort puisque les articulations ne sont plus « soutenues » par les muscles – et que les ligaments ne peuvent pas s’étirer à l’infini! Une personne souple doit donc apprendre, en yoga, à travailler avec ses muscles et non ses ligaments, et donc à construire sa force. De même, si on est très musclé à la base, on est parfois complètement « raide » (car on a travaillé plus sur la contraction du muscle que sur sa longueur), et là on va donc essayer de gagner en souplesse pour créer l’équilibre recherché. Et si on n’est ni souple, ni fort, et bien on va construire les deux.

La seule souplesse et la seule force dont vous avez vraiment besoin pour pratiquer le yoga sont celles de l’esprit. Il faut être suffisamment flexible et fort pour avoir envie d’apprendre, pour se détacher de l’image qu’on renvoie et pour se remettre en question constamment afin de progresser. Il faut accepter de ne pas en être exactement là où on voudrait, et accepter les conseils qu’on peut nous donner avec humilité et bonne volonté. Mais cette flexibilité et cette force là ne sont qu’une question de volonté – et la bonne nouvelle, c’est qu’elles grandissent aussi avec la pratique!

Enfin, n’oublions pas que le yoga prône l’acceptation et le respect de notre corps (et de notre esprit). Soyons reconnaissants pour ce qu’il nous permet de faire, quel que soit sa forme, et quel que soit là où on en est aujourd’hui!

Appréciez votre journée et prenez soin de vous!

English version

You may be interested in yoga – you have heard of it, you would like to try it, but you are thinking « I cannot do yoga, I’m not flexible at all! » or, « I do not have any physical strength! « . You know what? it does not matter, and you do not need any of that.

Some yogis  look like « body built » contortionists. Actually, you need neither (physical) flexibility or strength to start yoga. Indeed, being flexible or strong does not really mean anything as generally, when you are flexible in a specific area of the body (let’s say forward bend) you are rigid in another area (let’s say backbends). And as yoga integrates all body parts, it is very likely that you are going to be weak or rigid at some point! With time and dedication, we improve our strength and flexibility, but this is a consequence of the practice, not a prerequisite.

As an example, my hips were clearly blocked a few years ago. Lotus or this kind of strong hip openers were very far from accessible to me! With time I gained some flexibility even though I cannot practice the full lotus « by the book ». I’m getting closer! On the contrary I know people who do not practice but can do this kind of pose … Also, my arms are weak, but it does not matter, I work with them. We all have our specificities and I do not know anybody for whom everything is easy!

Furthermore you have to be careful if you are very flexible as you may rely on your ligaments instead of muscles, which may be dangerous are ligament are not infinitely flexible. In this case you have to learn to use and build muscles. On the contrary , a very muscular person may be very « rigid » and has to work on flexibility to create balance. If you are neither flexible nor strong, you will build both.

The only real flexibility and strength you need to practice yoga is flexibility and strength of the mind: You have to be strong and flexible enough to be willing to learn, to free yourself from your image, to call yourself into question in order to improve. You have to accept that your may not be exactly where you want, and accept help with humility and goodwill.But this strength and flexibility are only a question of wanting. And good news, they also grow with practice!

Finally, let’s not forget that yoga is about accepting, respecting and being grateful to your body (and soul) for what they allow us to do!

Enjoy your day and take care!

Namaste

 

 

Yoga basics – Etirons nous le haut du dos au bureau ou ailleurs – Let’s stretch our upper back at the office or elsewhere!

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Parfois il faut juste « bretzeliser »  nos bras… Sometimes you just have to « bretzel » your arms…

Bonjour à tous!

Un petit article au coeur d’une semaine un peu compliquée – trois gastros quasi simultanées à la maison, les bonheurs de la fin de l’automne!

La majorité d’entre nous passons nos journées (mal) assis, les épaules contractées, le dos vouté. Nos trapèzes sont en béton (à défaut de nos autres muscles), et notre dos est plus un C qu’un I…Etirons tout cela pour notre confort physique, pour nous détendre, et peut être même gagner quelques millimètres!

Je vous propose aujourd’hui une posture de yoga visant à étirer le haut et le milieu du dos, réalisables dans l’environnement dans lequel vous vous trouvez aujourd’hui!

Les bras en « aigle » (Garudasana)

En réalité la posture de l’aigle complète est une posture d’équilibre qui se réalise debout, sur une jambe – Ce n’est pas notre objectif aujourd’hui, ceci-dit la position des bras dans cette pose permet un excellent étirement du haut et du milieu du dos!

Assis confortablement (au sens du yoga, c’est à dire avec le dos long comme je l’ai présenté dans un article précédent):

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Etendez vos bras devant vous à la largeur et à la hauteur des épaules. Croisez votre bras droit au dessus de votre bras gauche, au niveau des coudes. Pliez les bras à 90°, mains pointées vers le ciel.

 

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Oui, vous avez remarqué que je ne sais pas bien dimensionner les photos, chaque chose en son temps!

 

« Enroulez » vos avant-bras et joignez vos deux paumes de main. Maintenant, éloignez les coudes du corps en tirant vers l’avant et vers le haut. Normalement, vous sentez l’étirement entre vos omoplates.

 

 

 

 

 

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En fait c’est beaucoup plus facile à faire que ne le laisse penser la lecture 🙂

 

Vous pouvez monter ou descendre vos bras (en respirant lentement et profondément – toujours!) pour chercher le meilleur étirement, et éventuellement, pencher votre tête vers l’avant pour relâcher votre cou. Recommencez de l’autre côté: croisez votre bras gauche par dessus le bras droit au niveau des coudes, enroulez les avant-bras, joignez vos paumes de mains et éloignez vos coudes du corps, vers l’avant et vers le haut.

 

 

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Hugging myself? peut être, mais j’étire aussi mon dos!

 

Une variation plus « simple » pour ceux qui n’aiment pas avoir les bras en bretzel (mais essayez tout de même, vous verrez ça fait du bien!): croisez tout simplement vos bras à hauteur d’épaule, attrapez l’épaule opposée et tirez vos coudes vers l’avant. Relâchez la tête vers l’avant et éloignez vos épaules des oreilles. Inversez ensuite le croisement des bras.

 

Et surtout, Respirez!

ça fait du bien n’est-ce pas?

Bon, le devoir (enfin la gastro) m’appelle, je vous présenterai donc d’autres étirements pour le dos un peu plus tard.

Appréciez votre journée et prenez soin de vous!

Hi everyone,

I’m just writing a short article today as my week is pretty complicated, with three gastroenteritis almost at the same time at home. we are solo enjoying the end of fall 🙂 !

Anyway – the majority of us spend our days poorly seated,  with our shoulders tensed, and our backs badly arched.  Our trapezius muscles are very hard (maybe the strongest of alls our muscles!), and our back looks like a C. Let’s stretch it for our physical (and psychological) well-being, to relax, and maybe to grow up by a few millimeters! I will present to you today a yoga posture to stretch your upper back wherever you are.

Garudasana arms (the eagle arms)

Actually Garudasana (the eagle pose) is a balance posture where you are standing on one leg – however we will not realize the full pose today as this is not the purpose of this article. I use it today because the positions of the arms in this asana are great to stretch your back!

Comfortably seated (in the yoga sense, I mean, with a long back as I explained in a previous article),  extend your arms shoulders width and height apart. Cross your right arm above your left arm, at the elbows. Bend your arms at 90° with your hands pointing toward the ceiling. Then « roll » your forearms and join the palm of your hands. Now, reach forward and up with your arms, taking the elbows away from the shoulders. You may feel the stretch in your upper back, between your shoulder blades. You can try to move your arms slowly up and down (breathing deeply and slowly, always), to look for the best stretch. You can also let your head tilt down to relax. Then do it again with the other side: cross your left arm above the right arm, bend at the elbow with the hands pointed towards the ceiling, roll your forearms, reach forward and away with your elbows and breathe deeply.

A simpler variation for those who do not like having « bretzel arms » (although I really advise you to try it as it is very nice, you will see!): just cross your arms at shoulders height, grab the opposite shoulder and reach forward with your elbows. Relax you head in front of you and keep your shoulders away from your ears. Then switch arms.

It feels good, doesn’t it?

Erk, I do have « gastro » obligations today so I have to go.

I will present to you other poses to stretch your backs really soon!

Enjoy your day and take care,

Namaste

 

 

On essaye le « Yin Yoga »? – Let’s try « Yin yoga »?

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Prêts pour 5 minutes de Pigeon?

Bonjour,

Vous regardez le planning de votre studio/ salle de sport, et paf, vous découvrez encore un nom de cours de yoga bizarre…Le « Yin yoga »… Décidément vous trouvez les rédacteurs de plannings vraiment créatifs. A moins que ça ne corresponde vraiment à quelque chose de particulier?

Le « Yin Yoga », contrairement au Vinyasa ou à l’Ashtanga, est un style de yoga très lent – voire statique en réalité – où on essaie de se relaxer et d’améliorer la souplesse du corps (et de l’esprit…). En général, on tient les postures au minimum 3-5 minutes, souvent plus. Dit comme ça ça paraît simple, en réalité c’est assez difficile!

En effet, s’il est finalement plutôt facile de tenir une posture quelques respirations (voir de ne pas la tenir du tout lors de certaines séances de vinyasa), augmenter la durée demande de calmer son esprit et de trouver un certain confort physique et mental dans la posture (puisqu’il est hors de question de souffrir – l’idée est au contraire de se détendre!). Or, quand on travaille l’ouverture des hanches ou du dos – ou de façon générale sur des parties du corps pour lesquelles on a aucune prédisposition à la flexibilité – c’est loin d’être évident…

J’ai longtemps eu des difficultés avec le « yin yoga » car au bout d’une minute le temps me paraissait interminable. Et puis, la pratique me permettant de progresser, j’ai appris à suivre ma respiration et à profiter de l’effet de la gravité sur la posture – et à l’effet de la posture sur le corps et l’esprit.

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Je vous assure qu’il m’a fallu quelques années pour apprendre à me détendre dans ce genre de postures (qui m’étaient par ailleurs totalement inaccessibles) ; Et j’ai encore tellement de progrès à faire!

Le « Yin yoga » est – à mon avis mais pas seulement – un excellent complément à une pratique plus dynamique – que ce soit du yoga ou un autre sport. On est parfois trop focalisés sur la force et le mouvement. Et ce style de yoga me paraît particulièrement recommandé en particulier, quand on est un peu éparpillé comme je peux l’être.

Ce qui me plaît particulièrement dans le Yin yoga

-Le travail sur les muscles/ligaments/tendons/articulations est différent et très complémentaire de ce qu’on fait habituellement. On sent les muscles et les articulations se détendre au fur et à mesure des secondes/minutes.

-Une pratique calme, posée – -Excellente à pratiquer le soir puisqu’elle encourage plutôt le repos!

-Une invitation à une pratique plus contemplative – voire méditative, donc une excellente préparation à la méditation

-Apprend à développer la patience, la concentration, mais aussi la flexibilité

-Permet de progresser sur les autres types de pratiques: s’étirer est essentiel pour tous

Ce qui m’est ou m’a été difficile

-J’ai souvent envie de m’agiter et de bouger, l’immobilité est un vrai challenge pour moi

-Mon esprit est lui aussi un peu dispersé – lui demander ainsi de se détendre et de se focaliser n’est pas évident

-Les postures sont parfois vraiment difficiles à tenir quand on démarre: je me souviens du premier cours de Yin yoga où on m’a indiqué qu’on resterait 7 minutes en Pigeon (mes hanches étaient très peu flexibles), j’ai cru défaillir!

-Apprend à développer la patience…Donc, difficile quand on est impatient!

Excellente fin de semaine à tous, n’oubliez pas de respirer, de vous reposer et de profiter!

English version

There are so many different yoga styles with incredible names…Have you heard of « Yin yoga »?I can ensure you it is not a joke, but a real yoga style.

Yin yoga is very different from – let’s say – Vinyasa or Ashtanga. It is a much slower and even static yoga style, the purpose being to relax the body (and mind) and increase the rang of motion. In a Yin yoga class, you will hold a posture for 3-5 minutes at least, but often more than this. This sounds simple, but actually it can be quite hard.

Indeed, it can be quite easy to hold an asana for a few breaths – or not holding it at all like in some vinyasa sequences. However, remaining in the pose involves calming the mind and finding physical and mental ease on the posture. Which is quite hard when you work on areas you are not naturally good at…

Yin yoga has been difficult for me as I was very impatient and time seemed  never-ending after the first minute…Then as I improved, I learnt to follow by breath and to make the most of the effect of gravity on the posture – and of the effect of the posture on by body and mind.

Yin yoga is a great addition to another more active practice – yoga or another sport as we often are too much focused on strength and movement. And it seems particularly recommended for people who are a bit too scattered – as I can be.

What I particularly like about Yin Yoga

-The work on the body – muscles – articulations is very complementary to what we usually do

-It is a calm, poised practice – excellent at night as it encourages rest

-It is contemplative, meditative and thus is an excellent introduction or preparation to meditation

-Learns patience, focus and flexibility

-Improves the other practices as stretching is crucial for everybody

What has been – or still is – difficult for me

-I want to move – staying unmoving is a real challenge for me

-My mind is very active and scattered – requiring that it relaxes and focuses is not so easy!

-Postures seemed really difficult to me at the beginning – I remember the first time I was told that we would stay in « Pigeon pose » for 7 minutes, I thought I was going to faint!

-Learning patience…is not easy for impatient people like me!

Have a wonderful week-end – do not forget to breathe, rest and enjoy!

Take care