Apprendre à se connaître, Vivre une vie amplifiée, et offrir notre étincelle aux monde! / Learning to know yourself, Living an amplified life, and offering your spark to the world

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Parce que prendre soin de soi commence par mieux se connaître!

L’étude de soi ou auto-analyse est un pilier fondamental du yoga – qu’on appelle Svadhyaya – un joli mot n’est-ce pas?

Ainsi, on cherche à se comprendre soi-même, on examine nos comportements, nos pensées, on prête attention à ce qu’on ressent, à ce qu’on fait.

N’est-ce pas un pilier du bien-être et du développement personnel également?

Voire, un élément fondamental d’une vie consciente?

A mon sens, s’étudier, porter, volontairement, notre attention sur nous même, est une des clés d’une vie épanouie et amplifiée.

En effet, comment être mieux si on ne sait pas, déjà, comment on est vraiment, à l’intérieur de soi?

Comment grandir et se développer si on ne fait pas un état des lieux de notre esprit et de notre coeur au préalable?

Comment s’intéresser aux autres si on ne fait pas l’effort de s’intéresser à ce qui se cache à l’intérieur de nous?

Svadhyaya, ça n’est pas perdre son temps à « regarder son nombril », ça n’est ni du narcissisme ni de l’autoflagellation, c’est s’auto-analyser, regarder ce qu’on a dedans, pour vivre pleinement notre vie et aussi, peut être, partager notre étincelle avec les autres.

C’est poser son regard à l’intérieur de soi, avec bienveillance, comme on le poserait sur un enfant qu’on aime. Un regard honnête et compassionnel, source de progrès et d’harmonie.

Concrètement: c’est une pratique qu’on peut approcher et développer au travers de toute activité du quotidien: s’arrêter une minute, regarder comment on réagit à telle ou telle chose, essayer de se comprendre soi-même. Le yoga et la méditation, en particulier, aident énormément à enclencher ce processus: lorsqu’on médite, on observe souvent nos pensées qui passent. Lorsqu’on pratique le yoga, on observe nos réactions à telle ou telle posture, à telle difficulté, tel inconfort. Mais faire la vaisselle, répondre à un email d’un client, corriger des copies, ou encore traverser n’importe quel évènement du quotidien peut tout à fait se prêter à cette auto-analyse!

Evidemment, pour expérimenter, il nous faut une méthode concrète: en juin, prenons cinq minutes chaque soir, choisissons un évènement de la journée, et intéressons-nous à notre comportement au travers de cet évènement. Sans jugement, mais avec curiosité, avec bienveillance, en essayant de comprendre nos modes de fonctionnement. On prend note, et on s’offre, à nous même, notre attention.

Car après tout, on n’est rien d’autre que la personne avec laquelle on passe le plus de temps dans notre vie.

English version

Know yourself, live an amplified life, and offer your spark to others

Because taking care of yourself starts with learning to know yourself!

In Yoga, the study of the self or self-analysis – Svadhyaya- is an essential cornerstone of practice.

We study ourselves, we examine our behaviors, our thoughts, we bring our attention to what we feel and what we do.

Isn’t this a foundation of well-being and personal development also? 

And even, a pilar of a consciously lived life?

To me, studying ourselves – and voluntarily bringing our attention to ourselves is a key of an amplified life.

Indeed, how can we get better if we don’t really know how we are feeling inside?

How can we grow and develop if we don’t make an inventory of our soul and of our heart?

How can we be sincerely interested in others if we don’t know what’s hidden inside of ourselves?

Svadhyaya is not loosing time looking at your own belly button, it is not narcissism or self-flagellation, it is auto-analyzing yourself, looking at what’s inside, to live your own life fully and also sharing your spark with others.

It is looking inside yourself with deep benevolence, the way you would look at a child you love;

It is bringing a honest and compassionate look, source of improvement and harmony.

Concretely it is a practice that we can approach and develop throughout any of our daily activities.

Stopping for one minute, looking at how we react to things, and trying to understand ourselves. Meditation and yoga can be strong tools to start this process: when we meditate, we can observe the thoughts that pass by. When we practice, we can observe our reactions to postures, to difficulty, to discomfort. But washing the dishes, answering a client’s email, or any other daily activity can be used for introspection!

As we need a method to do stuff, I’m proposing a simple method to you: in June, each day, let’s take five minutes, let’s choose one event from the day, and let’s get interested in how we lived this event. Without judgment but with great curiosity, with benevolence, just trying to understand what happens inside of us. Let’s take note of this and observe to ourselves our full attention.

Because, after all, we are the person with whom we do spend all of our life.

Namaste and take great care of yourself!!

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Connaître ses limites et être son propre gardien

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Sorry, this post is only in French for now, will try to translate it whenever possible

J’ai commencé à travailler tôt.

A treize ans, je gardai un enfant contre rémunération pour la première fois.

A quinze ans, pendant les vacances, je prenais mon vélo à six heures du matin pour aller revêtir mon uniforme de serveuse dans un golf.

Etudiante, j’ai vendu des assurances, été hôtesse d’accueil, puis « chasseuse de têtes » (de loin mon meilleur job étudiant), et enfant chargée de recrutement.

A vingt-deux ans, j’étais cadre en entreprise.

Et ceci était censé, semble-t-il, être mon chemin pour les quarante années suivantes, au moins.

Pourtant j’ai toujours su que ma voie était ailleurs. Mais sur ce sujet, nous reviendrons un autre jour.

Là, aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de limites.

Car mes limites, j’ai longtemps eu du mal à les appréhender et à en prendre soin.

Et je crois qu’on est nombreux dans ce cas, donc allons-y gaiement, parlons-en.

J’ai toujours eu tendance à donner trop de ma personne. Jusqu’à la limite du burn-out.

Sans doute à cause de mon esprit « consciencieux »: l’envie de faire au mieux de mes capacité, d’offrir le meilleur résultat possible à celui qui demande le service.

Sans doute aussi en raison d’un certain perfectionnisme: la crainte de n’être pas assez, la peur que l’autre ne soit pas satisfait de ce que j’ai fait (ou pire, de moi en tant que personne). Alors, je fais plus, juste au cas où.

Et puis sans doute, en partie, par envie de vivre complètement la vie, au maximum, d’être sûre de ne pas la laisser filer.

Enfin, sans doute par manque de recul: le nez écrasé dans le guidon, c’est bien moi, complètement moi.

Bref: le résultat est le même: je me suis épuisée, dès mes premières années, en entreprise.

Mais je ne m’en suis pas rendue compte DU TOUT. J’ai continué de plus belle, parce qu’on m’encourageait, que mes patrons semblaient apprécier tant mes résultats que l’idée du « labeur » difficile. Parce que prendre un air sérieux et épuisé, raconter qu’on était sous antidépresseur et rester jusqu’à minimum vingt heures chaque jour c’était plutôt bien vu là ou je travaillais.

Et puis des évènements personnels douloureux m’ont fait relativiser l’importance de ce que je faisais pour ces entreprises.

En plus, comme je l’écrivais auparavant, je savais que je ne serais pas toujours salariée, qu’une autre voie m’attendait. Et il me fallait survivre et prendre soin de moi pour pouvoir rejoindre cette voie.

Et c’est ainsi, non sans mal, que j’ai commencé à prendre soin de mes limites.

A dire non aux réunions non indispensables à vingt heures. A la surcharge de stress improductif.

Et c’est ainsi que j’ai accepté d’être une moins bonne élève, voire de renoncer au brillant (?) avenir qui m’attendait en entreprise. Adieu promotions et perspective de saisir un jour le grand D (comme « directeur ») (de quoi que ce soit, on s’en fiche tant qu’on est directeur!)

Et c’est ainsi que, sachant que je n’ai qu’une vie sous cette forme et avec les talents qui me sont propres, j’ai décidé de suivre MA voie. Celle qui m’appelait depuis des années.

Mais ça ne veut pas dire pour autant qu’il est plus facile pour moi d’identifier mes limites.

Parce que si le contexte a changé, je garde les traits qui forment mon « karma » pour cette vie là: cette peur de n’être pas assez, et cette envie de trop bien faire, de rendre service dès que possible. Et cet élan de saisir la vie, pleinement.

On m’avait dit « carpe diem », alors, je le cueille, le jour. Et même qu’après je le replante et j’essaie d’en faire un potager. Bref.

La semaine dernières j’ai donc, à nouveau, dépassé mes limites.

La différence, c’est que cette fois-ci, je les ai tout de suite repérés, les signes: l’épuisement physique, la fatigue nerveuse, le sentiment d’être débordée. L’impression d’être dans un tunnel sans en voir le bout.

La chance que j’ai eu sur le moment a été de savoir que ça n’était que très temporaire.

Et la chance énorme que j’ai en conséquence, est de savoir, grâce à cet épisode, concrètement, quelle est ma limite.

Pour en prendre soin à long terme.

Apprendre à connaître ses limites passe, je crois, par l’étude de soi. S’observer. Reconnaître quand c’est trop. Avoir l’humilité de reconnaître qu’on est pas tout puissant, et que oui, c’est trop (là-dessus évidemment j’ai de la marge de progrès). Avoir la sagesse de ré-adapter notre activité et de prioriser (tiens, là aussi).

Non, on ne pourra pas tout faire.

Non, on ne pourra pas être partout à la fois.

Et si on est obligé d’être là, la tout de suite, alors respirer, prendre un peu de distance, se rappeler que ça n’est temporaire. « ça » va s’arranger.

Oui, le monde nous appartient, mais pas comme on croit. Pas pour nous cramer en croyant pouvoir tout contrôler.

Connaître ses limites, c’est aussi pouvoir les étendre petit à petit, de l’intérieur.

Reconnaître le signe qu’on est allé trop loin, devenir son propre gardien, sa propre bonne étoile.

Prendre soin de soi.

On est humain après tout, on est fragile.

Faisons de petites choses qui peut-être deviendront de grandes choses mais ne cherchons pas à être des dieux.

Namaste et prenez grand soin de vous!

Repartir à zéro et surfer la vague / Starting again from zero and surfing the wave

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English version below

Je n’ai pas écrit depuis plus d’un an…Et ce n’est pas faute d’y avoir pensé.

Dans les périodes tumultueuses, quand l’incertitude est trop forte, quand tout est chamboulé, je n’arrive pas à écrire.

C’est sans doute un élément sur lequel je pourrais travailler, d’ailleurs. Ne pas laisser les grosses vagues éteindre ma créativité. Ne pas me renfermer quand j’ai l’impression que la tempête risque de m’emporter.

2017 a été une très belle tempête. Une grossesse, un changement de pays, une naissance…Découvrir un nouveau lieu, reconstruire un équilibre ailleurs, et avec un enfant de plus.

Alors la créativité…Elle est passée un peu après. Ecrire était trop difficile. Trop définitif, trop permanent.

Et pourtant je suis si heureuse de taper ces mots – si simples – sur mon clavier!

Me revoilà.

Prête à surfer la vague de 2018 – déjà bien entamée. Prête à reprendre l’écriture comme moyen d’expression et levier d’action.

2018 est une grande année pour moi, le changement est à la hauteur de 2017, je vous en reparle très vite. Mais cette fois ci, je surfe la vague avec ma plume – ou plutôt mon clavier. Je regarde la tempête et je la remercie, et je vais la raconter.

Très belle journée à tous, à très vite!

English

So I have not been writing for more than a year. A YEAR. Though I have been thinking of it a damn lot.

When everything is tumultuous, when uncertainty is too strong, I cannot write. 

It is certainly something I could improve – Not letting the bigger waves crushing my creativity. Not shutting down when I feel that the storm may take me with her.

2017 was a beautiful storm. A pregnancy, changing country, a birth…Adjusting to a new place, Rebuilding balance, and with a third kid!

So creativity got hidden in the shadow of it all. Writing was too hard. Too definitive also. 

Still I’m so happy to be writing right now!

Here I am. Ready to ride 2018 – and it has started already. Ready to write again, as a mean of expressing myself and acting.

2018 is a big vague again, but this time I’m not letting my pen (or my keyboard) go. I’m looking at the storm in the eyes, thanking her. And I’ll write more about her.

Have a wonderful day, see you very soon!

Etablissons des priorités pour réaliser l’important cette année / Let’s prioritize to accomplish what’s important this year

 

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Nouvelle année, pas de « bonnes résolutions » pour moi mais plus de priorisation et de planification certainement. Et surtout, profiter des bons moments! / New year, no « good resolutions » for me but certainly more priorisation and planification. And more than all enjoying good moments!

Bonjour à tous, Et très belle année à vous!

Démarrer une année (et non pas se laisser tirer par elle) est parfois un peu difficile, non?

Me concernant en tous cas, les premiers jours je me sens parfois comme coincée dans le « vortex » de la fin d’année, pas forcément sûre de ce que j’ai envie de démarrer, et avec le besoin qu’on me pousse un peu. Et puis finalement, je me mets un coup de pied aux fesses, moi même (j’ai le quadriceps souple avec tout le yoga que je pratique) et je me lance. Cette année en particulier, j’avais envie d’en faire quelque chose, mais sans savoir exactement quoi – d’autant que j’ai tendance à vouloir tout faire, trop faire, et à m’éparpiller.

Cette année j’ai voulu mettre toutes mes chances de mon côté pour réaliser l’IMPORTANT. Être dans le fond et la qualité, pas dans la quantité. Il a fallu que je me pose, que je « brainstorme », puis que j’établisse des priorités, et que j’élimine. Serait-ce l’année où je rejouerais plus souvent du piano? Ou je deviendrais experte en lacto-fermentation? Ou en couture? Ou j’apprendrais des arts martiaux? Tant de rêves et tant d’envies, mais par dessus tout pas envie de me disperser et de me laisser dépasser par la danse du temps.

Alors j’ai regardé toutes mes idées, et j’ai décidé de choisir ce qui est le plus important, uniquement. Simple non? Suivre le fil rouge. L’an dernier, j’ai posé les fondations de mon projet, grâce à des formations, des recherches diverses et variées, des expériences riches et souvent concluantes. Cette année, je veux continuer sur ma lancée, et même, passer à la vitesse supérieure. Je sais maintenant ce qui me passionne profondément, et je sais quels sont mes talents (ou du moins certains d’entre eux).

Donc, pas (ou peu) de couture pour moi cette année, pas (trop) d’expériences  de fermentation en tous genres, et sans doute moins de piano que ce dont ma part musicienne rêverait. Non, cette année, je veux me concentrer sur ce qui est le plus important. Sur ce qui ajoute de la valeur à la vie. Sur ce qui me rendra fière quand je serai vieille. Ma priorité n°1 sera donc d’avancer dans mon projet de vie – plus minimal (un gros chantier), plus végétal, plus compassionnel, et en pleine forme. Embrasser ma recherche de connaissance et mettre en pratique ce que j’apprends, chaque jour. Le yoga, la méditation, le minimalisme, des habitudes quotidiennes adéquates et la cuisine plant-based seront mes compagnons de route. Ma seconde priorité sera de partager mes convictions et mon mode de vie, à travers ce blog, à travers les échanges et les contacts avec ceux qui croisent ma route, et à travers d’autres canaux. Pour le reste, voir les enfants grandir, apprendre à profiter encore mieux des instants précieux, donner de l’amour, et être chaque jour plus authentique. Ce sera déjà bien assez.

ça n’a pas été facile de prioriser et d’accepter d’emblée que tout ne serait pas faisable. Là dessus, il me faut aller à l’encontre de ma tendance naturelle pour mieux avancer. Maintenant que c’est fait, je me sens prête pour embrasser deux-mille dix-sept!

Et par ailleurs je ne ferme bien sûr pas de portes, et saisirai les opportunités que la vie m’envoient et qui feront sans doute évoluer mes projets…

Et vous, comment voyez-vous cette nouvelle année? Quels sont les projets qui vous tiennent à coeur?

Passez une belle journée et prenez soin de vous!

Namaste

English version

Hello everyone and Happy new year to you!

Starting the new year – and not being dragged by it – is sometimes a bit difficult, don’t you thing?

At least for me,  the first days I’m sometimes a bit stuck in the end of year « vortex », not really sure of what I want to start, and feeling the need to be pushed a little bit. And then I kick my own ass (my quads are quite flexible with all the yoga) and I get started. This year in particular I wanted to do something special but did not really know what. And I tend to do everything,  too much, and then get scattered.

This year I wanted to create my own luck and do what’s really important to me. So I had to think, brainstorm, prioritize, and eliminate. Would it be the year where I would play the piano more often? Would I become an expert in lacto-fermentation? Would I start sewing? Or learn martial arts? So many dreams and wants, but more than anything the will not to be overwhelm by the dance of time.

So I looked at my ideas and decided to move forward only with the most important stuff. Simple uh? Follow the red string. Last year I built my life project’s foundations, thanks to trainings, research, and rich experiments. Now I want to go further. I know what I’m passionate about, I know my talents (at least some of them).

So, probably not a lot of sewing for me this year, not a lot of lacto-fermentation experiments, and less piano than what my musician self would dream of. No. This year I want to focus on what’s most important to me.  On what I’ll feel proud of when I’m old. First I want to move forward in my life project – more minimal (a big project in itself-, more plant-based, more compassionate, and in great shape. I’ll embrace my thirst for knowledge and put in on practice on a day to day basis. Yoga, meditation, minimalism, proper self-care habits and plant-based cooking will be my companions. My other priority will be to share my convictions and my lifestyle, through the blog, through exchanges with the people I meet, and other channels. And seeing the kids grow, enjoying precious moments, giving more love, and being a little bit more authentic each day. And it will be more than enough.

I must say it was really not easy to prioritize and accept that I could not do everything. I had to counteract my natural tendency to move forward. But now that it’s done I can embrace 2017!

And of course I’m not shutting the door to opportunities Life may send me, as those might alter my projects a bit!

And you, how are you starting this new year? What are the projects you really want to carry?

Have a wonderful day and take care!

Namaste

 

 

 

Donc ça y est, je vieillis. Vraiment? / So here it is, I’m getting older. Am I?

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« Pas encore arrivée » certes mais curieuse de voir jusqu’où j’irai…Et comment! « Not there yet » yes, but looking forward to seeing where I’ll go and how!

 

Donc, demain c’est mon anniversaire. Et un grand.

Mes sentiments ont été très mélangés ces derniers jours, entre l’excitation d’entamer une nouvelle décennie, et la tristesse – quand même un peu, oui – de quitter celle-ci.

Et j’ai envie de dresser un petit bilan des dernières années. Rapide, très résumé, car il s’est passé tant de choses. Lorsque je les regarde, j’éprouve énormément de gratitude. J’ai l’impression que cette décennie a été d’une richesse infinie. Il y a eu des épreuves et des blessures évidemment, des virages, des nids de poules. Mais surtout…Que de chemin parcouru! Et que la route est belle! Globalement, je me sens tellement mieux qu’il y a dix ans. Tellement plus heureuse, tellement plus apaisée, et tellement plus proche de ce que je suis, au fond de moi. J’ai tombé de nombreux masques, renoncé à des choses – ou des concepts – qui ne me servaient pas vraiment. Et je me suis enfin mise sur MA route.

Parmi ce dont je suis le plus reconnaissante: la construction d’un amour solide et profond, la chance d’avoir accueilli deux être extraordinaires dans notre famille, le retour de la spiritualité dans ma vie, la découverte du yoga et de la méditation, et grâce à ceci la redécouverte de moi-même. La compréhension et l’acceptation de ma vision du monde. Un sentiment d’amour infini pour ma famille. Bon, et puis des aventures professionnelles enrichissantes – mais surtout celle que je souhaite démarrer à présent.

Il y a certaines choses dont je suis particulièrement fière, aussi. Car si un adjectif devait qualifier cette décennie, pour moi, ce serait le courage. J’ai surmonté des difficultés de santé conséquentes, sans jamais abandonner. J’ai laissé tomber mes artifices superflus, accepté mon imperfection. J’ai donné la vie, deux fois,  dont une « au naturel » (à la maison, avec l’aide de mon mari, true story). J’ai élevé nos enfants (de loin mon boulot le plus difficile!), en faisant de mon mieux. Et j’ai enfin écouté et suivi ma vocation, au détriment -peut être – de l’idée que je me faisais de mon statut social.

Il y a eu des apprentissages, que les épreuves traversées m’ont apportés. ça, j’ai tant appris ces dernières années…A chaque difficulté, à chaque erreur son enseignement. Souvent douloureux, mais toujours précieux. Savoir que la santé n’est pas un acquis. Savoir que quand on n’écoute pas son coeur, le corps finit par s’exprimer plus fort. Savoir que donner toute son énergie pour de grandes entreprises n’a pas forcément de sens – enfin pour moi. Savoir garder la bonne distance. Savoir que l’ambition professionnelle, ce n’est pas forcément grimper les échelons. Savoir que rien n’est plus précieux que la vie, et en particulier d’un enfant. Et qu’en accueillir est une chance dont on n’a parfois pas assez conscience.

Et bien sûr, des éléments que je souhaiterais améliorer à l’avenir. Tant de choses, tant de choses…J’espère vivre très vieille pour pouvoir progresser le plus possible, mais je sais bien que tout peut s’arrêter demain. Donc: ne pas procrastiner, surtout, car chaque instant est précieux. Être (encore) plus authentique, vivre ma vérité, sans me soucier de mon  image. Exprimer – plus – mon amour aux Êtres que j’aime. Travailler sur ma colère…C’est un chantier entamé mais bien loin d’être terminé. Reconnaître que mes émotions sont ma force, mais sans me laisser déborder. Savoir regarder mes blessures en face, avec moins de résistance, et plus de compassion. Aller au delà de mes peurs, avancer, avancer.

Voilà, le bilan est dressé.

J’ai beaucoup pleuré, j’ai beaucoup ri, j’ai tant appris.

Merci la vie, continue comme ça, s’il te plaît.

Et vous, lorsque vient votre anniversaire, est-ce que vous vous sentez un peu émotifs? Et est-ce que vous aimez dresser des bilans pour avancer?

Profitez de votre journée et prenez soin de vous!

Namaste

PS: la photo…Je pratique le yoga depuis des années mais je n’avais jamais approché « hanumasana » avant ces derniers mois, tant j’en avais peur. Peur de craquer un ischiojambier ou quelque chose comme ça…Bref j’ai fini par essayer. Régulièrement. Sans attendre de résultat, juste essayer, comme une petite expérience. Et là, maintenant, le sol est tout près. Bref, je vieillis, mais j’apprends, et je rajeunis, quelque part.

English version

So, tomorrow it’s my birthday. And a BIG one.

I had pretty mixed feelings those days – excited to start a new decade, but also quite sad to exit this one. 

And I feel the need to summarize on paper those last ten years. When I look at them, I feel very deeply grateful. I feel like this decade has been so very rich. There were ordeals and wounds of course, there were turns, there were pot-holes. But more than anything…What a journey, and I enjoyed the road so much! Globally I feel so much better than ten years ago. So much happier, so much more peaceful, so much closer to what I really am. I abandoned some masks, renounced to things – or ideas – that did not really serve me. And I finally decided to follow my own path.

Among the things for which I’m the most grateful: having been building a strong and deep love, having welcomed two wonderful Beings into our family, welcoming back spirituality into my life, the discovery of yoga and meditation – and through this the re-discovery of myself. The understanding and acceptation of my own vision of the world. A feeling of infinite love for my family. And rewarding professional adventures of course, and especially the one I’m starting now.

There are things that make me especially proud, also. If I had to choose one adjective to define this decade, it would be courage. I came across and overcame health hardships without giving up. I gave up some unnecessary artifices, accepted my imperfection. I gave birth twice – and one completely « naturally », at home helped by my husband. I raised the kids – most difficult job ever – doing my best every day. And I finally listened to myself and followed my path, even though it means a less brilliant social status.

There were many things I learnt from my hardships and errors. I learnt so, so much those years. For each challenge, each error, I learnt something. It was often painful, but always essential.  Knowing that health has to be taken care of, and that when you do not listen to your heart, the body starts screaming. Understanding that giving all our energy to big companies makes no sense – at least for me. Keeping the right distance. Knowing that professional ambition may not mean promotion or this kind of corporate stuff. Understanding that nothing is more important than life – especially life of kids – and that welcoming a child is a gift – which we sometimes are not aware enough.

And of course so many things I would like to improve – I hope I’ll grow very old to take care of all of that. But I also know that everything can stop tomorrow. So, avoiding procrastination, as each instant is precious. Being (even) more authentic, closer to my truth, without caring for what other people think of that. Express – more – my love for the People in my life. Working on my anger – that a big project I started but it is so far from being done. Recognize that my emotions are a strength, but not being overwhelmed. Being able to look at my wounds with less resistance and more compassion. Being afraid, and doing things anyway. Doing, being.

That’s it.

I cried a lot, I laughed a lot, I learnt so much.

Thank you life, thank you so much, please continue like that.

And what about you, are emotional when it’s your birthday? And do you like to assess the past to move forward?

Enjoy your day and take very good care of you!

Namaste

PS: about the picture…I have been practicing yoga for years but I did not approach « Hanumasana » before those last months. I was to afraid I might tear my hamstring or something like that. And then one day I tried. And tried again. Without any expectations, just as an experiment. And now the floor is so close. Anyway, I’m growing older, but I’m learning, and getting younger in a way.

 

Repenser nos week-end / Let’s rethink our week-ends

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Un peu de yoga, plus de nature, et le minimum d’impératifs. Ralentir! / A little bit of yoga, more nature, and few obligations. Slowing down!

Bonjour à tous,

Pendant des années, j’ai cru que les week-ends devaient être optimisés au maximum, chaque instant se devant d’être utilisé pour ne pas être perdu, avec une volonté de productivité permanente.

J’avais un planning aussi rempli que les autres jours de la semaine, entre tâches ménagères (les courses du samedi matin, le ménage…), activités culturelles (le musée du dimanche matin, la séance de cinéma) et sociales (le café du samedi après-midi, la soirée entre amis et le date night…). Bref, j’avais plein de choses à raconter le lundi matin, mais pour ce qui était de recharger mes batteries et de me ressourcer, on était loin du compte.

Et puis, nous avons eu des enfants, et ce rythme est devenu éreintant. Nous n’avons pas abandonné les week-end marathons pour autant. Dans la même période, le yoga et la méditation ont pris une place plus importante dans ma vie, et j’ai commencé à réaliser la valeur du temps, la valeur de l’espace, et la valeur du vide. J’ai commencé à avoir l’impression que le temps « objectivement » utilisé ou socialement « productif » (aller au cinéma et voir un film moyen, parfois aller au musée pour voir une expo parce que ça fait bien plus que parce qu’on en avait vraiment envie) est parfois le temps perdu, ou le moins apprécié. De plus en plus, j’ai eu le sentiment que les moments les plus insignifiants socialement – les minutes passées à se rouler par terre sur le tapis avec les enfants, le thé bu en regardant par la fenêtre, et, par dessus-tout, la sieste du week-end – étaient les plus satisfaisants. Les plus reconstituants. Et les plus porteurs de sens.

Et c’est comme ça que ma vision du week-end a commencé à changer. Prévoir moins de choses, et plus d’espaces de vide, ralentir, porter son attention aux petites choses du quotidien. Sortir si on a envie de sortir, s’emmitoufler dans le canapé si ça nous fait du bien. Dans cette démarche, Je m’offre à présent quasi-systématiquement une journée « sans réseaux sociaux », souvent du samedi midi au dimanche midi voire jusqu’au soir. Et ça, c’est génial aussi. ça me permet de me recharger vraiment. Je n’ai rien contre les réseaux sociaux, mais boire son thé sans scroller son écran, comme en 1997, ça fait un bien fou. Et ne porter son attention que sur ce qui est là, autour de soi, c’est tout simple mais c’est extraordinaire.

Du coup, aujourd’hui, nos week-end comportent (presque) toujours des siestes, souvent une balade dans la nature, parfois un restaurant, des balades en ville, et éventuellement un cours de yoga. Mais pour le reste, on laisse le temps ralentir. Et si l’ennui veut s’installer et nous apporter ses élans de créativité ou de spontanéité, il est la bienvenue.

Et vous, que faîtes-vous de vos week-ends? Êtes vous plutôt Marathon ou Contemplation? (ou Marathon contemplatif, c’est une option!)

Prenez grand soin de vous et profitez de votre journée!

Namaste

Hello everyone!

For years and years I firmly believed that my week-ends had to be efficiently optimized, that each moment had to be occupied and used or would otherwise be lost. Productivity ruled my life.

My planning was as full as for the other days, with housework, cultural activities, social activities, sports…I had a lot of stuff to tell On Monday morning, but I could not say I was really recharged.

Then, we had kids and this rhythm started to be really exhausting. However we did not let go of our Marathon week-ends – doing stuff is existing right? Meanwhile, yoga and meditation became more important to me, and I started to realize the value of time, space, gaps, and nothingness. I started to realize that the time that I thought was best used (going to the cinema and seeing an average movie, going to see an exhibition more because of social status than because I really wanted to see it) was sometimes actually lost and not really enjoyed.  I started to feel that the most socially insignifiant moments – like rolling around on the living room carpet with the kids, drinking tea while watching trees through the windows, or napping – were the most important ones. The most enjoyable, the most restorative and meaningful.

And this is how my vision of the week-end began to shift. Planning less stuff, leaving more empty space, slowing down, and focusing on small daily things. Going out if we want to, and wrapping ourselves up in a blanket and sitting on the sofa if we prefer to. With the same idea, I started to offer myself a day without any social networks, generally from Saturday at lunch until Sunday afternoon or evening. This recharges me greatly, and although I have nothing against social networks, I love drinking my tea without scrolling my screen. Like it is 1997, but better. And focusing only on what’s there. It is very simple but it is wonderful.

So nowadays, are week-ends almost always include a nap, some kind of walk in nature, sometimes a restaurant, a stroll in town, and sometimes a yoga class. But for the rest, it is a lot about letting time slow down. And if boredom invites itself and brings us its momentum for creativity and spontaneity, it is most welcome.

And you, what are your week-ends about? Are you more Marathon or Contemplation (or Contemplative Marathon!)?

Enjoy your day and take very good care of yourself,

Namaste!

 

 

 

 

Six raisons d’avoir moins de trucs – Six reasons why it is cool to have less stuff

 

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Les meilleurs moments n’ont pas besoin de grand chose…/ Best times do not need stuff!

Bonjour à tous!

Aujourd’hui j’ai envie de vous expliquer un peu plus ce que m’apporte le fait d’avoir moins de choses et de tendre peu à peu vers un mode de vie plus minimaliste. J’ai listé six éléments…Mais il y en a bien d’autres.

Si vous vous reconnaissez dans certaines de ces affirmations, alors avoir moins peut sans doute aussi vous apporter beaucoup!

1/Je suis facilement débordée par les objets

J’ai la sensation que le bazar matériel s’immisce dans mon esprit. Et c’est un fait, j’ai l’esprit plus clair lorsqu’il y a moins de choses autour de moi. Il m’a fallu du temps pour le réaliser car naturellement je tends à laisser traîner mes affaires…Et ma définition d’une pièce « rangée » a évolué avec le temps. De même que, lorsque mes placards sont trop remplis de vêtements, je ne vois plus rien et j’ai l’impression de n’avoir rien à me mettre, alors qu’avec quelques pantalons et tee shirts bien entreposés, j’y vois tout de suite plus clair.

2/Loin des yeux, loin du coeur (ou « ce que je ne vois pas n’existe pas »)

Je tends à oublier ce que je ne vois pas (nous avons toute une robe oubliée au fond de l’armoire non?). Et, lorsque je ne vois pas les objets je crains parfois de les avoir perdus. Et je ne vais pas passer ma vie à prier Saint Antoine de Padoue…J’essaie donc d’avoir moins de choses à ranger, et donc moins de choses à perdre ou à oublier, moins de choses au sujet desquelles m’inquiéter.

3/Je ne suis pas une passionnée du ménage et j’aime me simplifier la vie

Avoir beaucoup d’affaire, c’est avoir beaucoup d’affaires à ranger, à nettoyer, ou encore à déplacer lorsqu’on fait le ménage. Pensez aux trente paires de chaussures entreposées dans le couloir qu’il faut déplacer à chaque passage d’aspirateur, ou à vos huit flacons de shampoing/gel douche (dont vous utilisez le quart) sur le rebord de la baignoire. Ou encore à votre commode recouverte d’objets en tous genres. Eliminer (ou plutôt sélectionner) c’est se simplifier le quotidien et la logistique.

4/J’aime l’idée de pouvoir déménager sans ce que soit un calvaire

Alors là c’est purement personnel, mais j’ai beaucoup déménagé par le passé et chaque déménagement me rappelle à quel point le fait d’avoir moins de choses vous simplifie la vie. Ai-je vraiment besoin de l’expliquer plus? Moins de cartons à faire, à défaire, d’abord. Et moins de culpabilité à déballer des affaires dont on ne se sert jamais. Je préfère être sûre que ce que j’emporte avec moi m’apporte vraiment quelque chose, et plus rien ne m’accompagne par « automatisme »!

5/J’aime avoir plus de temps

Avoir moins de choses c’est avoir plus de temps, tout le temps. Et oui: moins de temps à faire du shopping pour des choses dont on n’a pas besoin, moins de temps de nettoyage, de repassage, de ménage, moins de soucis et de réparations. Le samedi, un brunch, un cinéma, une séance de yoga ou encore une balade dans la nature sont mille fois plus agréable et plus économiques qu’une séance de shopping!

6/J’aime avoir l’impression de gâcher moins d’argent

Celle-là est un peu douloureuse. Avec le temps, quand on regarde ce qu’on a dans ses placards et qu’on fait les comptes…ça peut faire mal au coeur. Quand on dépense une centaine d’euros – ou plusieurs – pour une tenue qu’on porte une fois, est-ce que ça en vaut vraiment la peine? Alors je ne dis pas qu’il faut être en uniforme au quotidien…Mais essayons d’acheter ce qui nous plaît vraiment, et qui nous plaira encore dans quelques mois. Et pour les achats un peu farfelus, privilégions les accessoires ou quelque chose de pas trop onéreux. Parce qu’au final, c’est un morceau de voyage de rêve ou de plan retraite qu’on a peut être dépensé. Donc autant que ça en vaille vraiment la peine!

J’ai encore beaucoup trop de choses évidemment, mais je progresse un peu chaque jour. Et lorsque l’envie de faire des achats (compulsifs) me vient, je pense à toutes ces raisons…Et je fais autre chose à la place. Vous le pouvez aussi!

Profitez de votre journée et prenez soins de vous,

Namaste

English version

 Hi everyone!

Today I want to talk about why I try to own less stuff and what it brings me as I’m moving towards a more minimalistic way of living. I listed six elements, but of course there are others.

So if you feel that this also happens to you, maybe having less stuff will help you too!

1/I am easily overwhelmed by stuff

When there are too much stuff around me, I feel like there is too much stuff in my mind, it is less clear. And it is definitely more efficiently when the environment is tidier. It took me some time to realize this as I may be a bit scattered naturally… It is the same with my wardrobe. When it is too full, I do not see anything anymore and I fell like I have nothing to wear. On the contrary, which few things that I like, the choice is much easier!

2/Far from my eyes, far from my heart (what I do not see does not exist? »)

I tend to forget the things I do not see. Or to think that I have lost them. So when I have less stuff, it is less stuff to put away, to forget, to loose, to worry about. Great!

3/I am not a big fan of cleaning and I like to make my life simpler

When you have a lot of stuff, it means a lot of stuff to put away and to move when you want to clean. Think of the thirty pairs of shoes in the corridor, that you have to move each time you want to hoover. Or think of the dozen of bottles of shampoo that hang around in your bathtub. Wouldn’t it be much simpler without that?

4/I like the idea of being able to move out without it being a nightmare

I moved out and moved in a lot in the past and each time I’m reminded of the wonder of having less stuff. Do I really need to explain myself more here? Less boxes to fill and to empty, less guilt about stuff that you took with you but do not really need or want. Now nothing that I do not really care about shall accompany me.

5/I like having more time

Having less stuff is having more time…All the time! You spend less time buying, putting away, caring of stuff,  and less time cleaning, loosing, worrying about stuff. On a saturday, going to a brunch, a movie or a yoga class, or walking in nature is so much more fulfilling than shopping. And it is cheaper also!

6/I like having the feeling that I’m throwing less money away

This one is a bit painful. With time, when you look at your stuff and do the addition, it might hurt a bit. About clothes for example, is spending hundred of euros for something we only wear once or twice really worth it??Let’s buy what we really like on a long term basis, and let’s save a bit of money for a few eccentric accessories or cheap clothes if we like it…But not too much! In the end it may be a piece of a dream travel or of our pension plan that we are spending, so let’s be wiser, more often.

I still have too much stuff…But I’m working on it!And when I’m tempted by compulsive shopping, I think of all those reasons and I finally choose to do something else. So can you!

Enjoy your day and take care,

Namaste!