Donc ça y est, je vieillis. Vraiment? / So here it is, I’m getting older. Am I?

img_20161213_151250
« Pas encore arrivée » certes mais curieuse de voir jusqu’où j’irai…Et comment! « Not there yet » yes, but looking forward to seeing where I’ll go and how!

 

Donc, demain c’est mon anniversaire. Et un grand.

Mes sentiments ont été très mélangés ces derniers jours, entre l’excitation d’entamer une nouvelle décennie, et la tristesse – quand même un peu, oui – de quitter celle-ci.

Et j’ai envie de dresser un petit bilan des dernières années. Rapide, très résumé, car il s’est passé tant de choses. Lorsque je les regarde, j’éprouve énormément de gratitude. J’ai l’impression que cette décennie a été d’une richesse infinie. Il y a eu des épreuves et des blessures évidemment, des virages, des nids de poules. Mais surtout…Que de chemin parcouru! Et que la route est belle! Globalement, je me sens tellement mieux qu’il y a dix ans. Tellement plus heureuse, tellement plus apaisée, et tellement plus proche de ce que je suis, au fond de moi. J’ai tombé de nombreux masques, renoncé à des choses – ou des concepts – qui ne me servaient pas vraiment. Et je me suis enfin mise sur MA route.

Parmi ce dont je suis le plus reconnaissante: la construction d’un amour solide et profond, la chance d’avoir accueilli deux être extraordinaires dans notre famille, le retour de la spiritualité dans ma vie, la découverte du yoga et de la méditation, et grâce à ceci la redécouverte de moi-même. La compréhension et l’acceptation de ma vision du monde. Un sentiment d’amour infini pour ma famille. Bon, et puis des aventures professionnelles enrichissantes – mais surtout celle que je souhaite démarrer à présent.

Il y a certaines choses dont je suis particulièrement fière, aussi. Car si un adjectif devait qualifier cette décennie, pour moi, ce serait le courage. J’ai surmonté des difficultés de santé conséquentes, sans jamais abandonner. J’ai laissé tomber mes artifices superflus, accepté mon imperfection. J’ai donné la vie, deux fois,  dont une « au naturel » (à la maison, avec l’aide de mon mari, true story). J’ai élevé nos enfants (de loin mon boulot le plus difficile!), en faisant de mon mieux. Et j’ai enfin écouté et suivi ma vocation, au détriment -peut être – de l’idée que je me faisais de mon statut social.

Il y a eu des apprentissages, que les épreuves traversées m’ont apportés. ça, j’ai tant appris ces dernières années…A chaque difficulté, à chaque erreur son enseignement. Souvent douloureux, mais toujours précieux. Savoir que la santé n’est pas un acquis. Savoir que quand on n’écoute pas son coeur, le corps finit par s’exprimer plus fort. Savoir que donner toute son énergie pour de grandes entreprises n’a pas forcément de sens – enfin pour moi. Savoir garder la bonne distance. Savoir que l’ambition professionnelle, ce n’est pas forcément grimper les échelons. Savoir que rien n’est plus précieux que la vie, et en particulier d’un enfant. Et qu’en accueillir est une chance dont on n’a parfois pas assez conscience.

Et bien sûr, des éléments que je souhaiterais améliorer à l’avenir. Tant de choses, tant de choses…J’espère vivre très vieille pour pouvoir progresser le plus possible, mais je sais bien que tout peut s’arrêter demain. Donc: ne pas procrastiner, surtout, car chaque instant est précieux. Être (encore) plus authentique, vivre ma vérité, sans me soucier de mon  image. Exprimer – plus – mon amour aux Êtres que j’aime. Travailler sur ma colère…C’est un chantier entamé mais bien loin d’être terminé. Reconnaître que mes émotions sont ma force, mais sans me laisser déborder. Savoir regarder mes blessures en face, avec moins de résistance, et plus de compassion. Aller au delà de mes peurs, avancer, avancer.

Voilà, le bilan est dressé.

J’ai beaucoup pleuré, j’ai beaucoup ri, j’ai tant appris.

Merci la vie, continue comme ça, s’il te plaît.

Et vous, lorsque vient votre anniversaire, est-ce que vous vous sentez un peu émotifs? Et est-ce que vous aimez dresser des bilans pour avancer?

Profitez de votre journée et prenez soin de vous!

Namaste

PS: la photo…Je pratique le yoga depuis des années mais je n’avais jamais approché « hanumasana » avant ces derniers mois, tant j’en avais peur. Peur de craquer un ischiojambier ou quelque chose comme ça…Bref j’ai fini par essayer. Régulièrement. Sans attendre de résultat, juste essayer, comme une petite expérience. Et là, maintenant, le sol est tout près. Bref, je vieillis, mais j’apprends, et je rajeunis, quelque part.

English version

So, tomorrow it’s my birthday. And a BIG one.

I had pretty mixed feelings those days – excited to start a new decade, but also quite sad to exit this one. 

And I feel the need to summarize on paper those last ten years. When I look at them, I feel very deeply grateful. I feel like this decade has been so very rich. There were ordeals and wounds of course, there were turns, there were pot-holes. But more than anything…What a journey, and I enjoyed the road so much! Globally I feel so much better than ten years ago. So much happier, so much more peaceful, so much closer to what I really am. I abandoned some masks, renounced to things – or ideas – that did not really serve me. And I finally decided to follow my own path.

Among the things for which I’m the most grateful: having been building a strong and deep love, having welcomed two wonderful Beings into our family, welcoming back spirituality into my life, the discovery of yoga and meditation – and through this the re-discovery of myself. The understanding and acceptation of my own vision of the world. A feeling of infinite love for my family. And rewarding professional adventures of course, and especially the one I’m starting now.

There are things that make me especially proud, also. If I had to choose one adjective to define this decade, it would be courage. I came across and overcame health hardships without giving up. I gave up some unnecessary artifices, accepted my imperfection. I gave birth twice – and one completely « naturally », at home helped by my husband. I raised the kids – most difficult job ever – doing my best every day. And I finally listened to myself and followed my path, even though it means a less brilliant social status.

There were many things I learnt from my hardships and errors. I learnt so, so much those years. For each challenge, each error, I learnt something. It was often painful, but always essential.  Knowing that health has to be taken care of, and that when you do not listen to your heart, the body starts screaming. Understanding that giving all our energy to big companies makes no sense – at least for me. Keeping the right distance. Knowing that professional ambition may not mean promotion or this kind of corporate stuff. Understanding that nothing is more important than life – especially life of kids – and that welcoming a child is a gift – which we sometimes are not aware enough.

And of course so many things I would like to improve – I hope I’ll grow very old to take care of all of that. But I also know that everything can stop tomorrow. So, avoiding procrastination, as each instant is precious. Being (even) more authentic, closer to my truth, without caring for what other people think of that. Express – more – my love for the People in my life. Working on my anger – that a big project I started but it is so far from being done. Recognize that my emotions are a strength, but not being overwhelmed. Being able to look at my wounds with less resistance and more compassion. Being afraid, and doing things anyway. Doing, being.

That’s it.

I cried a lot, I laughed a lot, I learnt so much.

Thank you life, thank you so much, please continue like that.

And what about you, are emotional when it’s your birthday? And do you like to assess the past to move forward?

Enjoy your day and take very good care of you!

Namaste

PS: about the picture…I have been practicing yoga for years but I did not approach « Hanumasana » before those last months. I was to afraid I might tear my hamstring or something like that. And then one day I tried. And tried again. Without any expectations, just as an experiment. And now the floor is so close. Anyway, I’m growing older, but I’m learning, and getting younger in a way.

 

Publicités

Avoir une routine matinale, pourquoi pas? – Let’s create morning rituals!

20160108_130433
Yoga sur la plage – ma routine matinale idéale – Beach yoga – my dream morning ritua

Bonjour à tous!

Difficile de trouver le temps de rédiger quelques mots ces temps-ci, mais me voici avec un court article sur un sujet qui me tient à coeur et que je souhaite partager avec vous: les routines matinales.

J’ai toujours été « du soir ». Petite déjà, j’avais tendance à me coucher (très) tard et à me lever (trop) tard. A l’inverse de mon grand frère qui, lui, se réveillait à 7h du matin le week-end! Ce penchant s’est aggravé avec les études, notamment à l’étranger – J’étais dans une université où il était possible d' »adapter » quelque peu ses heures de cours, et j’évitais au maximum de démarrer à 8h du matin…Bref. J’ai ensuite commencé à travailler, en me tirant toujours du lit avec difficultés. Et puis j’ai commencé à pratiquer le yoga régulièrement, et me suis aperçue que le meilleur moment pour l’intégrer de façon régulière à ma journée était le matin. Nous avons aussi deux enfants, et je me suis aperçue que le fait d’avoir un moment « à moi » dans la journée me manquait…Or, un moment « à soi » quand on est épuisé par une longue journée de travail suivie d’une soirée avec les petits (même s’il n’y en avait qu’une à l’époque), ça n’a pas trop de sens.

Bref, sur les dernières années je me suis aperçue que je sous-estimais très (trop) largement la valeur du petit matin , de ces heures (ou minutes) de calmes avant que la journée ne nous embarque!

Petit à petit, j’ai donc mis en place une sorte de routine matinale « pré-journée ». Pour moi, il s’agit principalement de boire de l’eau chaude citron-gingembre-miel, de pratiquer le yoga (entre 15 et 45 minutes selon le temps que j’ai), et de méditer (c’est à dire de suivre ma respiration) pendant quelques minutes. Il me faut donc me lever plus tôt qu’avant mais compte tenu des bénéfices ça vaut largement le coup:

-Je ne me sens plus « happée » par la journée, au contraire je suis bien réveillée et prête lorsqu’il faut s’activer (ce qui serait le cas si je me réveillais à la dernière minutes, les enfants affamés et le minuteur « il ne reste que 30 minutes avant de partir pour l’école » enclenché)

-Mon niveau de bien être le matin est très clairement augmenté – et mon niveau de stress est très largement diminué

-Je ressens les bienfaits de ce moment tout au long de la journée, je suis plus posée

-Quoique cette journée apporte, dans tous les cas je suis contente d’avoir « profité » de cette première heure, et j’ai l’impression d’avoir fait quelque chose de bien!

En fait, ce rituel du matin me donne l’impression de « m’accorder », comme un instrument de musique, avant de bien démarrer la journée.

Et vous, êtes-vous plutôt du matin ou du soir?Est-il difficile pour vous de vous lever? Avez-vous des rituels matinaux? Si oui lesquels, et si non, aimeriez-vous en instaurer?

Profitez de votre journée et prenez soin de vous!

Namaste,

English version

Hello everyone!

It is a bit difficult to find time to write those days – many things happening – but anyway I’m back with a short article about a topic that is important to me and that I would like to share with you: morning rituals!

I have always been an « evening » kind of person. Even when I was little, I would go to bed (too) late and get up (too) late. It was the contrary for my elder brother, who would get up at 7 am even on a Sunday…For me, it got worse as I grew up and went abroad studying – I was in a University where I could adapt a bit my schedule, and I did clearly avoid the 8 am classes…Anyway, I started to work and it did not get better. Then I started to practice yoga regularly, and I found out that the best way to include a home practice in my life was to do it in the morning. We also had two kids, and I realized I was missing time for myself – and having a bit of time at 10 pm after a long day of work and an evening taking care of the kids made no sense as I was too tired. 

Anyway, those last years I realized that I clearly underestimated the value of early morning   – those quiet hours (or minutes) before you get catcher by your day!

Little by little, I created a kind of « morning routine » for myself. It’s principally about drinking hot water with lemon, ginger and honey, practicing yoga (for 15 to 45 minutes depending on how much time I have), and medicating a few minutes by following my breath. It is true I have to get up earlier than I did, but it is worth it as the benefits are great:

-I do not feel « catched » by the day anymore, now I’m ready when it is time to « act » (it is clearly different from the time I waited for the last minutes and hungry kids to wake up, and then had to run to get everything ready for school or work)

-My morning well-being increased a lot – and my stress level clearly lowered

-I can feel the benefits of this hour all day long

-Whatever happens during the day, I’m still happy I could have this time in the morning  and I have the feeling I did something good

To me, morning rituals are like « tuning » myself (as if I were a music instrument?) before starting the day. 

Are you a morning or an evening person? Do you have trouble getting up in the morning? So you have a morning routine? If yes, what is it, and if no, would you like to have one?

Enjoy your day and take care!

Namaste

 

 

Offmymat – Le yogi serait-il un abominable granivore? / Is the yogi an abominable seeds eater?

20151226_214222
ça c’est vegan et c’est super bon – et devinez quoi? Le vin aussi! Et c’est au Café Pinson à Paris – So, this is vegan food – and guess what? Wine is too!

 

Bonjour à tous!

Ce sujet m’amuse et est souvent objet de curiosité, donc je vous en parle.

Il semblerait que celui qui pratique le yoga soit facilement désigné « coupable » d’emblée de végétarisme  (ne consomme pas de viande) – voire pire, de véganisme (végétalisme – ne consomme pas de produits animaux). Ceci, parfois sur un ton à la limite de l’insulte: du style « hey tronche de vegan ». Qu’on l’imagine tel un ascète, se tenant à l’écart des plaisirs de la vie (qui se résument à l’entrecôte et aux pieds de cochon, c’est bien connu!), voué au malheur et aux feuilles de laitue blanchâtres. Ou juste comme un être un peu bizarre mais en tous cas peu respectueux de notre culture (blanquette, de veau pot au feu, what else?). Le mélange yoga/ végétarisme/ véganisme…granivore est facile et rapide, et vient souvent avec une image très négative!

Il est vrai que le yoga est sous-tendu par le principe de non-violence, « ahimsa ». Ce principe s’applique à l’ensemble de notre vie: non-violence envers nous-même, envers les autres, l’environnement, par nos actes et nos pensées. Il en découle assez naturellement que beaucoup de yogis sont/ ou deviennent avec le temps végétariens. Mais ceci n’a rien d’obligatoire, et je n’ai jamais vu un professeur de yoga enjoindre ses élèves à un tel changement! D’autant plus qu’on peut aussi tout à fait pratiquer le yoga sans s’intéresser à la philosophie sous-jacente.

En revanche, le principe « Ahimsa » implique de faire ses choix en conscience, et de favoriser la moindre violence, les yogis non végétariens auront donc plutôt tendance à choisir des circuits ciblés (en gros et selon mon interprétation, éviter d’acheter des produits animaux issues de filières industrielles « violentes » et favoriser le bio et les petits producteurs).

En plus de la volonté du respect de l’environnement et du refus de la violence inutile pour nous nourrir, le végétarisme s’accorde avec la logique de respect du corps et de l’esprit inhérente au yoga: on va préférer quelque chose qui va nous faire du bien, du point de vue du goût mais aussi de la santé et de la clarté de l’esprit! Et beaucoup de  yogis ont souvent tendance à considérer que la tartiflette ne facilite pas la pratique ou la clairvoyance (si vous avez déjà fait l’expérience d’une après-midi au bureau post fondue, vous savez de quoi je parle)…Mais si elle produit l’effet inverse chez vous il faut y aller!

Ainsi, si le végétarisme semble un choix assez naturel pour beaucoup de pratiquants (un peu assidus) du yoga, ça n’est pas DU TOUT une obligation, même s’il me semble qu’ils consomment moins de produits animaux que les non-yogis (pour les raisons sus-citées: la qualité et la moindre violence ne se trouvant généralement pas à moindre coût!). Beaucoup de yogis ne consomment pas du tout de produits animaux (« vegans »). C’est souvent mon cas à mon domicile, mais à l’extérieur je suis plutôt végétarienne pour des raisons de praticité – et parce que la flexibilité est importante pour moi.

Par ailleurs, contrairement à l’image qui perdure dans certains milieux, du vegan pâlichon grignotant tristement sa feuille de laitue ramollie et sa rondelle de tomate, l’alimentation végétarienne et vegan est extrêmement diversifiée et la cuisine végé est excellente! On n’a pas conscience de la variété de plantes comestibles – et délicieuses – disponibles (et les plantes ne se résument pas aux salades et aux tomates – pensez céréales, légumes secs, fruits, noix, graines… et tous leurs dérivés)! Et si le non-végétarien imagine que le vegan est forcément malheureux d’être privé de blanquette, le vegan imagine l’omnivore malheureux de ne pas connaître les beurres de noix et autres délices « plant-based »! C’est une question de culture, et d’ouverture. Respectons-nous donc!

N’oublions pas cependant qu’il semblerait que du point de vue de la santé, on ait tous intérêt à consommer plus de plantes et (beaucoup, beaucoup) moins de produits industriels!

Je reviendrai sur le sujet prochainement pour partager avec vous des blogs de cuisine végétariens délicieux et des recettes « plant-based ». Même sans avoir envie d’être végé on peut apprécier un repas sans viande!

Prenez soin de vous et profitez de votre journée!

English version

Hello everyone!

This topic is kind of funny to me and often attracts curiosity so I’ll talk to you about it.

It seems that when you practice yoga, some people automatically think that you are « guilty » of being a vegetarian (oooooouuuuuh!) – or worse, a vegan (a what?)! – This is sometimes stated as a kind of insult (like, « you damn vegan! »). Those same people imagine you as an ascetic person, isolated from life’s pleasures (which can only be beef or pork legs of course!), condemned to unhappiness and white-ish lettuce leaves. Or they just imagine you as a strange person, disrespectful of our culture (« blanquette de veau » or « pot au feu » being the kings of my homeland). Confusing yoga/ vegetarism/ veganism happens quickly, and this confusion often occurs with a poor image!

What is true is that yoga is based on the « non violence » principle, ahimsa, which is primordial in all areas of our lives: with ourselves, other people, and the environment, in our actions and thoughts. So, naturally, many yogis are vegetarian (do not eat meat) or even vegans (do not eat or use animal products), but it is not required at all and I have never met a yoga teacher ordering that! Also, many people do practice yoga as a physical exercice, without being interested in the philosophy.  

However, « ahimsa » involves that you do things consciously, and that you do prefer prefer less violence, so most yogis I know – when they do want to buy animal products – tend to choose targeted distribution channels (they mostly avoid big industrial violent channels).

In addition to respecting environment and refusing useless violence, vegarism and veganism are pretty in line with the yogic idea of respecting the mind and body. We tend to prefer things that are going to love us back – which taste good AND are good for our body and mind! And we tend to consider that « tartiflette » (a French dish loaded with cheese and pork) is not ideal for practicing and for the clarity of the mind.

Thus, vegetarism seems pretty natural to many yogis BUT it is not at all an obligation. Many are even vegan, which means that they do not eat or use animal products. I admire that but I’m eating vegan only at home generally, and outside I’m vegetarian, as I like going out and I favor flexibility in my way of life.

Contrarily to what many people many think – especially in my homeland cheese and meat based food culture – vegetarian and vegan food is very diversified and delicious. We generally are not aware of all the delicious plants that we can use! (think grains, lentils, beans, nuts, fresh or dried foods, seeds, and all that we can do with it).  And when the non-vegetarian imagines that the veggie must be unhappy of missing « blanquette », the vegetarian feels sorry for the non-vegetarian who is missing nuts butters and other plant-based great foods! It is all a question of culture and mind-openness. Let’s all respect each others!

Just let’s not forget that we would all benefit from eating much more plants and less industrial products!

I will share with you great cooking blogs and vegetarian recipes, as you can enjoy a meatless meal even if you are not vegetarian or vegan!

Enjoy your day and take care,

Namaste

 

 

 

 

 

 

 

 

Yoga basics – La sérénité est à quelques respirations – Serenity is a few breaths ahead

 

20150802_134729.jpg
Saluer après la pratique…Sérénité. (Enceinte de huit mois)

Bonjour!

La sérénité, ça se respire…

Où que vous soyez – prisonnier d’une réunion stressante, dans le métro, à la caisse bondée d’un grand magasin où vous avez décidé de trouver tous vos cadeaux de Noël, ou bien chez vous-  vous avez les moyens de (re)trouver la sérénité…dans votre souffle. Je vous propose de prendre quelques instants pour vous (re)connecter à votre respiration, et voir ce que ça fait! Au pire, il ne se passera rien pour vous de très remarquable, mais vous serez plus oxygéné. Au mieux, vous serez très détendu et aurez envie d’explorer un peu plus la pratique!

Asseyez-vous confortablement – Idéalement en sukhasana, comme nous l’avons vu précédemment, c’est à dire les jambes croisées à mi-tibia, le bassin neutre (on ne cambre pas), le dos le plus long possible, les omoplates descendues dans le dos – et avec les pointes qui se rapprochent. Vos mains sont tranquillement posées sur vos genoux. Si vous êtes sur votre chaise de bureau, vos pieds sont écartés à la largeur du bassin, le travail du dos est le même que ci-dessus, et vos mains sont posées sur vos cuisses. Si vous êtes debout, vos pieds pressent le sol, vos jambes sont actives, et vous allongez votre dos en imaginant qu’un fil relié au sommet du crâne vous tire vers le ciel. Voilà.

Tout d’abord, observez votre respiration. Elle peut être saccadée, courte, rapide…Mais rarement tranquille, apaisée, et profonde. Dommage non? Quand on pense à toute cette capacité pulmonaire délaissée! Et à toutes ces cellules qui ne demandent que de l’air! Aujourd’hui, soyons sympas avec elles, apportons leur de l’oxygène.

Pour cela, prenez une première inspiration, assez profonde mais confortable, en essayant d’utiliser l’ensemble de l’espace disponible, et pas seulement la partie supérieure de la cage thoracique: sentez d’abord votre ventre se gonfler (on arrête de rentrer le ventre!), puis votre cage thoracique se soulever. Sur la fin de l’inspiration, lorsque la cage thoracique est « pleine », remarquez que le ventre dégonfle légèrement. Ensuite, sur l’expiration, le ventre revient en position initiale, puis la cage thoracique.

Recommencez, en mesurant la longueur de l’inspiration et de l’expiration: plutôt quatre, cinq secondes, ou plus? Prenez quelques inspirations et expirations en observant ainsi leur durée. Puis, essayez de les allonger et les égaliser progressivement: par exemple, si l’inspiration durait quatre secondes et l’expiration trois secondes, essayez d’inspirer sur cinq temps et d’expirer sur quatre, puis d’inspirer et d’expirer sur cinq temps. Vous pouvez allonger plus, mais il faut que ça reste confortable!Prenez une dizaine de respirations sur ce rythme. Si votre esprit s’échappe pour penser à votre liste de courses ou aux cadeaux de Noël à trouver, ramenez le gentiment sur votre respiration. Puis, observez l’effet de cette action sur vous: êtes vous plus calme, plus détendu?

Passez une belle journée, et prenez soin de vous!

English version

Hello!

Serenity exists within the breath

Wherever you are – stuck in a stressful meeting, in the underground, cueing to buy your Christmas presents, or at home – you can find (again) serenity within your breath. I propose that you take a few moment to connect with your breath and see what it does! Worst case scenario, you will not experience anything noticeable but you will enjoy more oxygenated. Best case scenario, you will feel deeply relaxed and you will want to explore more!

Sit comfortably – ideally with your legs crossed as we saw before, with a long back and your hands relaxed on your knees. If you are on a chair, your feet are hips width apart and your hands rest on your thighs. If you are standing, your feet are pressing the ground, your legs are active, and your back is as long as possible (imagine that there is a string connecting the top of your head to the sky, and it is lifting you up).

Observe your breath: is it jolting? Short? Fast? Is it calm, deep? Unfortunately the last ones are rarely the case in daily life. This is too bad, when we think of all this lungs capacity unexplored, and of all our cells, which crave oxygen! Today let’s be nice, let’s bring some air to them.

To do this, take a first inhalation, deep but confortable, using all of your lungs capacity (not only the upper part of your thorax). Fell you abdomen rising (not the moment for flat tummy), and then the upper part of your torso. Your abdomen tends to deflate at the end of the inspire, when the lungs are full. Then, On the exhale, the abdomen comes back to its initial shape, and the upper part of the torso deflates.

Start again, observing the length of the inhale and of the exhale. Take a few respirations observing their duration: is it three, four, five seconds? Next, you will try to lengthen your inhales/exhales and to make them equal. as an exemple, if the inhale was four seconds and the exhale was three seconds, you will make the inhale five seconds and the exhale four seconds, and then both of them will last five seconds. You can lengthen them but it still has to be comfortable. Take around ten full cycles at this rhythm. If your mind goes away – thinking of your shopping or Christmas list…Just bring it gently to your breathing. Then observe the effect of breathing on yourself: are you calmer, more relaxed?

Enjoy your day and take care!

Namaste

Question du jour – A-t-on besoin d’être souple ou fort pour commencer le yoga? – Question of the day – Do you have to be flexible or strong to practice yoga?

20151122_155445
Pas assez fort pour soulever les pieds – et alors? Not strong enough to lift up your feet – and so what?

 

English summary below

Bonjour!

Le yoga vous intrigue – vous en entendez beaucoup parler, vous aimeriez bien essayer, mais vous vous dites peut-être: « non mais moi le yoga je ne peux pas, je ne suis pas souple du tout » ou alors « non mais je n’ai aucune force! ». Vous savez-quoi? ça tombe bien, vous n’en n’avez pas besoin!

On a parfois l’impression que certains yogis sont des contorsionnistes « body-buildés ». En réalité, pas besoin d’être « souple » ou « fort » pour démarrer le yoga: la pratique crée un équilibre entre la force et la souplesse, mais cela n’implique pas de l’être à la base. Par ailleurs, être « souple » ne veut pas dire grand chose puisqu’en général, certaines parties de notre corps sont flexibles et d’autres complètement raides. Idem avec la force. Et, le yoga intégrant toutes les parties du corps, on est (presque) tous complètement raides ou faibles à un moment donné. Avec le temps, on gagne en flexibilité et en force globalement,mais c’est une conséquence de la pratique, pas un pré-requis.

Par exemple, de mon côté, j’avais par exemple, il y a quelques années, l’articulation hanche/fémur très bloquée. Hors de question d’envisager de pratiquer le lotus ou ce type de postures. Avec le temps mon bassin s’est assoupli – je n’en suis pas encore au lotus pour le moment, mais je m’en rapproche. A contrario, je connais des personnes qui ne font pas de yoga et qui ont le bassin suffisamment souple pour envisager ce type de postures… De même, mes bras ne me permettent pas de réaliser certaines postures qui demandent plus de force. Peu importe, je travaille avec eux, et ce faisant ils se renforcent…On a chacun nos particularités, et je ne connais personne pour qui tout soit facile!

D’autre part, la (très grande) souplesse est plutôt un point de vigilance en yoga car on tend alors à se reposer sur cette souplesse des ligaments au lieu d’utiliser nos muscles. Le risque de blessure est alors assez fort puisque les articulations ne sont plus « soutenues » par les muscles – et que les ligaments ne peuvent pas s’étirer à l’infini! Une personne souple doit donc apprendre, en yoga, à travailler avec ses muscles et non ses ligaments, et donc à construire sa force. De même, si on est très musclé à la base, on est parfois complètement « raide » (car on a travaillé plus sur la contraction du muscle que sur sa longueur), et là on va donc essayer de gagner en souplesse pour créer l’équilibre recherché. Et si on n’est ni souple, ni fort, et bien on va construire les deux.

La seule souplesse et la seule force dont vous avez vraiment besoin pour pratiquer le yoga sont celles de l’esprit. Il faut être suffisamment flexible et fort pour avoir envie d’apprendre, pour se détacher de l’image qu’on renvoie et pour se remettre en question constamment afin de progresser. Il faut accepter de ne pas en être exactement là où on voudrait, et accepter les conseils qu’on peut nous donner avec humilité et bonne volonté. Mais cette flexibilité et cette force là ne sont qu’une question de volonté – et la bonne nouvelle, c’est qu’elles grandissent aussi avec la pratique!

Enfin, n’oublions pas que le yoga prône l’acceptation et le respect de notre corps (et de notre esprit). Soyons reconnaissants pour ce qu’il nous permet de faire, quel que soit sa forme, et quel que soit là où on en est aujourd’hui!

Appréciez votre journée et prenez soin de vous!

English version

You may be interested in yoga – you have heard of it, you would like to try it, but you are thinking « I cannot do yoga, I’m not flexible at all! » or, « I do not have any physical strength! « . You know what? it does not matter, and you do not need any of that.

Some yogis  look like « body built » contortionists. Actually, you need neither (physical) flexibility or strength to start yoga. Indeed, being flexible or strong does not really mean anything as generally, when you are flexible in a specific area of the body (let’s say forward bend) you are rigid in another area (let’s say backbends). And as yoga integrates all body parts, it is very likely that you are going to be weak or rigid at some point! With time and dedication, we improve our strength and flexibility, but this is a consequence of the practice, not a prerequisite.

As an example, my hips were clearly blocked a few years ago. Lotus or this kind of strong hip openers were very far from accessible to me! With time I gained some flexibility even though I cannot practice the full lotus « by the book ». I’m getting closer! On the contrary I know people who do not practice but can do this kind of pose … Also, my arms are weak, but it does not matter, I work with them. We all have our specificities and I do not know anybody for whom everything is easy!

Furthermore you have to be careful if you are very flexible as you may rely on your ligaments instead of muscles, which may be dangerous are ligament are not infinitely flexible. In this case you have to learn to use and build muscles. On the contrary , a very muscular person may be very « rigid » and has to work on flexibility to create balance. If you are neither flexible nor strong, you will build both.

The only real flexibility and strength you need to practice yoga is flexibility and strength of the mind: You have to be strong and flexible enough to be willing to learn, to free yourself from your image, to call yourself into question in order to improve. You have to accept that your may not be exactly where you want, and accept help with humility and goodwill.But this strength and flexibility are only a question of wanting. And good news, they also grow with practice!

Finally, let’s not forget that yoga is about accepting, respecting and being grateful to your body (and soul) for what they allow us to do!

Enjoy your day and take care!

Namaste

 

 

Yoga basics – Etirons nous le haut du dos au bureau ou ailleurs – Let’s stretch our upper back at the office or elsewhere!

20151122_160036
Parfois il faut juste « bretzeliser »  nos bras… Sometimes you just have to « bretzel » your arms…

Bonjour à tous!

Un petit article au coeur d’une semaine un peu compliquée – trois gastros quasi simultanées à la maison, les bonheurs de la fin de l’automne!

La majorité d’entre nous passons nos journées (mal) assis, les épaules contractées, le dos vouté. Nos trapèzes sont en béton (à défaut de nos autres muscles), et notre dos est plus un C qu’un I…Etirons tout cela pour notre confort physique, pour nous détendre, et peut être même gagner quelques millimètres!

Je vous propose aujourd’hui une posture de yoga visant à étirer le haut et le milieu du dos, réalisables dans l’environnement dans lequel vous vous trouvez aujourd’hui!

Les bras en « aigle » (Garudasana)

En réalité la posture de l’aigle complète est une posture d’équilibre qui se réalise debout, sur une jambe – Ce n’est pas notre objectif aujourd’hui, ceci-dit la position des bras dans cette pose permet un excellent étirement du haut et du milieu du dos!

Assis confortablement (au sens du yoga, c’est à dire avec le dos long comme je l’ai présenté dans un article précédent):

20151122_160024

 

Etendez vos bras devant vous à la largeur et à la hauteur des épaules. Croisez votre bras droit au dessus de votre bras gauche, au niveau des coudes. Pliez les bras à 90°, mains pointées vers le ciel.

 

20151122_160030
Oui, vous avez remarqué que je ne sais pas bien dimensionner les photos, chaque chose en son temps!

 

« Enroulez » vos avant-bras et joignez vos deux paumes de main. Maintenant, éloignez les coudes du corps en tirant vers l’avant et vers le haut. Normalement, vous sentez l’étirement entre vos omoplates.

 

 

 

 

 

20151122_160032
En fait c’est beaucoup plus facile à faire que ne le laisse penser la lecture 🙂

 

Vous pouvez monter ou descendre vos bras (en respirant lentement et profondément – toujours!) pour chercher le meilleur étirement, et éventuellement, pencher votre tête vers l’avant pour relâcher votre cou. Recommencez de l’autre côté: croisez votre bras gauche par dessus le bras droit au niveau des coudes, enroulez les avant-bras, joignez vos paumes de mains et éloignez vos coudes du corps, vers l’avant et vers le haut.

 

 

20151122_160057
Hugging myself? peut être, mais j’étire aussi mon dos!

 

Une variation plus « simple » pour ceux qui n’aiment pas avoir les bras en bretzel (mais essayez tout de même, vous verrez ça fait du bien!): croisez tout simplement vos bras à hauteur d’épaule, attrapez l’épaule opposée et tirez vos coudes vers l’avant. Relâchez la tête vers l’avant et éloignez vos épaules des oreilles. Inversez ensuite le croisement des bras.

 

Et surtout, Respirez!

ça fait du bien n’est-ce pas?

Bon, le devoir (enfin la gastro) m’appelle, je vous présenterai donc d’autres étirements pour le dos un peu plus tard.

Appréciez votre journée et prenez soin de vous!

Hi everyone,

I’m just writing a short article today as my week is pretty complicated, with three gastroenteritis almost at the same time at home. we are solo enjoying the end of fall 🙂 !

Anyway – the majority of us spend our days poorly seated,  with our shoulders tensed, and our backs badly arched.  Our trapezius muscles are very hard (maybe the strongest of alls our muscles!), and our back looks like a C. Let’s stretch it for our physical (and psychological) well-being, to relax, and maybe to grow up by a few millimeters! I will present to you today a yoga posture to stretch your upper back wherever you are.

Garudasana arms (the eagle arms)

Actually Garudasana (the eagle pose) is a balance posture where you are standing on one leg – however we will not realize the full pose today as this is not the purpose of this article. I use it today because the positions of the arms in this asana are great to stretch your back!

Comfortably seated (in the yoga sense, I mean, with a long back as I explained in a previous article),  extend your arms shoulders width and height apart. Cross your right arm above your left arm, at the elbows. Bend your arms at 90° with your hands pointing toward the ceiling. Then « roll » your forearms and join the palm of your hands. Now, reach forward and up with your arms, taking the elbows away from the shoulders. You may feel the stretch in your upper back, between your shoulder blades. You can try to move your arms slowly up and down (breathing deeply and slowly, always), to look for the best stretch. You can also let your head tilt down to relax. Then do it again with the other side: cross your left arm above the right arm, bend at the elbow with the hands pointed towards the ceiling, roll your forearms, reach forward and away with your elbows and breathe deeply.

A simpler variation for those who do not like having « bretzel arms » (although I really advise you to try it as it is very nice, you will see!): just cross your arms at shoulders height, grab the opposite shoulder and reach forward with your elbows. Relax you head in front of you and keep your shoulders away from your ears. Then switch arms.

It feels good, doesn’t it?

Erk, I do have « gastro » obligations today so I have to go.

I will present to you other poses to stretch your backs really soon!

Enjoy your day and take care,

Namaste

 

 

Yoga basics – Soyons forts – La planche! – Let’s be strong – Plank pose!

Bonjour!

Quand je vous dis planche, je n’évoque pas la posture détente, flottant sur le dos dans la piscine, lunettes de soleil vissées sur le nez, mojito à portée de main (sur une bouée?).

Non, la planche en yoga (ardha chaturanga dandasana), c’est une posture fondatrice – très simple et sobre d’apparence mais qui permet de renforcer l’ensemble du corps!

20151122_155244
Ardha chaturanga dandasana donc, une planche sans piscine et sans mojito?

J’ai envie de vous en parler car il me semble qu’on est nombreux à pouvoir bénéficier d’un peu de renforcement et de beaucoup d’énergie. C’est un exercice que je recommande plutôt le matin – ou en tous cas, pas juste avant de se coucher car cette planche là réveille plus qu’elle n’endort.

Personnellement, c’est une posture que j’apprécie beaucoup car elle me permet de progresser sur de nombreux points (notamment la force à développer dans les épaules, les bras, les poignets) mais aussi parce qu’elle énergise énormément. Elle permet aussi de faire travailler son esprit car il faut se concentrer. Après quelques planches vous êtes forcément bien réveillés!

Pour entrer dans la posture, je vous conseille de commencer à quatre pattes, pieds à la largeur du bassin, puis de tendre les jambes. Vous pouvez alors ajuster la « longueur » de votre planche: vos épaules doivent être au dessus des poignets, et vous devez conserver assez de force dans le tronc donc il ne faut pas que les pieds soient trop éloignés. Pressez la base des orteils dans le sol et poussez vers l’arrière avec vos talons. Votre corps forme une ligne droite des épaules aux talons: vos jambes sont « engagées » (les quadriceps et l’ensemble des cuisses sont contractés, les rotules remontées), le bassin est « neutre » (on ne cambre surtout pas); le plancher pelvien tonique, on ramène le nombril vers l’intérieur et vers le haut (sans exagération puisque l’on doit pouvoir respirer profondément). On détend les trapèzes: ce ne sont pas eux qui travaillent! On engage les épaules en pressant dans le sol avec les mains, et on descend les omoplates dans le dos. Les bras sont tendus (mais pas en hyper extension: on ne se repose pas sur l’articulation du coude, ce sont les muscles des bras qui travaillent). Vos mains sont à plat sur le sol (pressez dans la base des doigts et la paume des mains) et positionnées dans le prolongement des bras, les épaules sont au dessus des poignets. Votre tête est dans le prolongement de votre dos et vous regardez le sol devant vous.

Si vous sentez que votre poids est trop vers l’avant (sur vos mains), c’est le moments de pousser vers l’arrière avec vos talons et vers le haut avec vos cuisses, et peut être d’engager plus vos abdominaux (pas en serrant mais bien en remontant).

On respire profondément, on sourit, on se détend,  et on essaie de tenir cinq – ou une dizaine si on peut- de respirations!

Vous pouvez aussi tester la planche sur les avant bras, un très bon exercice pour renforcer les bras, les épaules et le haut du dos. La seule différence est la position des bras – les mains sont à plat sur le sol, on repose sur les avant-bras, les épaules sont au dessus des coudes. On éloigne les clavicules l’une de l’autre et on presse dans le sol avec les bras. On garde les mêmes actions que pour la planche au niveau du tronc, des jambes et des pieds!

20151122_155314
La planche sur les avant bras – si après ça vous n’êtes toujours pas réveillé je ne sais plus quoi faire!

Tentez aussi les variations rigolotes: levez une jambe (en poussant vers l’arrière avec votre talon et en gardant la jambe levée dans l’alignement de la hanche), ou – soyons fous -levez une jambe et un bras (on allonge le bras vers l’avant, en gardant l’épaule alignée avec la seconde). Vous pouvez aussi ramener un genou sous l’aisselle, prendre cinq respirations, puis changer de jambe: ceci accentuera le travail des abdominaux!

Pour sortir de la posture, vous pouvez revenir en chien tête en bas en poussant les fesses vers le ciel et vers l’arrière. Ou bien, si vous avez besoin de repos, posez vos genoux au sol, asseyez vous sur vos talon, penchez vous vers l’avant jusqu’à avoir la tête au sol, en posture de l’enfant (balasana).

20151122_155955
Quitter la planche pour le chien tête en bas

Enfin, si, au contraire, la planche ne vous est pas encore accessible (si, par exemple, vous cambrez systématiquement – vous risqueriez alors d’abimer vos lombaires), vous pouvez la réaliser en gardant les genoux au sol. Vous effectuez alors le même travail, et vous tendrez les jambes le moment venu!

Alors, une planche tous les matins pour remplacer le premier café?

A très bientôt, et d’ici la prenez soin de vous!

English version

Hello!

When I talk about plank pose, I’m not thinking about the delighting relaxed plank you can do in the swimming pool.

Plank pose, in yoga, is a strengthening – and awakening posture that I like very much as it is very energizing. It is a great exercise for the body – and also to get the mind calm and focused!

To come into the pose, you can start an all fours, legs hip width apart, and then straighten your legs. You want your shoulders to be stacked over your hands and you also want to have access to your core so do not try to create a too long plank. Press the balls of your feet into the ground and reach back with your heels. Your body is like a straight line from the top of your head to your feet: to achieve this firm your legs by lifting the knee caps, contracting your quadriceps. Keep your pelvis neutral – you do not want to tilt back. Engage your core muscles, draw the navel inward,  and extend your torso. Relax the trapezius – which are not the ones working here! Engage the shoulders by pressing the hands into the ground, and activate the muscles stabilizing the shoulder blades.Keep the arms straight (but do not rely on the elbow articulation, you would hurt yourself. Your arm muscles are the ones supporting you). Press your whole hands (balls of the fingers and palm into the ground). Keep the hands aligned with the arms. Keep your head aligned with the back and gaze on the floor in front of you.

If you fell there is too much weight in your hands, push back with the heels, and engage more the legs and the core muscles.

Breathe deeply, and try to keep the pose for maybe 5 breathes – or, let’s be crazy, 10 breathes?

If you like challenges, you can also try plank on the forearm: the work is the same but you are pressing the forearms and the hands into the floor. Be careful of stabilizing your shoulder blades and keep your shoulders stacked above the elbow. Push back with the heels, and engage your legs and core muscles.

You can also play with plank and its variations, keeping one leg up (but still aligned with the hip), and then the other, or even one leg and the opposite arm at the same time. 

To leave the pose, you can push your buttocks up to downward facing dog (picture above), or bring your knees to the ground, sit on your knees, and relax with your head on the floor in front of you, in child’s pose.

If plank pose is not accessible at the moment, you can try it with your knees on the floor. You are doing the same work with the rest of the body, and you will straighten your legs when it’s time!

So, one plank every morning to replace the first coffee?

Take care!

Namaste