Apprendre à se connaître, Vivre une vie amplifiée, et offrir notre étincelle aux monde! / Learning to know yourself, Living an amplified life, and offering your spark to the world

unnamed.jpg

Parce que prendre soin de soi commence par mieux se connaître!

L’étude de soi ou auto-analyse est un pilier fondamental du yoga – qu’on appelle Svadhyaya – un joli mot n’est-ce pas?

Ainsi, on cherche à se comprendre soi-même, on examine nos comportements, nos pensées, on prête attention à ce qu’on ressent, à ce qu’on fait.

N’est-ce pas un pilier du bien-être et du développement personnel également?

Voire, un élément fondamental d’une vie consciente?

A mon sens, s’étudier, porter, volontairement, notre attention sur nous même, est une des clés d’une vie épanouie et amplifiée.

En effet, comment être mieux si on ne sait pas, déjà, comment on est vraiment, à l’intérieur de soi?

Comment grandir et se développer si on ne fait pas un état des lieux de notre esprit et de notre coeur au préalable?

Comment s’intéresser aux autres si on ne fait pas l’effort de s’intéresser à ce qui se cache à l’intérieur de nous?

Svadhyaya, ça n’est pas perdre son temps à « regarder son nombril », ça n’est ni du narcissisme ni de l’autoflagellation, c’est s’auto-analyser, regarder ce qu’on a dedans, pour vivre pleinement notre vie et aussi, peut être, partager notre étincelle avec les autres.

C’est poser son regard à l’intérieur de soi, avec bienveillance, comme on le poserait sur un enfant qu’on aime. Un regard honnête et compassionnel, source de progrès et d’harmonie.

Concrètement: c’est une pratique qu’on peut approcher et développer au travers de toute activité du quotidien: s’arrêter une minute, regarder comment on réagit à telle ou telle chose, essayer de se comprendre soi-même. Le yoga et la méditation, en particulier, aident énormément à enclencher ce processus: lorsqu’on médite, on observe souvent nos pensées qui passent. Lorsqu’on pratique le yoga, on observe nos réactions à telle ou telle posture, à telle difficulté, tel inconfort. Mais faire la vaisselle, répondre à un email d’un client, corriger des copies, ou encore traverser n’importe quel évènement du quotidien peut tout à fait se prêter à cette auto-analyse!

Evidemment, pour expérimenter, il nous faut une méthode concrète: en juin, prenons cinq minutes chaque soir, choisissons un évènement de la journée, et intéressons-nous à notre comportement au travers de cet évènement. Sans jugement, mais avec curiosité, avec bienveillance, en essayant de comprendre nos modes de fonctionnement. On prend note, et on s’offre, à nous même, notre attention.

Car après tout, on n’est rien d’autre que la personne avec laquelle on passe le plus de temps dans notre vie.

English version

Know yourself, live an amplified life, and offer your spark to others

Because taking care of yourself starts with learning to know yourself!

In Yoga, the study of the self or self-analysis – Svadhyaya- is an essential cornerstone of practice.

We study ourselves, we examine our behaviors, our thoughts, we bring our attention to what we feel and what we do.

Isn’t this a foundation of well-being and personal development also? 

And even, a pilar of a consciously lived life?

To me, studying ourselves – and voluntarily bringing our attention to ourselves is a key of an amplified life.

Indeed, how can we get better if we don’t really know how we are feeling inside?

How can we grow and develop if we don’t make an inventory of our soul and of our heart?

How can we be sincerely interested in others if we don’t know what’s hidden inside of ourselves?

Svadhyaya is not loosing time looking at your own belly button, it is not narcissism or self-flagellation, it is auto-analyzing yourself, looking at what’s inside, to live your own life fully and also sharing your spark with others.

It is looking inside yourself with deep benevolence, the way you would look at a child you love;

It is bringing a honest and compassionate look, source of improvement and harmony.

Concretely it is a practice that we can approach and develop throughout any of our daily activities.

Stopping for one minute, looking at how we react to things, and trying to understand ourselves. Meditation and yoga can be strong tools to start this process: when we meditate, we can observe the thoughts that pass by. When we practice, we can observe our reactions to postures, to difficulty, to discomfort. But washing the dishes, answering a client’s email, or any other daily activity can be used for introspection!

As we need a method to do stuff, I’m proposing a simple method to you: in June, each day, let’s take five minutes, let’s choose one event from the day, and let’s get interested in how we lived this event. Without judgment but with great curiosity, with benevolence, just trying to understand what happens inside of us. Let’s take note of this and observe to ourselves our full attention.

Because, after all, we are the person with whom we do spend all of our life.

Namaste and take great care of yourself!!

Publicités

Connaître ses limites et être son propre gardien

IMG_8559.JPG

 

Sorry, this post is only in French for now, will try to translate it whenever possible

J’ai commencé à travailler tôt.

A treize ans, je gardai un enfant contre rémunération pour la première fois.

A quinze ans, pendant les vacances, je prenais mon vélo à six heures du matin pour aller revêtir mon uniforme de serveuse dans un golf.

Etudiante, j’ai vendu des assurances, été hôtesse d’accueil, puis « chasseuse de têtes » (de loin mon meilleur job étudiant), et enfant chargée de recrutement.

A vingt-deux ans, j’étais cadre en entreprise.

Et ceci était censé, semble-t-il, être mon chemin pour les quarante années suivantes, au moins.

Pourtant j’ai toujours su que ma voie était ailleurs. Mais sur ce sujet, nous reviendrons un autre jour.

Là, aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de limites.

Car mes limites, j’ai longtemps eu du mal à les appréhender et à en prendre soin.

Et je crois qu’on est nombreux dans ce cas, donc allons-y gaiement, parlons-en.

J’ai toujours eu tendance à donner trop de ma personne. Jusqu’à la limite du burn-out.

Sans doute à cause de mon esprit « consciencieux »: l’envie de faire au mieux de mes capacité, d’offrir le meilleur résultat possible à celui qui demande le service.

Sans doute aussi en raison d’un certain perfectionnisme: la crainte de n’être pas assez, la peur que l’autre ne soit pas satisfait de ce que j’ai fait (ou pire, de moi en tant que personne). Alors, je fais plus, juste au cas où.

Et puis sans doute, en partie, par envie de vivre complètement la vie, au maximum, d’être sûre de ne pas la laisser filer.

Enfin, sans doute par manque de recul: le nez écrasé dans le guidon, c’est bien moi, complètement moi.

Bref: le résultat est le même: je me suis épuisée, dès mes premières années, en entreprise.

Mais je ne m’en suis pas rendue compte DU TOUT. J’ai continué de plus belle, parce qu’on m’encourageait, que mes patrons semblaient apprécier tant mes résultats que l’idée du « labeur » difficile. Parce que prendre un air sérieux et épuisé, raconter qu’on était sous antidépresseur et rester jusqu’à minimum vingt heures chaque jour c’était plutôt bien vu là ou je travaillais.

Et puis des évènements personnels douloureux m’ont fait relativiser l’importance de ce que je faisais pour ces entreprises.

En plus, comme je l’écrivais auparavant, je savais que je ne serais pas toujours salariée, qu’une autre voie m’attendait. Et il me fallait survivre et prendre soin de moi pour pouvoir rejoindre cette voie.

Et c’est ainsi, non sans mal, que j’ai commencé à prendre soin de mes limites.

A dire non aux réunions non indispensables à vingt heures. A la surcharge de stress improductif.

Et c’est ainsi que j’ai accepté d’être une moins bonne élève, voire de renoncer au brillant (?) avenir qui m’attendait en entreprise. Adieu promotions et perspective de saisir un jour le grand D (comme « directeur ») (de quoi que ce soit, on s’en fiche tant qu’on est directeur!)

Et c’est ainsi que, sachant que je n’ai qu’une vie sous cette forme et avec les talents qui me sont propres, j’ai décidé de suivre MA voie. Celle qui m’appelait depuis des années.

Mais ça ne veut pas dire pour autant qu’il est plus facile pour moi d’identifier mes limites.

Parce que si le contexte a changé, je garde les traits qui forment mon « karma » pour cette vie là: cette peur de n’être pas assez, et cette envie de trop bien faire, de rendre service dès que possible. Et cet élan de saisir la vie, pleinement.

On m’avait dit « carpe diem », alors, je le cueille, le jour. Et même qu’après je le replante et j’essaie d’en faire un potager. Bref.

La semaine dernières j’ai donc, à nouveau, dépassé mes limites.

La différence, c’est que cette fois-ci, je les ai tout de suite repérés, les signes: l’épuisement physique, la fatigue nerveuse, le sentiment d’être débordée. L’impression d’être dans un tunnel sans en voir le bout.

La chance que j’ai eu sur le moment a été de savoir que ça n’était que très temporaire.

Et la chance énorme que j’ai en conséquence, est de savoir, grâce à cet épisode, concrètement, quelle est ma limite.

Pour en prendre soin à long terme.

Apprendre à connaître ses limites passe, je crois, par l’étude de soi. S’observer. Reconnaître quand c’est trop. Avoir l’humilité de reconnaître qu’on est pas tout puissant, et que oui, c’est trop (là-dessus évidemment j’ai de la marge de progrès). Avoir la sagesse de ré-adapter notre activité et de prioriser (tiens, là aussi).

Non, on ne pourra pas tout faire.

Non, on ne pourra pas être partout à la fois.

Et si on est obligé d’être là, la tout de suite, alors respirer, prendre un peu de distance, se rappeler que ça n’est temporaire. « ça » va s’arranger.

Oui, le monde nous appartient, mais pas comme on croit. Pas pour nous cramer en croyant pouvoir tout contrôler.

Connaître ses limites, c’est aussi pouvoir les étendre petit à petit, de l’intérieur.

Reconnaître le signe qu’on est allé trop loin, devenir son propre gardien, sa propre bonne étoile.

Prendre soin de soi.

On est humain après tout, on est fragile.

Faisons de petites choses qui peut-être deviendront de grandes choses mais ne cherchons pas à être des dieux.

Namaste et prenez grand soin de vous!

Comment faire preuve de courage et avancer dans ses projets? / How to be courageous and move forward?

IMG_7067.JPG

English version below

En ce moment j’ai souvent peur.

Il y a les peurs personnelles évidemment – liées aux enfants notamment – ces peurs qui je crois seront toujours avec moi.

Et puis il y a la peur du changement.

J’ai décidé de me lancer dans une aventure entrepreunariale.

En réalité, j’ai toujours su qu’il en serait ainsi. Mais le moment a mis quelques années à se présenter. Après de nombreuses années de salariat dans de grandes entreprises.

Si je ne rentrerai pas ici dans le détails de ces aventures, j’ai envie d’aborder cette crainte de l’échec, de ne pas y arriver, de rater, de ne pas être à la hauteur, de s’être fait des illusions.

Cette peur là, je crois qu’elle nous est, à tous, familière. Et elle nous paralyse parfois.

Alors comment avancer, comment faire preuve de courage comment ne pas se laisser paralyser?

Le yoga étant mon outil principal de développement personnel au quotidien (mais il y en a plein d’autres!): ainsi je partage avec toi, ici, ce qu’il m’a apprend chaque jour sur ce point, et comment il me permet de suivre mon fil conducteur.

-Le courage est une discipline 

On a tous, parfois, comme une « bouffée » de courage. Un moment où on se sent fort et on agit. Pourtant, ça ne nous suffit pas pour déployer nos projets les plus importants, car l’enthousiasme retombe généralement et on n’ose pas aller plus loin.

Le courage – comme la pratique du yoga – est une discipline.

On n’agit pas uniquement quand on en a envie, mais on se fixe une ligne de conduite et on avance un peu chaque jour dans cette direction. Peu importe qu’on en ait envie ou pas ce jour là, peu importe l’humeur. On fait un pas. Même un tout petit.

-L’inconfort est un outil à explorer et utiliser

On peut s’habituer à faire face à l’inconfort pour aller un peu plus loin chaque jour.

Les craintes apparaissent souvent parce qu’on est dans l’inconfort. On sort de notre zone connue, de notre équilibre habituel. Et du coup, c’est moins confortable. On se sent moins à sa place. Et on a peur que ça ne fonctionne pas.

Or, l’inconfort n’est pas une mauvaise chose car il nous signale souvent qu’on touche un point sur lequel on peut grandir! Habituons-nous donc à cet inconfort et explorons – en le pratiquant chaque jour, on en revient à la discipline – pour pouvoir l’utiliser comme un levier de développement personnel.

(Attention: sachons aussi différencier l’inconfort de la douleur, qui elle, est souvent le signal qu’on est allé trop loin)

-S’intéresser au PROCESSUS et non au résultat

Souvent on a peur de l’échec. Comme si cet échec risquait de nous définir, comme si on devenait cet échec. Or, en réalité, on a souvent pas toute la maîtrise sur le résultat de ce qu’on entreprend. Beaucoup de facteurs ne dépendent pas de nous. Il ne sert donc à rien de rester focaliser sur ce résultat sous peine de souffrir tout au long du processus.

Focalisons donc notre attention sur le processus, sur chaque étape à effectuer dans le cadre de notre projet. Sur les choses qui sont de notre ressort. Et laissons à l’univers la main sur le résultat.

-Faire un petit pas dans la direction qu’on s’est fixée

Parfois, le projet dans son ensemble nous paraît bien trop grand. En yoga par exemple, après une mauvaise nuit, se dire qu’on va pratiquer une heure et se mettre la tête en bas, c’est parfois trop. En revanche, une salutation au soleil, c’est faisable. Et ensuite, action après action, le reste vient.

Commençons par faire quelque chose de facile, de « petit », et voyons ensuite ce qui se passe.

-Respirer, respirer, respirer

Le plus important, sans doute! En situation de stress, d’inconfort, de peur, arrêtons nous une minute et portons notre attention à la respiration. Recréons de l’espace à l’intérieur de nous, par de simples inspirations et expirations.

Et maintenant, on avance!

Prenez grand soin de vous et à très vite!

EN

How to be courageous and move forward?

Those days I must say I’m often a bit afraid.

I have my personal fears – related to our children obviously – fears that will always accompany me I believe.

But there is also this fear of change.

I decided to start an entrepreneurial adventure.

Actually I had always known I’d do that. But the right time took a few years to show up. After many years as an employee serving big corporations.

I will not talk about the details of this adventures here but I want to tackle the fear of failure, of not succeeding, of not being enough, of having been a foul.

So how can we move forward, how to be courageous and not get paralyzed?

Yoga is my main daily personal development tool (but there are many!) so I will share with you today what it teaches me everyday about this, and how it helps me with moving forward.

-Courage is a discipline

We all have, sometimes, like a « burst » of courage. A moment when we feel better, stronger. But this is not enough to carry on our big project because enthusiasm generally disappears after some time and we’re left with a project bigger than ourselves.

But courage – same as yoga – is a discipline. 

We do not act only out of impulses or whenever we want but we do give a vision, a direction to ourselves and we take action to go toward it a little bit everyday. Whatever the mood, whether we want it or not. We make a step, even if it is a small step.

-Discomfort is a tool that we can explore and use

We can use discomfort to go a little further each day.

Fear often appears when there is discomfort. When we are out of our comfort zone, of our usual balance. So we feel less comfortable, less at our place, and we fear it might not work.

However we can use discomfort as a tools that shines light on a potential growth area. So let’s get used to it and explore it – practicing everyday to go back to discipline – so we can use it as a personal development tool.

(Nevertheless discomfort is very different from pain, which generally means that we have gone too far!)

-Get interested in the processus, not the result

Often we fear failure. As if this potential failure was to define us, to make us a failure. However generally we do not have control over the final result of our action/ project. There are many factors that do not depend on what we do. So if we focus on the result, we suffer.

So let’s shift our focus toward the process, the things that WE have to do and that are ours to control. And let’s let the universe decide what the outcome will be.

-Make a small step in your direction

Sometimes, the project itself seems too big for us. It’s like in yoga when you had a bad night of sleep and a one hour practice with getting-upside-down postures seems to much. But taking one posture or a sun salutation seems feasible. An then, one action after another, the rest comes to life.  So let’s start with something small, something easy, and then let’s see what happens.

-Breathe, breathe, breathe

The most important, by far! When we are under stress, when there is fear or discomfort, let’s stop for one minute and focus on our breath. Let’s recreate space within us with simple inhales and exhales.

And now let’s get moving forward!

Take very good care of yourself and see you soon!

 

Donc ça y est, je vieillis. Vraiment? / So here it is, I’m getting older. Am I?

img_20161213_151250
« Pas encore arrivée » certes mais curieuse de voir jusqu’où j’irai…Et comment! « Not there yet » yes, but looking forward to seeing where I’ll go and how!

 

Donc, demain c’est mon anniversaire. Et un grand.

Mes sentiments ont été très mélangés ces derniers jours, entre l’excitation d’entamer une nouvelle décennie, et la tristesse – quand même un peu, oui – de quitter celle-ci.

Et j’ai envie de dresser un petit bilan des dernières années. Rapide, très résumé, car il s’est passé tant de choses. Lorsque je les regarde, j’éprouve énormément de gratitude. J’ai l’impression que cette décennie a été d’une richesse infinie. Il y a eu des épreuves et des blessures évidemment, des virages, des nids de poules. Mais surtout…Que de chemin parcouru! Et que la route est belle! Globalement, je me sens tellement mieux qu’il y a dix ans. Tellement plus heureuse, tellement plus apaisée, et tellement plus proche de ce que je suis, au fond de moi. J’ai tombé de nombreux masques, renoncé à des choses – ou des concepts – qui ne me servaient pas vraiment. Et je me suis enfin mise sur MA route.

Parmi ce dont je suis le plus reconnaissante: la construction d’un amour solide et profond, la chance d’avoir accueilli deux être extraordinaires dans notre famille, le retour de la spiritualité dans ma vie, la découverte du yoga et de la méditation, et grâce à ceci la redécouverte de moi-même. La compréhension et l’acceptation de ma vision du monde. Un sentiment d’amour infini pour ma famille. Bon, et puis des aventures professionnelles enrichissantes – mais surtout celle que je souhaite démarrer à présent.

Il y a certaines choses dont je suis particulièrement fière, aussi. Car si un adjectif devait qualifier cette décennie, pour moi, ce serait le courage. J’ai surmonté des difficultés de santé conséquentes, sans jamais abandonner. J’ai laissé tomber mes artifices superflus, accepté mon imperfection. J’ai donné la vie, deux fois,  dont une « au naturel » (à la maison, avec l’aide de mon mari, true story). J’ai élevé nos enfants (de loin mon boulot le plus difficile!), en faisant de mon mieux. Et j’ai enfin écouté et suivi ma vocation, au détriment -peut être – de l’idée que je me faisais de mon statut social.

Il y a eu des apprentissages, que les épreuves traversées m’ont apportés. ça, j’ai tant appris ces dernières années…A chaque difficulté, à chaque erreur son enseignement. Souvent douloureux, mais toujours précieux. Savoir que la santé n’est pas un acquis. Savoir que quand on n’écoute pas son coeur, le corps finit par s’exprimer plus fort. Savoir que donner toute son énergie pour de grandes entreprises n’a pas forcément de sens – enfin pour moi. Savoir garder la bonne distance. Savoir que l’ambition professionnelle, ce n’est pas forcément grimper les échelons. Savoir que rien n’est plus précieux que la vie, et en particulier d’un enfant. Et qu’en accueillir est une chance dont on n’a parfois pas assez conscience.

Et bien sûr, des éléments que je souhaiterais améliorer à l’avenir. Tant de choses, tant de choses…J’espère vivre très vieille pour pouvoir progresser le plus possible, mais je sais bien que tout peut s’arrêter demain. Donc: ne pas procrastiner, surtout, car chaque instant est précieux. Être (encore) plus authentique, vivre ma vérité, sans me soucier de mon  image. Exprimer – plus – mon amour aux Êtres que j’aime. Travailler sur ma colère…C’est un chantier entamé mais bien loin d’être terminé. Reconnaître que mes émotions sont ma force, mais sans me laisser déborder. Savoir regarder mes blessures en face, avec moins de résistance, et plus de compassion. Aller au delà de mes peurs, avancer, avancer.

Voilà, le bilan est dressé.

J’ai beaucoup pleuré, j’ai beaucoup ri, j’ai tant appris.

Merci la vie, continue comme ça, s’il te plaît.

Et vous, lorsque vient votre anniversaire, est-ce que vous vous sentez un peu émotifs? Et est-ce que vous aimez dresser des bilans pour avancer?

Profitez de votre journée et prenez soin de vous!

Namaste

PS: la photo…Je pratique le yoga depuis des années mais je n’avais jamais approché « hanumasana » avant ces derniers mois, tant j’en avais peur. Peur de craquer un ischiojambier ou quelque chose comme ça…Bref j’ai fini par essayer. Régulièrement. Sans attendre de résultat, juste essayer, comme une petite expérience. Et là, maintenant, le sol est tout près. Bref, je vieillis, mais j’apprends, et je rajeunis, quelque part.

English version

So, tomorrow it’s my birthday. And a BIG one.

I had pretty mixed feelings those days – excited to start a new decade, but also quite sad to exit this one. 

And I feel the need to summarize on paper those last ten years. When I look at them, I feel very deeply grateful. I feel like this decade has been so very rich. There were ordeals and wounds of course, there were turns, there were pot-holes. But more than anything…What a journey, and I enjoyed the road so much! Globally I feel so much better than ten years ago. So much happier, so much more peaceful, so much closer to what I really am. I abandoned some masks, renounced to things – or ideas – that did not really serve me. And I finally decided to follow my own path.

Among the things for which I’m the most grateful: having been building a strong and deep love, having welcomed two wonderful Beings into our family, welcoming back spirituality into my life, the discovery of yoga and meditation – and through this the re-discovery of myself. The understanding and acceptation of my own vision of the world. A feeling of infinite love for my family. And rewarding professional adventures of course, and especially the one I’m starting now.

There are things that make me especially proud, also. If I had to choose one adjective to define this decade, it would be courage. I came across and overcame health hardships without giving up. I gave up some unnecessary artifices, accepted my imperfection. I gave birth twice – and one completely « naturally », at home helped by my husband. I raised the kids – most difficult job ever – doing my best every day. And I finally listened to myself and followed my path, even though it means a less brilliant social status.

There were many things I learnt from my hardships and errors. I learnt so, so much those years. For each challenge, each error, I learnt something. It was often painful, but always essential.  Knowing that health has to be taken care of, and that when you do not listen to your heart, the body starts screaming. Understanding that giving all our energy to big companies makes no sense – at least for me. Keeping the right distance. Knowing that professional ambition may not mean promotion or this kind of corporate stuff. Understanding that nothing is more important than life – especially life of kids – and that welcoming a child is a gift – which we sometimes are not aware enough.

And of course so many things I would like to improve – I hope I’ll grow very old to take care of all of that. But I also know that everything can stop tomorrow. So, avoiding procrastination, as each instant is precious. Being (even) more authentic, closer to my truth, without caring for what other people think of that. Express – more – my love for the People in my life. Working on my anger – that a big project I started but it is so far from being done. Recognize that my emotions are a strength, but not being overwhelmed. Being able to look at my wounds with less resistance and more compassion. Being afraid, and doing things anyway. Doing, being.

That’s it.

I cried a lot, I laughed a lot, I learnt so much.

Thank you life, thank you so much, please continue like that.

And what about you, are emotional when it’s your birthday? And do you like to assess the past to move forward?

Enjoy your day and take very good care of you!

Namaste

PS: about the picture…I have been practicing yoga for years but I did not approach « Hanumasana » before those last months. I was to afraid I might tear my hamstring or something like that. And then one day I tried. And tried again. Without any expectations, just as an experiment. And now the floor is so close. Anyway, I’m growing older, but I’m learning, and getting younger in a way.

 

Une petite mise au point et c’est reparti – Back after a few adjustements

20160710_101442
regarder autour de soi, y voir l’harmonie!- Nothing beats Mother Nature’s harmony

Bonjour à tous,

ça fait bien trop longtemps que je n’ai pas écrit sur le blog, et j’ai eu bien du mal à me poser pour rédiger cet article – et pourtant ça n’est pas faute d’avoir des choses à raconter! J’ai juste probablement manqué d’assurance pour vous en parler, car à cette période de ma vie je suis en transition: je deviens plus entière, plus « activiste » dans ma volonté de d’aligner ma vie et mon discours avec mes convictions.

Bref, la seconde partie du mois de juin et le début du mois de juillet ont été bien remplis. Fin de l’école pour la grande (et donc expéditions à la plage à un adulte et deux petits, toute une aventure), début de la garderie pour le petit, cours de yoga, et ma formation par laquelle j’apprends énormément chaque jour… Mais deux sujets se sont surtout imposés à moi pendant cette période: les ajustements à apporter à mon quotidien pour soigner ma thyroïde, et l’importance croissante du véganisme dans ma vie.

D’une part, je voulais avancer dans ma guérison de la thyroïde par des moyens naturels (alimentation, mode de vie, sommeil…). C’est un vrai challenge pour moi étant donné que je n’ai jamais fonctionné sans aucun médicament depuis le début de l’adolescence. j’ai beaucoup expérimenté sur le sujet depuis février. La base de mon « traitement » a été la mise en place d’une routine quotidienne de méditation, et ce depuis le début de l’année. Je me suis aussi astreinte à me coucher plus tôt, même si ceci ne garantit pas des nuits de sommeil vraiment réparatrices quand on a deux enfants en bas âge (work in progress, donc). J’ai aussi incorporé des exercices de respiration réguliers à mon quotidien. Une autre composante importante de la guérison est l’alimentation: là dessus j’ai beaucoup expérimenté, et je commence à trouver un rythme de croisière. Finalement, début juillet, je suis allée faire mes analyses sanguines, pour voir où j’en étais – dans la mesure où je ne prenais plus que la moitié de ma dose d’hormones initiale. J’étais assez anxieuse, compte tenu du discours médical sur le caractère « incurable » des maladies thyroïdiennes. Et là surprise, ma thyroïde était en grande forme! J’ai donc de nouveau divisé ma dose par deux, et j’arrêterai complètement les médicaments vers la fin de l’été si tout va bien. Je vous rédigerai un peu plus tard un topo complet et détaillé sur ce que j’ai fait – mais n’étant pas encore au bout de ce chemin, je préfère persévérer et croiser les doigts pour le moment! Par ailleurs, je ne conseille pas à qui que ce soit d’expérimenter avec sa santé sans l’accompagnement solide d’un professionnel médical. On ne joue pas avec les hormones…

D’autre part, dans cette quête d’harmonie et d’alignement au sein de ma vie – et donc de volonté de vivre plus en accord avec mes principes – il était logique que le véganisme prenne plus d’importance dans mon quotidien. Mon alimentation était déjà végane à quatre-vingt quinze pour cents depuis le début de ma dernière grossesse (et pour anticiper toute question, oui, notre fils était dans une forme éblouissante à sa naissance, au point de naître tout seul en quarante cinq minutes à la maison, mais c’est un autre sujet) – et avant cela, j’étais déjà végétarienne depuis des années. Ceci dit, il m’arrivait occasionnellement d’acheter des yaourts ou de cuisiner au beurre, et surtout, d’acheter des chaussures (trop souvent) en cuir, ou ce genre de choses, me disant qu’il n’y avait de toutes façons pas d’alternative satisfaisante (satisfaisante pour qui? Moi ou la vache qui a servi à fabriquer mes baskets?). Et puis, mon « souhait » de ne pas trop aborder le sujet par souci de ne pas déranger, d’être discrète. Bref. Aujourd’hui, je ne veux plus de cette dissonance cognitive. Je veux défendre ce en quoi je crois – à savoir la non exploitation et le respect de toute forme de vie ainsi que la préservation de notre environnement. Et aujourd’hui, il se trouve que ces deux aspects passent en pratique avant tout par le véganisme. Parce qu’il n’y a pas de raisons que les animaux nous servent, et parce que le mode de vie vegan est à mes yeux le plus respectueux pour notre environnement. Et puis, parce qu’on n’a pas besoin d’exploiter les animaux pour survivre, malgré ce que certains disent. Je serai amenée à développer ce sujet assez longuement par la suite, compte tenu de ma position actuelle, et ferai en sorte d’apporter tous les éléments nécessaires pour que ceux qui le souhaitent – mais qui manquent d’assurance sur la question – puissent sauter le pas. Pour un mode de vie plus respectueux, durable, et heureux. Plus humain.

Bref, j’ai l’impression de démarrer une aventure fantastique, sur la voie de la guérison, du progrès et de l’harmonie. Bien sûr, il y a des difficultés et des moments moins enthousiasmants que d’autres, mais l’intention et le coeur y sont.

Profitez de votre journée et prenez soin de vous!

Namaste

English version

Hello everyone,

It has been too long since the last time I wrote a post here, and I did have trouble sitting to write this one, even though I have so many things to say right now! Anyway, I most probably lacked self-confidence to tell you about all of that, as at this stage of my life I’m becoming more « whole », uncompromising, more « activist » in my will to align my life and speech with what I believe.

Anyway, June and July have been quite full with our eldest finishing school and then our youngest starting nursery, with yoga classes, and also my very enriching holistic health training course. However, two main topics imposed themselves on myself (is this sentence making any sense?): the ways to adapt my life in order to heal my thyroid, and veganism.

One one hand, I wanted to move forward in naturally healing my thyroid – which has been an ongoing process since February, when I found at some people managed to do so, despite what doctors say. It was a real challenge to me as I have never been without any hormonal medication since my early teenage years. Yep. I experimented a lot with this topic. The basis of my « treatment » was a daily meditation routine. I also obliged myself to go to bed earlier – even though it does not guarantee a good night of sleep when you have two little kids. I also incorporated breathing exercise into my daily life. Furthermore, I experimented with food a lot, and I may be finding the right balance to support my energy levels at the moment. Anyway, at the beginning of July I went to have my blood levels checked – and I was quite anxious given that doctors say that thyroid disease cannot be healed and you have to stick to the hormonal replacement your whole life.  I had a big surprise as my thyroid was in great shape (and I was only taking half of my initial medication dose). So I ended up dividing my medication by half once again, and I hope I’ll be able to stop it completely toward the end of the summer (it’s not carved in stone though, no absolute goals here!). I will definitely share the full journey later, but as I’m only half way I can just persevere and cross my fingers. Also, obviously I DO NOT recommend to experiment with your health without the help of a medical professional. Let’s not play with hormones…

In the other hand, as I was craving more harmony and alignment within my life – and so I was looking for a way to live more in consistency with my principles – it was only logical that veganism became more essential to me. I had already been eating ninety five percent vegan food since the beginning of my second pregnancy (and yes, our son was in perfect health when he was born – so healthy he was born « on his own » in forty five minutes at home but that’s another story…), and before that I had been vegetarian for years. However, I was still eating yogourts from time to time, and sometimes cooking with clarified butter, and I was still buying (a lot of) leather shoes and bags – convincing myself that there was no satisfying alternative (satisfying for who? me or the cow my shoes are made of?). Also, I did not want to talk too much about veganism as I wanted not to bother and favored discretion…over my beliefs. Anyway. Now I want to end the cognitive dissonance, and I want to stand up for what I believe – the non-exploration and respect of all forms of life, and protecting our environment. And veganism is about all of this. Because there is no valid reason to exploit animals, and because the vegan way of life is to my life the most sustainable. I will talk more about this very soon, given my position. I would like to give those who are interested many elements so they can take a step towards a more sustainable, respectful and happy way of life. A more human life.

Anyway, I feel I’m starting a wonderful journey, a health, personal development and alignment journey. Of course they are difficulties, and some moments are less thrilling than others, but my intention and my heart are there.

Enjoy your day and take care!

Namaste

 

 

 

Invitons le Yin et le Yang dans notre vie – Let’s invite Yin and Yang in our lives

20160521_164614.jpg
Tout est question d’équilibre et de connexion avec son environnement… Everything is about balance and connecting with your environment!

Bonjour à tous!

Je suis depuis quelques mois une formation portant sur la santé et nutrition holistiques. J’ai donc pu découvrir et explorer de nombreuses philosophies de vie et de santé. Nous avons abordé notamment les médecines orientales, l’ayurveda, les concepts orientaux de Yin et Yang, et la macrobiotique (dont je vous reparlerai).

En parallèle, je finalise début juin, une formation au Yin Yoga (voir ici), un style de yoga très statique, contemplatif et méditatif qui permet de travailler les tissus conjonctifs du corps (fascia), d’améliorer la souplesse mais aussi d’apaiser l’esprit. On y trouve aussi une dimension philosophique très forte, fondée notamment sur les concepts orientaux du Yin et du Yang.

Cette coïncidence thématique me conduit à être plus attentive au jeu, à la puissance et à l’équilibre des forces Yin et Yang dans ma vie. Ce qui l’enrichit grandement!

Je suis très loin d’être une experte en philosophie orientale (et Taoïsme en particulier), mais je comprends le concept de la façon suivante: Le Yin et le Yang sont deux forces complémentaires et indissociables, en perpétuel mouvement, qui caractérisent tous les éléments du monde, s’équilibrent, sont à l’origine l’une de l’autre et n’existent que l’une par rapport à l’autre. C’est un concept puissant non?

Le Yin correspond plutôt au féminin, à la lune, à la nuit, aux couleurs sombres, à l’eau, au froid, à la lenteur, à l’immobilité.Le Yang correspond (relativement au Yin) au masculin, au soleil, au jour, aux couleurs claires, au feu, à la chaleur, à la rapidité, au mouvement. Ceci dit, une chose n’est « Yin » que par rapport à quelque chose de plus « Yang » et vice-versa, et toute chose Yin contient du Yang. Par ailleurs, quelque chose de Yin contient, en germe, le Yang. C’est un jeu d’équilibre et de changement perpétuel et éternel.

Selon les philosophies orientales, on a tout intérêt à vivre en harmonie avec la nature et à rechercher l’équilibre dans nos actions et pensées, autrement on se heurte à la maladie. Tout ceci est extrêmement riche et complexe, mais pour aujourd’hui je ne vais pas plus loin car cela brouillerait mon message.

Aujourd’hui, nos vies sont souvent à dominante très (trop) Yang: on a un rythme très intense, on est dans les transports ou on court en permanence, on est compétitif dans notre mode de fonctionnement, et quand on a un instant on file faire la fête (et de plus le printemps est une saison très Yang, tout ceci est donc exacerbé!). Or, pour que nos vies soient équilibrées elles ont aussi besoin de Yin! Et donc d’activités plus calmes, de lire, de méditer, de prendre un bain…D’inviter la force du calme et de la tranquillité dans notre vie.

Par ailleurs, ce qui est très Yang va avoir pour conséquence du très Yin, donc si on s’épuise avec quelque chose de très Yang on n’a même plus la force de se lancer dans quelque chose de gentiment Yin ensuite (lire, donc, ou prendre un bain), mais on ne pourra plus que s’écraser au fond du canapé sans bouger de toute la soirée (très, très Yin).

Ainsi, est-ce vraiment étonnant d’attraper tous les virus qui passent, quand on travaille trop, qu’on dort trop peu, et qu’on court en permanence? A l’extrême, à se laisser embarquer sur un chemin exagérément Yang, on risque le burn out (et donc de tomber dans un état de léthargie extrêmement Yin…).

Être attentif à l’équilibre des forces Yin et Yang nous permet donc de poser un nouveau regard sur l’équilibre de nos vies: à quoi ressemble cet équilibre, est-on plutôt tiraillé d’un côté ou de l’autre? Arrive-t-on à contrebalancer le Yang avec le Yin et le Yin avec le Yang? A-t-on des moments de travail, de relaxation? D’exercice physique, et de repos? de réflexion, et de détente?

C’est une approche qui enrichit grandement le quotidien…Et nous permet de nous améliorer, pour tendre à plus d’harmonie, de santé et de bonheur.

Profitez de votre journée et prenez soins de vous!

Namaste

English version

Hi everyone!

Those last months I’ve been studying a holistic health and nutrition course. I had the chance to discover and explore many philosophies and health paradigms. Amongst them, we talked about oriental medicines, Ayurveda, Yin and Yang, and macrobiotics. In the mean time, I am finishing a Yin Yoga training in June. Yin Yoga is a very static and contemplative yoga style – which allows you to work on the body’s fascia (connective tissues), improves flexibility and relaxes the mind. It has deep philosophical dimension, rooted in the taoist principles of Yin and Yang.

this lucky coincidence led me to be more aware of the game, power and balance of the Yin and Yang forces in my life. Which makes it richer!

I’m veeery far from being an oriental philosophy (and Taoism) expert, but here is in a few words how I understand Yin and Yang: they are two complementary and indivisible forces, always moving. They characterize all elements of the world, balance each other, originate in each other and only exist in relation to the other. This is a powerful concept isn’t it?

Yin would correspond to feminine, moon, night, dark, cold, water, slow etc. whereas Yang would correspond to masculine, sun, day, bright, hot, fire, fast, etc. However, every Yin thing is Yin only in relation to something more Yang, and every Yin thing contains some Yang. Also, every Yin thing contains the seed of Yang. It is like a balance and constant change game.

According to oriental philosophies, we should live in harmony with nature and balance our lives, otherwise we may get sick.  Those are extremely rich and complex but I do not go further today as it may be confusing.

These days our lives contain a great deal of Yang. We have crazy rhythms, we work a lot, run all the time, get very active and competitive. However, in order for our lives to be complete and balanced, we also need Yin, which would be more something like reading, meditating, slowly walking, taking a bath…We need to invite a sense of calm and peace in our lives. 

Moreover, when we are too much Yang, the consequence may be too much Yin…So when we are being creasy with work/sport/activity, then we do not have any energy left for a more Yin activity such as reading or meditating, and we can only crash in the couch for hours. 

Thus, is it really surprising to catch all the viruses when we are always in the yang and so out of balance? In an extreme situation we may be burned-out and so become extremely Yin, unable to do anything…

Knowing the existence of Yin and Yang allows us to be more aware of the balance in our lives: is our life balanced? Are we too much in the Yin or in the Yang?Do we manage to even out the Yang with some Yin and the Yin with some Yang? Do we have moments of work and rest? Physical activity and relaxation? Reflection and let go?

This approach really makes your life richer…And allows us to improve our lives, to move towards more harmony, health and happiness.

Enjoy your day and take care!

Namaste

 

 

 

 

Off my mat – Comment faire face aux difficultés et à l’incertitude? How to deal with difficulties and uncertainty?

20160423_174952
Quand on ne peut pas s’échapper dans une superbe petite crique cachée: respirer, se relaxer et se souvenir que tout ira bien au bout du compte – When you cannot escape to a beautiful hidden cove: Just breathe, relax and remember that everything will be alright in the end

Bonjour à tous!

Aujourd’hui je soulève une question à laquelle je ne vois pas de réponse universelle…On a tous nos propres solutions pour faire face aux difficultés, généralement construites et améliorées par essai/erreur au cours de notre vie!

Pour ma part j’ai toujours été d’un naturel assez angoissé à tendance catastrophiste. Enfin toujours je ne sais pas, mais depuis au moins vingt ans (soit les deux tiers de ma vie), ça c’est sûr. Peu reluisant non? Pendant longtemps, mon naturel anxieux m’a (trop) impacté au quotidien, m’empêchant parfois d’agir par peur de l’échec, ou au contraire me poussant à élaborer de multiples plans d’actions (plan A, plan B, plan C….les catastrophistes s’y retrouveront peut être). Parfois efficace, mais souvent inutilement épuisant. Ainsi, dès que la difficulté se présentait, j’avais cette sensation de constriction au niveau du plexus solaire et des trapèzes, et mon cerveau partait en mode apocalypse. Je caricature sans doute, mais pas tant que ça.

Mais je parle au passé: est-ce vraiment différent aujourd’hui?

Disons que j’ai pris conscience de mon naturel anxieux (ce n’est pas peut être pas mon naturel d’ailleurs, mais c’est un état que je côtoie depuis suffisamment longtemps pour le considérer comme tel). Et  disons qu’au lieu de le « combattre » (au sens violent du terme) ou de l’ignorer, j’essaie plutôt de prendre soin de moi et de « rassurer » mon esprit.

Lorsque j’entreprends une action ou un projet qui me tient à coeur, je veille à faire vraiment de mon mieux – à cent pour cent – pour ce qui dépend de moi- afin que cette action/ projet aboutisse. Pas question de faire les choses à moitié en se disant que de toutes façons l’échec est probable. Puis, je m’en remets au Ciel/à l’esprit universel/au destin /(remplacez par ce qui convient selon vos croyances ou non croyances personnelles). J’ai fait mon maximum, donc j’accepte l’imprévu, cette part du projet qui ne dépend pas de moi, et contre laquelle je ne peux aller. Cette dernière partie est de loin la plus difficile: elle implique pour moi de prendre conscience de l’anxiété causé par la situation – et je le ressens physiquement au niveau du plexus solaire – puis de me concentrer sur ma respiration afin de me ré-approprier l’espace « volé » par l’anxiété. Dans mon cas, ceci  implique aussi de méditer tous les jours (ou presque), afin de remettre les choses en perspectives et généralement (toujours) finir par réaliser que – quoi qu’il arrive, tout ira bien.

Et vous, comment faîtes-vous face à l’imprévu et aux difficultés?

Profitez de votre journée et prenez soin de vous!

Namaste

English version

Today I’m raising this question but I do not think that there is a universal answer…We all build our own solutions to cope with difficulties, generally built and fine-tuned through trial and mistake in the course of our lives!

I have always tended to be a quite anxious/ catastrophist person. Well always I am not so sure, but at least for the last twenty years – so two thirds of my life. No very glossy isn’t it? For an long time, my anxiousness impacted my daily life a lot, sometimes preventing me from acting the way I wanted – fearing failure- or on the contrary pushing me to elaborate plans A and B and C for any worst case scenario. Which could sometimes be efficient, but most of the time is uselessly exhausting. When I faced a difficulty, I had this feeling of constriction in the solar plexus and shoulders, and my brain went to apocalypse mode. I may caricature a bit, but not so much.

I’m using the past…Is it really different now?

Well at least I have acknowledged my anxious « nature » (which may not be so natural but which has been with me for so long that I consider it like that) instead of ignoring it. And, instead of fighting it (with some figurative « violence »), I try to take care of myself and reassure my mind. 

When I take action towards a project that is important to me, I make sure of doing my very best – one hundred per cent – instead of doing things by half (like, « because it is very likely that I will not succeed anyway »). Then I surrender to the Sky/ the Universal Spirit/ Destiny / (fill the blank with whatever works for you depending on your beliefs or no-beliefs). I do the maximum and then I accept the unexpected and this aspect of the project that does not depend on me. This last part is by far the most difficult, as it involves being aware of the anxiousness created by the situation (or by me living this situation) and that I physically feel in my solar plexus for example – and then breathing to regain the space « stolen » by anxiety. In my case, it also involves meditating every day – or almost- in order to reflect on things and often – always- come to realize that whatever happens, everything will be alright in the end.

How do you face difficulties and uncertainty?

Enjoy your day and take care!

Namaste