Une petite mise au point et c’est reparti – Back after a few adjustements

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regarder autour de soi, y voir l’harmonie!- Nothing beats Mother Nature’s harmony

Bonjour à tous,

ça fait bien trop longtemps que je n’ai pas écrit sur le blog, et j’ai eu bien du mal à me poser pour rédiger cet article – et pourtant ça n’est pas faute d’avoir des choses à raconter! J’ai juste probablement manqué d’assurance pour vous en parler, car à cette période de ma vie je suis en transition: je deviens plus entière, plus « activiste » dans ma volonté de d’aligner ma vie et mon discours avec mes convictions.

Bref, la seconde partie du mois de juin et le début du mois de juillet ont été bien remplis. Fin de l’école pour la grande (et donc expéditions à la plage à un adulte et deux petits, toute une aventure), début de la garderie pour le petit, cours de yoga, et ma formation par laquelle j’apprends énormément chaque jour… Mais deux sujets se sont surtout imposés à moi pendant cette période: les ajustements à apporter à mon quotidien pour soigner ma thyroïde, et l’importance croissante du véganisme dans ma vie.

D’une part, je voulais avancer dans ma guérison de la thyroïde par des moyens naturels (alimentation, mode de vie, sommeil…). C’est un vrai challenge pour moi étant donné que je n’ai jamais fonctionné sans aucun médicament depuis le début de l’adolescence. j’ai beaucoup expérimenté sur le sujet depuis février. La base de mon « traitement » a été la mise en place d’une routine quotidienne de méditation, et ce depuis le début de l’année. Je me suis aussi astreinte à me coucher plus tôt, même si ceci ne garantit pas des nuits de sommeil vraiment réparatrices quand on a deux enfants en bas âge (work in progress, donc). J’ai aussi incorporé des exercices de respiration réguliers à mon quotidien. Une autre composante importante de la guérison est l’alimentation: là dessus j’ai beaucoup expérimenté, et je commence à trouver un rythme de croisière. Finalement, début juillet, je suis allée faire mes analyses sanguines, pour voir où j’en étais – dans la mesure où je ne prenais plus que la moitié de ma dose d’hormones initiale. J’étais assez anxieuse, compte tenu du discours médical sur le caractère « incurable » des maladies thyroïdiennes. Et là surprise, ma thyroïde était en grande forme! J’ai donc de nouveau divisé ma dose par deux, et j’arrêterai complètement les médicaments vers la fin de l’été si tout va bien. Je vous rédigerai un peu plus tard un topo complet et détaillé sur ce que j’ai fait – mais n’étant pas encore au bout de ce chemin, je préfère persévérer et croiser les doigts pour le moment! Par ailleurs, je ne conseille pas à qui que ce soit d’expérimenter avec sa santé sans l’accompagnement solide d’un professionnel médical. On ne joue pas avec les hormones…

D’autre part, dans cette quête d’harmonie et d’alignement au sein de ma vie – et donc de volonté de vivre plus en accord avec mes principes – il était logique que le véganisme prenne plus d’importance dans mon quotidien. Mon alimentation était déjà végane à quatre-vingt quinze pour cents depuis le début de ma dernière grossesse (et pour anticiper toute question, oui, notre fils était dans une forme éblouissante à sa naissance, au point de naître tout seul en quarante cinq minutes à la maison, mais c’est un autre sujet) – et avant cela, j’étais déjà végétarienne depuis des années. Ceci dit, il m’arrivait occasionnellement d’acheter des yaourts ou de cuisiner au beurre, et surtout, d’acheter des chaussures (trop souvent) en cuir, ou ce genre de choses, me disant qu’il n’y avait de toutes façons pas d’alternative satisfaisante (satisfaisante pour qui? Moi ou la vache qui a servi à fabriquer mes baskets?). Et puis, mon « souhait » de ne pas trop aborder le sujet par souci de ne pas déranger, d’être discrète. Bref. Aujourd’hui, je ne veux plus de cette dissonance cognitive. Je veux défendre ce en quoi je crois – à savoir la non exploitation et le respect de toute forme de vie ainsi que la préservation de notre environnement. Et aujourd’hui, il se trouve que ces deux aspects passent en pratique avant tout par le véganisme. Parce qu’il n’y a pas de raisons que les animaux nous servent, et parce que le mode de vie vegan est à mes yeux le plus respectueux pour notre environnement. Et puis, parce qu’on n’a pas besoin d’exploiter les animaux pour survivre, malgré ce que certains disent. Je serai amenée à développer ce sujet assez longuement par la suite, compte tenu de ma position actuelle, et ferai en sorte d’apporter tous les éléments nécessaires pour que ceux qui le souhaitent – mais qui manquent d’assurance sur la question – puissent sauter le pas. Pour un mode de vie plus respectueux, durable, et heureux. Plus humain.

Bref, j’ai l’impression de démarrer une aventure fantastique, sur la voie de la guérison, du progrès et de l’harmonie. Bien sûr, il y a des difficultés et des moments moins enthousiasmants que d’autres, mais l’intention et le coeur y sont.

Profitez de votre journée et prenez soin de vous!

Namaste

English version

Hello everyone,

It has been too long since the last time I wrote a post here, and I did have trouble sitting to write this one, even though I have so many things to say right now! Anyway, I most probably lacked self-confidence to tell you about all of that, as at this stage of my life I’m becoming more « whole », uncompromising, more « activist » in my will to align my life and speech with what I believe.

Anyway, June and July have been quite full with our eldest finishing school and then our youngest starting nursery, with yoga classes, and also my very enriching holistic health training course. However, two main topics imposed themselves on myself (is this sentence making any sense?): the ways to adapt my life in order to heal my thyroid, and veganism.

One one hand, I wanted to move forward in naturally healing my thyroid – which has been an ongoing process since February, when I found at some people managed to do so, despite what doctors say. It was a real challenge to me as I have never been without any hormonal medication since my early teenage years. Yep. I experimented a lot with this topic. The basis of my « treatment » was a daily meditation routine. I also obliged myself to go to bed earlier – even though it does not guarantee a good night of sleep when you have two little kids. I also incorporated breathing exercise into my daily life. Furthermore, I experimented with food a lot, and I may be finding the right balance to support my energy levels at the moment. Anyway, at the beginning of July I went to have my blood levels checked – and I was quite anxious given that doctors say that thyroid disease cannot be healed and you have to stick to the hormonal replacement your whole life.  I had a big surprise as my thyroid was in great shape (and I was only taking half of my initial medication dose). So I ended up dividing my medication by half once again, and I hope I’ll be able to stop it completely toward the end of the summer (it’s not carved in stone though, no absolute goals here!). I will definitely share the full journey later, but as I’m only half way I can just persevere and cross my fingers. Also, obviously I DO NOT recommend to experiment with your health without the help of a medical professional. Let’s not play with hormones…

In the other hand, as I was craving more harmony and alignment within my life – and so I was looking for a way to live more in consistency with my principles – it was only logical that veganism became more essential to me. I had already been eating ninety five percent vegan food since the beginning of my second pregnancy (and yes, our son was in perfect health when he was born – so healthy he was born « on his own » in forty five minutes at home but that’s another story…), and before that I had been vegetarian for years. However, I was still eating yogourts from time to time, and sometimes cooking with clarified butter, and I was still buying (a lot of) leather shoes and bags – convincing myself that there was no satisfying alternative (satisfying for who? me or the cow my shoes are made of?). Also, I did not want to talk too much about veganism as I wanted not to bother and favored discretion…over my beliefs. Anyway. Now I want to end the cognitive dissonance, and I want to stand up for what I believe – the non-exploration and respect of all forms of life, and protecting our environment. And veganism is about all of this. Because there is no valid reason to exploit animals, and because the vegan way of life is to my life the most sustainable. I will talk more about this very soon, given my position. I would like to give those who are interested many elements so they can take a step towards a more sustainable, respectful and happy way of life. A more human life.

Anyway, I feel I’m starting a wonderful journey, a health, personal development and alignment journey. Of course they are difficulties, and some moments are less thrilling than others, but my intention and my heart are there.

Enjoy your day and take care!

Namaste

 

 

 

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Invitons le Yin et le Yang dans notre vie – Let’s invite Yin and Yang in our lives

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Tout est question d’équilibre et de connexion avec son environnement… Everything is about balance and connecting with your environment!

Bonjour à tous!

Je suis depuis quelques mois une formation portant sur la santé et nutrition holistiques. J’ai donc pu découvrir et explorer de nombreuses philosophies de vie et de santé. Nous avons abordé notamment les médecines orientales, l’ayurveda, les concepts orientaux de Yin et Yang, et la macrobiotique (dont je vous reparlerai).

En parallèle, je finalise début juin, une formation au Yin Yoga (voir ici), un style de yoga très statique, contemplatif et méditatif qui permet de travailler les tissus conjonctifs du corps (fascia), d’améliorer la souplesse mais aussi d’apaiser l’esprit. On y trouve aussi une dimension philosophique très forte, fondée notamment sur les concepts orientaux du Yin et du Yang.

Cette coïncidence thématique me conduit à être plus attentive au jeu, à la puissance et à l’équilibre des forces Yin et Yang dans ma vie. Ce qui l’enrichit grandement!

Je suis très loin d’être une experte en philosophie orientale (et Taoïsme en particulier), mais je comprends le concept de la façon suivante: Le Yin et le Yang sont deux forces complémentaires et indissociables, en perpétuel mouvement, qui caractérisent tous les éléments du monde, s’équilibrent, sont à l’origine l’une de l’autre et n’existent que l’une par rapport à l’autre. C’est un concept puissant non?

Le Yin correspond plutôt au féminin, à la lune, à la nuit, aux couleurs sombres, à l’eau, au froid, à la lenteur, à l’immobilité.Le Yang correspond (relativement au Yin) au masculin, au soleil, au jour, aux couleurs claires, au feu, à la chaleur, à la rapidité, au mouvement. Ceci dit, une chose n’est « Yin » que par rapport à quelque chose de plus « Yang » et vice-versa, et toute chose Yin contient du Yang. Par ailleurs, quelque chose de Yin contient, en germe, le Yang. C’est un jeu d’équilibre et de changement perpétuel et éternel.

Selon les philosophies orientales, on a tout intérêt à vivre en harmonie avec la nature et à rechercher l’équilibre dans nos actions et pensées, autrement on se heurte à la maladie. Tout ceci est extrêmement riche et complexe, mais pour aujourd’hui je ne vais pas plus loin car cela brouillerait mon message.

Aujourd’hui, nos vies sont souvent à dominante très (trop) Yang: on a un rythme très intense, on est dans les transports ou on court en permanence, on est compétitif dans notre mode de fonctionnement, et quand on a un instant on file faire la fête (et de plus le printemps est une saison très Yang, tout ceci est donc exacerbé!). Or, pour que nos vies soient équilibrées elles ont aussi besoin de Yin! Et donc d’activités plus calmes, de lire, de méditer, de prendre un bain…D’inviter la force du calme et de la tranquillité dans notre vie.

Par ailleurs, ce qui est très Yang va avoir pour conséquence du très Yin, donc si on s’épuise avec quelque chose de très Yang on n’a même plus la force de se lancer dans quelque chose de gentiment Yin ensuite (lire, donc, ou prendre un bain), mais on ne pourra plus que s’écraser au fond du canapé sans bouger de toute la soirée (très, très Yin).

Ainsi, est-ce vraiment étonnant d’attraper tous les virus qui passent, quand on travaille trop, qu’on dort trop peu, et qu’on court en permanence? A l’extrême, à se laisser embarquer sur un chemin exagérément Yang, on risque le burn out (et donc de tomber dans un état de léthargie extrêmement Yin…).

Être attentif à l’équilibre des forces Yin et Yang nous permet donc de poser un nouveau regard sur l’équilibre de nos vies: à quoi ressemble cet équilibre, est-on plutôt tiraillé d’un côté ou de l’autre? Arrive-t-on à contrebalancer le Yang avec le Yin et le Yin avec le Yang? A-t-on des moments de travail, de relaxation? D’exercice physique, et de repos? de réflexion, et de détente?

C’est une approche qui enrichit grandement le quotidien…Et nous permet de nous améliorer, pour tendre à plus d’harmonie, de santé et de bonheur.

Profitez de votre journée et prenez soins de vous!

Namaste

English version

Hi everyone!

Those last months I’ve been studying a holistic health and nutrition course. I had the chance to discover and explore many philosophies and health paradigms. Amongst them, we talked about oriental medicines, Ayurveda, Yin and Yang, and macrobiotics. In the mean time, I am finishing a Yin Yoga training in June. Yin Yoga is a very static and contemplative yoga style – which allows you to work on the body’s fascia (connective tissues), improves flexibility and relaxes the mind. It has deep philosophical dimension, rooted in the taoist principles of Yin and Yang.

this lucky coincidence led me to be more aware of the game, power and balance of the Yin and Yang forces in my life. Which makes it richer!

I’m veeery far from being an oriental philosophy (and Taoism) expert, but here is in a few words how I understand Yin and Yang: they are two complementary and indivisible forces, always moving. They characterize all elements of the world, balance each other, originate in each other and only exist in relation to the other. This is a powerful concept isn’t it?

Yin would correspond to feminine, moon, night, dark, cold, water, slow etc. whereas Yang would correspond to masculine, sun, day, bright, hot, fire, fast, etc. However, every Yin thing is Yin only in relation to something more Yang, and every Yin thing contains some Yang. Also, every Yin thing contains the seed of Yang. It is like a balance and constant change game.

According to oriental philosophies, we should live in harmony with nature and balance our lives, otherwise we may get sick.  Those are extremely rich and complex but I do not go further today as it may be confusing.

These days our lives contain a great deal of Yang. We have crazy rhythms, we work a lot, run all the time, get very active and competitive. However, in order for our lives to be complete and balanced, we also need Yin, which would be more something like reading, meditating, slowly walking, taking a bath…We need to invite a sense of calm and peace in our lives. 

Moreover, when we are too much Yang, the consequence may be too much Yin…So when we are being creasy with work/sport/activity, then we do not have any energy left for a more Yin activity such as reading or meditating, and we can only crash in the couch for hours. 

Thus, is it really surprising to catch all the viruses when we are always in the yang and so out of balance? In an extreme situation we may be burned-out and so become extremely Yin, unable to do anything…

Knowing the existence of Yin and Yang allows us to be more aware of the balance in our lives: is our life balanced? Are we too much in the Yin or in the Yang?Do we manage to even out the Yang with some Yin and the Yin with some Yang? Do we have moments of work and rest? Physical activity and relaxation? Reflection and let go?

This approach really makes your life richer…And allows us to improve our lives, to move towards more harmony, health and happiness.

Enjoy your day and take care!

Namaste

 

 

 

 

Off my mat – Comment faire face aux difficultés et à l’incertitude? How to deal with difficulties and uncertainty?

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Quand on ne peut pas s’échapper dans une superbe petite crique cachée: respirer, se relaxer et se souvenir que tout ira bien au bout du compte – When you cannot escape to a beautiful hidden cove: Just breathe, relax and remember that everything will be alright in the end

Bonjour à tous!

Aujourd’hui je soulève une question à laquelle je ne vois pas de réponse universelle…On a tous nos propres solutions pour faire face aux difficultés, généralement construites et améliorées par essai/erreur au cours de notre vie!

Pour ma part j’ai toujours été d’un naturel assez angoissé à tendance catastrophiste. Enfin toujours je ne sais pas, mais depuis au moins vingt ans (soit les deux tiers de ma vie), ça c’est sûr. Peu reluisant non? Pendant longtemps, mon naturel anxieux m’a (trop) impacté au quotidien, m’empêchant parfois d’agir par peur de l’échec, ou au contraire me poussant à élaborer de multiples plans d’actions (plan A, plan B, plan C….les catastrophistes s’y retrouveront peut être). Parfois efficace, mais souvent inutilement épuisant. Ainsi, dès que la difficulté se présentait, j’avais cette sensation de constriction au niveau du plexus solaire et des trapèzes, et mon cerveau partait en mode apocalypse. Je caricature sans doute, mais pas tant que ça.

Mais je parle au passé: est-ce vraiment différent aujourd’hui?

Disons que j’ai pris conscience de mon naturel anxieux (ce n’est pas peut être pas mon naturel d’ailleurs, mais c’est un état que je côtoie depuis suffisamment longtemps pour le considérer comme tel). Et  disons qu’au lieu de le « combattre » (au sens violent du terme) ou de l’ignorer, j’essaie plutôt de prendre soin de moi et de « rassurer » mon esprit.

Lorsque j’entreprends une action ou un projet qui me tient à coeur, je veille à faire vraiment de mon mieux – à cent pour cent – pour ce qui dépend de moi- afin que cette action/ projet aboutisse. Pas question de faire les choses à moitié en se disant que de toutes façons l’échec est probable. Puis, je m’en remets au Ciel/à l’esprit universel/au destin /(remplacez par ce qui convient selon vos croyances ou non croyances personnelles). J’ai fait mon maximum, donc j’accepte l’imprévu, cette part du projet qui ne dépend pas de moi, et contre laquelle je ne peux aller. Cette dernière partie est de loin la plus difficile: elle implique pour moi de prendre conscience de l’anxiété causé par la situation – et je le ressens physiquement au niveau du plexus solaire – puis de me concentrer sur ma respiration afin de me ré-approprier l’espace « volé » par l’anxiété. Dans mon cas, ceci  implique aussi de méditer tous les jours (ou presque), afin de remettre les choses en perspectives et généralement (toujours) finir par réaliser que – quoi qu’il arrive, tout ira bien.

Et vous, comment faîtes-vous face à l’imprévu et aux difficultés?

Profitez de votre journée et prenez soin de vous!

Namaste

English version

Today I’m raising this question but I do not think that there is a universal answer…We all build our own solutions to cope with difficulties, generally built and fine-tuned through trial and mistake in the course of our lives!

I have always tended to be a quite anxious/ catastrophist person. Well always I am not so sure, but at least for the last twenty years – so two thirds of my life. No very glossy isn’t it? For an long time, my anxiousness impacted my daily life a lot, sometimes preventing me from acting the way I wanted – fearing failure- or on the contrary pushing me to elaborate plans A and B and C for any worst case scenario. Which could sometimes be efficient, but most of the time is uselessly exhausting. When I faced a difficulty, I had this feeling of constriction in the solar plexus and shoulders, and my brain went to apocalypse mode. I may caricature a bit, but not so much.

I’m using the past…Is it really different now?

Well at least I have acknowledged my anxious « nature » (which may not be so natural but which has been with me for so long that I consider it like that) instead of ignoring it. And, instead of fighting it (with some figurative « violence »), I try to take care of myself and reassure my mind. 

When I take action towards a project that is important to me, I make sure of doing my very best – one hundred per cent – instead of doing things by half (like, « because it is very likely that I will not succeed anyway »). Then I surrender to the Sky/ the Universal Spirit/ Destiny / (fill the blank with whatever works for you depending on your beliefs or no-beliefs). I do the maximum and then I accept the unexpected and this aspect of the project that does not depend on me. This last part is by far the most difficult, as it involves being aware of the anxiousness created by the situation (or by me living this situation) and that I physically feel in my solar plexus for example – and then breathing to regain the space « stolen » by anxiety. In my case, it also involves meditating every day – or almost- in order to reflect on things and often – always- come to realize that whatever happens, everything will be alright in the end.

How do you face difficulties and uncertainty?

Enjoy your day and take care!

Namaste

Avoir une routine matinale, pourquoi pas? – Let’s create morning rituals!

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Yoga sur la plage – ma routine matinale idéale – Beach yoga – my dream morning ritua

Bonjour à tous!

Difficile de trouver le temps de rédiger quelques mots ces temps-ci, mais me voici avec un court article sur un sujet qui me tient à coeur et que je souhaite partager avec vous: les routines matinales.

J’ai toujours été « du soir ». Petite déjà, j’avais tendance à me coucher (très) tard et à me lever (trop) tard. A l’inverse de mon grand frère qui, lui, se réveillait à 7h du matin le week-end! Ce penchant s’est aggravé avec les études, notamment à l’étranger – J’étais dans une université où il était possible d' »adapter » quelque peu ses heures de cours, et j’évitais au maximum de démarrer à 8h du matin…Bref. J’ai ensuite commencé à travailler, en me tirant toujours du lit avec difficultés. Et puis j’ai commencé à pratiquer le yoga régulièrement, et me suis aperçue que le meilleur moment pour l’intégrer de façon régulière à ma journée était le matin. Nous avons aussi deux enfants, et je me suis aperçue que le fait d’avoir un moment « à moi » dans la journée me manquait…Or, un moment « à soi » quand on est épuisé par une longue journée de travail suivie d’une soirée avec les petits (même s’il n’y en avait qu’une à l’époque), ça n’a pas trop de sens.

Bref, sur les dernières années je me suis aperçue que je sous-estimais très (trop) largement la valeur du petit matin , de ces heures (ou minutes) de calmes avant que la journée ne nous embarque!

Petit à petit, j’ai donc mis en place une sorte de routine matinale « pré-journée ». Pour moi, il s’agit principalement de boire de l’eau chaude citron-gingembre-miel, de pratiquer le yoga (entre 15 et 45 minutes selon le temps que j’ai), et de méditer (c’est à dire de suivre ma respiration) pendant quelques minutes. Il me faut donc me lever plus tôt qu’avant mais compte tenu des bénéfices ça vaut largement le coup:

-Je ne me sens plus « happée » par la journée, au contraire je suis bien réveillée et prête lorsqu’il faut s’activer (ce qui serait le cas si je me réveillais à la dernière minutes, les enfants affamés et le minuteur « il ne reste que 30 minutes avant de partir pour l’école » enclenché)

-Mon niveau de bien être le matin est très clairement augmenté – et mon niveau de stress est très largement diminué

-Je ressens les bienfaits de ce moment tout au long de la journée, je suis plus posée

-Quoique cette journée apporte, dans tous les cas je suis contente d’avoir « profité » de cette première heure, et j’ai l’impression d’avoir fait quelque chose de bien!

En fait, ce rituel du matin me donne l’impression de « m’accorder », comme un instrument de musique, avant de bien démarrer la journée.

Et vous, êtes-vous plutôt du matin ou du soir?Est-il difficile pour vous de vous lever? Avez-vous des rituels matinaux? Si oui lesquels, et si non, aimeriez-vous en instaurer?

Profitez de votre journée et prenez soin de vous!

Namaste,

English version

Hello everyone!

It is a bit difficult to find time to write those days – many things happening – but anyway I’m back with a short article about a topic that is important to me and that I would like to share with you: morning rituals!

I have always been an « evening » kind of person. Even when I was little, I would go to bed (too) late and get up (too) late. It was the contrary for my elder brother, who would get up at 7 am even on a Sunday…For me, it got worse as I grew up and went abroad studying – I was in a University where I could adapt a bit my schedule, and I did clearly avoid the 8 am classes…Anyway, I started to work and it did not get better. Then I started to practice yoga regularly, and I found out that the best way to include a home practice in my life was to do it in the morning. We also had two kids, and I realized I was missing time for myself – and having a bit of time at 10 pm after a long day of work and an evening taking care of the kids made no sense as I was too tired. 

Anyway, those last years I realized that I clearly underestimated the value of early morning   – those quiet hours (or minutes) before you get catcher by your day!

Little by little, I created a kind of « morning routine » for myself. It’s principally about drinking hot water with lemon, ginger and honey, practicing yoga (for 15 to 45 minutes depending on how much time I have), and medicating a few minutes by following my breath. It is true I have to get up earlier than I did, but it is worth it as the benefits are great:

-I do not feel « catched » by the day anymore, now I’m ready when it is time to « act » (it is clearly different from the time I waited for the last minutes and hungry kids to wake up, and then had to run to get everything ready for school or work)

-My morning well-being increased a lot – and my stress level clearly lowered

-I can feel the benefits of this hour all day long

-Whatever happens during the day, I’m still happy I could have this time in the morning  and I have the feeling I did something good

To me, morning rituals are like « tuning » myself (as if I were a music instrument?) before starting the day. 

Are you a morning or an evening person? Do you have trouble getting up in the morning? So you have a morning routine? If yes, what is it, and if no, would you like to have one?

Enjoy your day and take care!

Namaste

 

 

Yoga basics – S’asseoir, respirer et sourire – Sit, breathe and smile

Sukhasana
Partout, s’asseoir, respirer et sourire!

Summary in English below

Bonjour!

Aujourd’hui c’est jeudi. Le dernier week-end est déjà loin et le prochain pas encore tout à fait là. Si vous êtes au bureau, vous l’attendez peut être avec impatience…Et vous avez peut-être un peu mal au dos. Si vous n’y êtes pas, ça tombe bien, vous avez sans doute deux petites minutes devant vous pour vous relaxer!

Je vous propose de vous parler d’une posture que vous pouvez réaliser à peu près n’importe où, sans tapis, sans tenue spécifique: Sukhasana (un joli mot pour dire qu’on s’assoit en tailleur). Il y a même une option « open space »! L’idée, c’est de créer plus d’espace dans son corps et de se détendre.

Pour réaliser Sukhasana: asseyez-vous jambes croisées, sur un tapis ou sur le sol (peut-être pas du carrelage…). Vous voulez  que vos tibias se croisent (à peu près) au milieu. Pressez la tranche extérieure des pieds dans le sol, afin d’activer les jambes. Maintenant, prenez conscience de votre tronc: assez naturellement on tend à s’avachir, et nos épaules semblent se « refermer » sur le torse. Là, on va essayer de se redresser et de créer de l’espace à l’avant du corps.

On se redresse et on crée de l’espace

Pour cela, commencez par « presser » vos ischions dans le sol (les ischions ce sont les os en dessous des fesses). Dit comme ça, ça n’est pas forcément évident. Vous pouvez alors poser vos mains à côté de vos fesses, tendre les bras et presser vos mains dans le sol en essayant d’ouvrir vos épaules. L’effet est à peu près le même, on se redresse. Ensuite, vous allez essayer de vous grandir au maximum. Pour cela, imaginez qu’un fil est suspendu au sommet de votre crâne et qu’il vous tire vers le ciel. Il vous tire bien droit, donc votre dos s’allonge au maximum, sans cambrer (le bassin reste le plus neutre possible). Enfin, pour créer de l’espace à l’avant du corps, descendez vos omoplates dans le dos, et essayez de ramener la « pointe » des omoplates l’une vers l’autre. Regardez loin devant vous, le menton légèrement rentré pour aligner la tête dans l’axe de la colonne vertébrale. Fermez les yeux si vous le souhaitez. Reposez vos mains sur vos genoux, tout en conservant la tonicité (mais non la rigidité!) du tronc.

Surtout, respirez profondément, détendez vos épaules, et souriez!

Prenez cinq grandes inspirations et expirations – les plus lentes possibles – dans cette position.

Voilà, vous avez réalisé une posture de yoga, mais surtout, vous vous tenez droit et vous respirez profondément. Rien que ça, ça fait du bien!

Option Open-Space

Si vous êtes sur votre chaise de bureau et que vous ne vous voyez pas vous asseoir en tailleur sur le sol de l’open space (encore que, pourquoi pas?), pas de souci. Restez assis sur votre chaise, écartez vos pieds (posés au sol) à la largeur du bassin, et faîtes le même travail: on presse les ischions dans la chaise / ou les mains si besoin, on étire le dos grâce au fil qui relie le sommet de notre crâne au plafond (pas d’open space en plein air?) et on crée de l’espace à l’avant du corps en ramenant les omoplates vers le bas (et les « pointes » des omoplates l’une vers l’autre). On regarde loin devant soit, on vérifie qu’on respire librement et profondément, et que les épaules sont détendues. On ferme les yeux si on en a envie. Et on sourit  (il est loin d’être interdit de sourire au bureau)!

A très vite – et d’ici là, prenez soin de vous!

English summary

Today is thursday, and you may be looking forward to next week-end. Also, your back may hurt a little! If you are not at the office, you may have two minutes ahead of you to relax.

I propose to show you a pose that you can realize anywhere, without a mat or specific clothes: Sukhasana. I will even present an « open space » variation! The main idea being to create more space within the body and to relax.

To do « Sukhasana », just sit on the ground (maybe avoiding tiles if you can!). You want your shinbones to cross in the middle (more or less). Press the external edges of the feet in the ground in order to activate the legs. Now, beware of your upper body and torso. Naturally, we tend to get slouched, and our shoulders may curl inward. Now, we will try to straighten up as well as creating space in the front of the body.

Press your sitting bones into the ground. As it is not easy if you are not used to it, you can place your hands next to your butt and press them into the ground – getting your arms straight. Doing this, you straighten up. Then we will try to be as tall as possible. Imagine that there is a thread connecting the top of your head with the sky. It is pulling you up. Lengthen your back, keeping the hips neutral (avoid arching). To create space in the front body, Get your shoulder blades down into the back, drawing the lower tips together. Look far away, in front of you. Then close your eyes if you prefer. Rest your hands on your knees. Check that your shoulders are relaxed,  breathe deeply and smile!

Trys to hold the position around ten deep breathes.

You are doing yoga! And very importantly, you are sitting straight and breathing deeply, which is great.

Open space variation

You can do exactly the same, just sitting on your chair, with your feet hips wide apart. Press with your sitting bones and hands into the chair, use the thread connecting your head with the sky to lengthen your back, get your shoulder blades down into the back, trying to get the lower tip closer, keep the hips neutral. Relax your shoulders, smile, look straight in front of you, or close you eyes if you want, and breathe deeply!

Take care, Namaste!

 

On my mat – Ashtanga Yoga & Mysore, j’essaye ou pas?

Prasarita Padottanasana, un asana de la séquence debout en Ashtanga / an asana from the Ashtanga standing sequence
Prasarita Padottanasana, un asana de la séquence debout en Ashtanga / an asana from the Ashtanga standing sequence

Summary in English below

Etant assez curieuse (voire dispersée) de nature, j’ai pratiqué différents types de yoga. Je vous propose de vous faire part de ma perception de différents styles, ce qui pourra peut être aider certains d’entre vous, intéressés par le yoga mais un peu perdus dans cette « jungle » de noms à consonances plus ou moins exotiques!

Bien sûr, il ne s’agit que de mon ressenti, qui ne fait donc en rien autorité…à part dans mon esprit. Par ailleurs, ce ressenti évolue dans le temps puisque mes besoins aussi…

Je me suis intéressée assez tard à l’ashtanga yoga. Je trouvais cette pratique d’apparence trop austère, trop « masculine » (ça fait partie des rares cours où il y a autant voir plus d’hommes que de femmes),  et trop rigide.  Pour l’histoire de l’asthanga et sa description (travail sur la respiration, mantras, etc.) je vous renvoie à l’article Wikipedia en anglais qui est très complet. Je me permets simplement de rappeler que ce style a été fondée par K. Pattabhi Jois au milieu du vingtième siècle et que sa famille tient toujours les rênes de l’école (littéralement, puisque c’est sa famille qui nomme les professeurs autorisés).

Concrètement, lors d’une séance d’ashtanga, on travaille toujours les mêmes postures (asanas), dans le même ordre (ce qui constitue une série), avec un focus particulier sur la respiration et la connexion entre le regard et le mouvement. Lors des séances de « Mysore », on ne suit pas le professeur mais on travaille individuellement – ce qui implique d’avoir mémorisé la série auparavant (et elle est longue!) – Le professeur est là pour nous corriger et nous aider.

Pour ma part, l’Ashtanga yoga correspondait exactement à ce dont j’ai eu besoin à un certain moment de ma vie, c’est pourquoi j’ai commencé à le pratiquer, et je continue aujourd’hui car j’ai le sentiment qu’il me permet de progresser énormément.

Ce que j’aime dans l’Ashtanga

-La série d’asanas imposés: ceci facilite la concentration, fait travailler la mémoire (quand on pratique le style « Mysore ») et permet de progresser « en profondeur » sur chaque asana.

-Le côté très « complet » d’une séance, puisque grâce à la structure des séries on travaille toutes les parties du corps (ainsi que la respiration et la concentration bien sûr).

-L’accent sur la connexion respiration-mouvement et l’importance du regard, qui créent un état de concentration assez intense.

-L’atmosphère des séances de Mysore: chacun est très concentré, moins de risques de se disperser

-Le fait que ce soit un style très dynamique – je cherche encore la personne capable d’accomplir une série d’ashtanga sans transpirer!

Ce que j’aime moins dans l’ashtanga – du moins ce qui est plus difficile pour moi en ce moment

-La « rigidité » de la pratique, qui laisse selon moi un peu moins de place à la créativité et à l’inspiration que d’autres styles de yoga.  En d’autres termes, un style de yoga un peu moins « fun » (en apparence du moins) que d’autres.

-La frustration que peut engendrer le fait de bloquer sur certaines postures, puisque là il n’est pas question de les laisser de côté et continuer comme si de rien n’était. Alors effectivement, en soi c’est plutôt un point fort puisqu’en yoga, mieux vaut travailler ses points faibles que ses points forts, mais parfois ça n’en n’est pas moins frustrant!

-Trop de sauts – je vous avais prévenus on est dans le subjectif. Mes genoux sont un peu fragiles, j’y fais particulièrement attention, donc je me méfie des sauts. Vous me direz, avec suffisamment de « core strength » pas de risque – oui mais je n’en suis pas tout à fait là :). De façon général, j’ai l’impression que c’est un yoga qui peut « fatiguer » un peu le corps si on n’est pas extrêmement attentif.

Encore une fois ceci n’est que mon avis!

Je pratique la première série régulièrement et suis toujours très positivement étonnée de la « puissance » de l’ashtanga. Je vous recommande ce style si:

-Vous avez envie d’un yoga « qui bouge » et qui vous permette d’exprimer votre énergie

-Mais vous aimez avoir un « cadre » (ou vous avez l’impression que vous n’aimez pas ça mais en avez besoin)

-Idéalement, vous êtes prêts à pratiquer 1h30 d’affilée pour accomplir une série entière (ce qui n’est pas le cas de tout le monde!)

-Cela peut vous plaire aussi si, au delà des postures, vous vous intéressez aussi aux autres pans du yoga (respiration, mantras, méditation, alimentation, etc.)

Enfin, il faut savoir que la plupart des styles de yoga actuels sont basés sur l’ashtanga, et donc vous trouverez des éléments de l’ashtanga yoga un peu partout.

Je vous parlerai prochainement d’autres styles que j’ai pratiqués, d’ici là prenez soin de vous!

Summary in English

As I’m a bit curious – or even sometimes scattered! I tried many yoga styles. I want to share with you my vision of those schools. Of course it is only my personal advice – nothing scientific, all subjective!

I became interested in Ashtanga quite late as I tended to think that it was to rigorous and not fun enough for me (If you are interested in the history of Ashtanga,  you can read the Wikipedia article…). 

However, it was exactly what I needed at a certain time of my life therefore I started practicing it – and still do.

What I particularly like about Ashtanga:

-The fixed sequence: it helps focusing, develops memory, and we can really improve each asana.

-The very complete/ exhaustive sequence: Along the sequence we work all body parts, and also breath and focus.

-The connection between breath,  eyes and movement, which create a very deep focus.

-The atmosphere during the Mysore classes – very focused and studious.

-It is very energetic, so it is a great way to express and direct my energy.

What I find less attracting – or more difficult

-I find it very rigorous and not always very fun – as it is a fixed sequence, I find there is not a lot of place for creativity and inspiration.

-It can sometimes be frustrating when a pose is difficult or seems impossible, as you cannot go further. It is a very good « yogic » experience but still, it is frustrating.

-Too much jumping for me –  It is very personal but my knees are a bit fragile and I’m very careful about my joints, so I sometimes find it a bit « violent ». You could say I lack muscle to support the joints – and it is quite true! But anyway it is what I feel right now.

I think that you will really enjoy this yoga style if:

-You are looking for something very energetic

-But you also like (or need!) a stricter frame to direct your energy

-You are willing to spend 1h30 doing yoga

-But also if you are interested in other aspects of yoga, such as breathing, mantras, philosophy as the Ashtanga yoga is a very broad and complete system

Finally, many of the « modern » yoga styles are based on Ashtanga yoga so you will find some elements of Ashtanga yoga in many yoga classes.

Have a wonderful day and take care!

On my mat – Le yoga pendant la grossesse

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Le yoga m’accompagne depuis des années et c’est un énorme plus dans mon quotidien. Mes journées sont toujours meilleures lorsque je prends le temps de pratiquer – je me sens plus calme, plus posée, plus « moi »; mais aussi mieux physiquement. J’ai l’impression que le yoga permet d’accorder le corps et l’esprit, comme s’il s’agissait d’un instrument de musique.

Ainsi, enceinte, il était évident et important pour moi de continuer à pratiquer – c’est l’évolution de cette pratique que je souhaite partager avec vous aujourd’hui.

Il m’est arrivé de lire que la pratique du yoga n’est pas conseillée pendant les trois premiers mois de la grossesse. En fait, à en lire certains articles, il semblerait que presque TOUT – à part dormir, travailler et manger des yaourts pasteurisés- soit déconseillé pendant cette période. Dans mon cas, étant donné mon passé et de mon mode de fonctionnement, il était important de me créer une parenthèse de sérénité pendant ces longues semaines et le yoga me permettait de répondre à ce besoin. J’ai donc poursuivi ma pratique, en l’adaptant.

Lorsque je suis tombée enceinte, cela faisait déjà quelque mois que je focalisais ma pratique sur l’Ashtanga et le « Mysore ». Il s’agit d’une pratique assez rigoureuse et exigeante physiquement, je l’ai donc très fortement adaptée pour les premières semaines de la grossesse: je ne pratiquais plus 6 jours par semaine mais plutôt 3 à 5 en fonction de mon niveau de fatigue – la fatigue est très présente pendant le premier trimestre et je ne me suis jamais forcée. J’ai immédiatement supprimé tous les saut (notamment dans les salutations au soleil) (il faut dire que je sautais déjà peu, ma musculature n’étant pas très développée et mes articulations un peu fragiles) et toutes les torsions. Pour le reste, j’y suis allée à l’intuition,  en « ressentant » l’effet des mouvements sur mon corps. Pendant ces semaines, je ne suis allée à aucun cours de yoga et n’ai pratiqué que chez moi pour aller vraiment à mon rythme, ne pas risquer une correction de posture qui me m’aurait mise mal à l’aise, et, je dois dire, ne risquer de m’exposer à aucun « jugement » sur le fait de pratiquer ou non pendant cette période, les avis étant très divergents.

J’ai repris une pratique plus « intensive » bien que de plus en plus modifiée pour le second trimestre: je suis alors retournée pratiquer le Mysore au sein d’une école, et j’ai repris ma pratique quasi quotidienne. J’avais beaucoup d’énergie pendant ce semestre, et plus de nausée, j’ai alors énormément apprécié la pratique. Au fur et à mesure des semaines, j’ai enlevé ou adapté des positions à mon évolution physique, et essayé de mettre l’accent sur la lenteur – en tenant les postures plus longtemps – et un côté plus « Yin » que « Yang » (ce qui n’est pas évident pour moi!!).

Enfin, pour le troisième trimestre, j’ai continu sur ce même rythme; toujours en adaptant les postures à mes sensations. Lorsque je suis entrée dans le 8e mois mon col s’est modifié et j’ai donc du prendre du repos et « faire attention ». J’ai alors revu la composition de ma pratique – 75% assise ou allongée – et je continue ainsi aujourd’hui.

La grossesse apporte son lot de bouleversements physiques et émotionnels: le yoga est alors un fantastique support, qui permet de s’approprier ce « nouveau corps » en constante évolution, de se sentir en forme (je n’ai eu aucun souci de dos ou autre jusqu’ici, pendant cette grossesse), mais aussi de mieux vivre ses émotions. Je suis également convaincue que tout se travail sur le lien entre la respiration et le mouvement peut être très bénéfique pour l’accouchement… Espérons que ceci sera effectivement le cas le moment venu!

Je reviendrai plus tard sur les postures que j’ai pratiqué à différents stades de cette grossesse, et également sur les différents cours de yoga pour femmes enceintes que j’ai pu essayer pendant cette grossesse et la précédente.

D’ici là, prenez soin de vous!