On my mat – Le yoga pendant la grossesse

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Le yoga m’accompagne depuis des années et c’est un énorme plus dans mon quotidien. Mes journées sont toujours meilleures lorsque je prends le temps de pratiquer – je me sens plus calme, plus posée, plus « moi »; mais aussi mieux physiquement. J’ai l’impression que le yoga permet d’accorder le corps et l’esprit, comme s’il s’agissait d’un instrument de musique.

Ainsi, enceinte, il était évident et important pour moi de continuer à pratiquer – c’est l’évolution de cette pratique que je souhaite partager avec vous aujourd’hui.

Il m’est arrivé de lire que la pratique du yoga n’est pas conseillée pendant les trois premiers mois de la grossesse. En fait, à en lire certains articles, il semblerait que presque TOUT – à part dormir, travailler et manger des yaourts pasteurisés- soit déconseillé pendant cette période. Dans mon cas, étant donné mon passé et de mon mode de fonctionnement, il était important de me créer une parenthèse de sérénité pendant ces longues semaines et le yoga me permettait de répondre à ce besoin. J’ai donc poursuivi ma pratique, en l’adaptant.

Lorsque je suis tombée enceinte, cela faisait déjà quelque mois que je focalisais ma pratique sur l’Ashtanga et le « Mysore ». Il s’agit d’une pratique assez rigoureuse et exigeante physiquement, je l’ai donc très fortement adaptée pour les premières semaines de la grossesse: je ne pratiquais plus 6 jours par semaine mais plutôt 3 à 5 en fonction de mon niveau de fatigue – la fatigue est très présente pendant le premier trimestre et je ne me suis jamais forcée. J’ai immédiatement supprimé tous les saut (notamment dans les salutations au soleil) (il faut dire que je sautais déjà peu, ma musculature n’étant pas très développée et mes articulations un peu fragiles) et toutes les torsions. Pour le reste, j’y suis allée à l’intuition,  en « ressentant » l’effet des mouvements sur mon corps. Pendant ces semaines, je ne suis allée à aucun cours de yoga et n’ai pratiqué que chez moi pour aller vraiment à mon rythme, ne pas risquer une correction de posture qui me m’aurait mise mal à l’aise, et, je dois dire, ne risquer de m’exposer à aucun « jugement » sur le fait de pratiquer ou non pendant cette période, les avis étant très divergents.

J’ai repris une pratique plus « intensive » bien que de plus en plus modifiée pour le second trimestre: je suis alors retournée pratiquer le Mysore au sein d’une école, et j’ai repris ma pratique quasi quotidienne. J’avais beaucoup d’énergie pendant ce semestre, et plus de nausée, j’ai alors énormément apprécié la pratique. Au fur et à mesure des semaines, j’ai enlevé ou adapté des positions à mon évolution physique, et essayé de mettre l’accent sur la lenteur – en tenant les postures plus longtemps – et un côté plus « Yin » que « Yang » (ce qui n’est pas évident pour moi!!).

Enfin, pour le troisième trimestre, j’ai continu sur ce même rythme; toujours en adaptant les postures à mes sensations. Lorsque je suis entrée dans le 8e mois mon col s’est modifié et j’ai donc du prendre du repos et « faire attention ». J’ai alors revu la composition de ma pratique – 75% assise ou allongée – et je continue ainsi aujourd’hui.

La grossesse apporte son lot de bouleversements physiques et émotionnels: le yoga est alors un fantastique support, qui permet de s’approprier ce « nouveau corps » en constante évolution, de se sentir en forme (je n’ai eu aucun souci de dos ou autre jusqu’ici, pendant cette grossesse), mais aussi de mieux vivre ses émotions. Je suis également convaincue que tout se travail sur le lien entre la respiration et le mouvement peut être très bénéfique pour l’accouchement… Espérons que ceci sera effectivement le cas le moment venu!

Je reviendrai plus tard sur les postures que j’ai pratiqué à différents stades de cette grossesse, et également sur les différents cours de yoga pour femmes enceintes que j’ai pu essayer pendant cette grossesse et la précédente.

D’ici là, prenez soin de vous!

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Off my mat – premier massage prénatal aux Etangs de Corot

Bonjour à tous!

Le mois de juin a été assez mouvementé et me revoici donc assez tard, pour vous parler de massages cette fois-ci.

Je vous avais déjà parlé de mon intérêt pour les massages, et en particulier pendant la grossesse. En général, les instituts refusent de vous masser les trois premiers mois (pour des raisons de responsabilité je suppose?). C’est donc fin mars que j’ai bénéficié de mon premier massage prénatal, au spa Caudalie de l’hôtel « Les Etangs de Corot » à Ville d’Avray, en région parisienne!

les Etangs de Corot

J’avais choisi cet hôtel pour fêter les dix ans (!) de notre couple. Je savais que l’hôtel comptait un restaurant étoilé et un spa, ce qui est tout à fait mon idée d’un week-end parfait. Je reviendrai sur l’hôtel et le restaurant une autre fois, pour l’heure, parlons massage!

Bon je dois dire que ce massage a placé la barre très haut pour les suivants: c’était il y a déjà quatre mois et j’en garde un souvenir formidable (Bien sûr ceci est peut-être amplifié par le fait que je n’avais pas été massée depuis plus de trois mois et que mon corps en avait vraiment besoin après 12 semaines de nausées et de fatigue intense en plein hiver).

Ces cinquante minutes de massage ont été extraordinaires. Le massage est doux mais avec une pression suffisante pour qu’il ne s’agisse pas que d’effleurements. La technique de la masseuse était vraiment proche de la perfection, et elle passe sur l’ensemble du corps – sauf le ventre si vous ne le souhaitez pas (ayant comme pour ma première grossesse, beaucoup de contractions depuis le début du second trimestre, je préfère éviter de solliciter mon ventre pendant les massages!). Par ailleurs, on sent un véritable intérêt pour le client, dans la façon dont la masseuse prend le temps de vous expliquer le soin, vous installe, ajuste une serviette roulée en dessous de vos genoux pour être sûre que vous êtes confortablement allongée, et s’enquiert régulièrement de votre bien-être. Malheureusement je ne me souvient plus de l’ambiance musicale – je crois bien m’être assoupie pendant le massage, signe de détente suprême! J’ai vraiment profité pleinement de ce moment et j’y retournerai sans aucune hésitation!

Pour ce qui est des points un peu moins positifs, le spa dans son ensemble m’a un peu laissé sur ma faim – notamment parce qu’il n’y a pas de piscine mais seulement un hammam et un jacuzzi, or les deux sont déconseillés quand on est enceinte. Je me suis donc rabattue sur la tisane et le raisin à volonté en attendant le massage. Par ailleurs, le prix du soin est assez élevé – un peu plus de 100€ – cependant je considère que la qualité est vraiment au rendez-vous et qu’à titre exceptionnel – si vous pouvez vous le permettre, et dans le cadre d’un week-end idyllique, ça vaut le coup!

Vous trouverez toutes les informations sur le site de l’hôtel:

http://www.etangs-corot.com/fr/hotel-etangs-de-corot.html

De mon côté je reviens très prochainement vous parler d’autres massages prénataux  – et de bien d’autres choses!